‹ État de l'Eglise d'Alsace avant la RevolutionChapitre 23 sur 27 · ARCHIPRÊTRÉ DU MONT-DES-FRÈRES OU · texte numérisé non relu

ARCHIPRÊTRÉ DU MONT-DES-FRÈRES OU

D'OBER-EHNHEIM.

Archiprêtre : Lix curé de Bischoflfsheitn.

Altorf. — Ég. ab. et p. de 5. Cyriaque , CoUateur : l'abbé dAltorf. Curé : Dom G. Streicher.

Bernardaureller, vie. rés. — Ég. de Y Assomption de la B. V. Marie. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Guntz, G. à Oberehn, Graus v. r., 1788 Wack.

Berseli. — Ég. p. de 5. Médard. Coll. : le grand-chapitre de Strasb. Curé : Weimer, 1781 , Gombault. — Primissariat. — Hospice.

Jilselioflnilteiiii. — Ég. p. de Ste Aurélie. Coll. : le chapitre de S. Léonard. Curé : Lix.

BiscHOFFSHEiMBERG. — Ég. dc la B. V. Marie.

Ilaehstelii. — Ég. p. de S, Martin. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Fingado, 1781, Spindler.

nîipplslteliii. — Ég. p. de S. Arbogaste. Coll. : le grandprévôt de Strasb. Curé : Gœtz, 1788 Wallbott.

Hitteliilteliii. — Ég. p. de S. Louis. Coll. : l'abbé dAltorf. Curé : Dom Idelfonse Beck, 1786 Ferrazinq.

Dorllalteliiif R. — Ég. p. de 5. Laurent. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Humann. — Ég. de S. Jean-Baptiste et Commanderie de Saint Jean.

€}rendelbraeh et Httekenbaeli. — Ég. p. de SS. Philippe et Jacques. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé ; Rinn.

MoLLKiRCH. — Ég. de S. Joseph.

Laubenheim. — • Ch. de la B. V. Marie.

GiRBADEN. — Ch. de s. Valentin.

Crreaanreller. — Eg. p. de 5. Martin. Coll. : le pr. év

de Strasb. Curé : ie P. Mûller, récollet.

«rlealielm. — Ég. p. de S, Alexis. Coll. : Tabbè d'Al-

torf. Cure : le P. Placide Fischer, 1786 Weis. HoltzKeim. — Eg. p. de *S. Laurent. Coll. : le pr. év.

de Strasb. Curé : Hopp dit Lempfried, 1785 Vogel. LiNGOLSHEiM. — Ég. de S. Jean -Baptiste. — Ch. des

Trois-Croix.

Illurlekeraheliti (vul^o) Oaurald. — Ég. p. de

S. Osn^ald. Coll. : le magistrat de Strasb. Curé:

Streicher, 1789 Rumpler.

Inneiilieiiii. — Eg. p. de S. Martin. Coll. : le chap.

de S. Léonard. Curé : Wùrtz, 1781 Seemann.

liliiis^^iithal. — Eg. p. de S. Louis. Coll. : le pr. év.

de Strasb. Curé : Trœstier, 1789 Kitzelmann.

Urauter^çershelm. — Eg. p. de S. Evre. Coll. : l'abbé de Moyenmoutier. Curé : Gremmel. — Ch. de

Ste Anne.

St. liéonard.— Eg.coll. de 5. Léonard. Coll. : le grandprévôt de Strasb. Curé ; Lynche. — Ch. au chêne.

Jflelstratzheliift. — Eg. p. de S. André. Coll. : le commandeur de Tordre teut. de Strasb. Curé : Sigrist.

JHûItlbach.— Ég. p. de la B. V. Marie. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Simon, 1785 Philippe, 1789 Rumpler.

JVIederelmlteliii. — Eg. p. de Ste Barbe. — Églisemère de S. Maximin dite Feldkirch. Coll. : Tabbé de Moyenmoutier. Curé : Hummel, 1782 Schneider.

Oberelinlieiiii. — Ég. par. de 55. Pierre et Paul. Coll. le pr. év. de Strasb. Curé : Guntz. — Ég. de la B. V. Marie , dite Cappelkirch , autrefois parois-siale. — Ég. des capucins. — Ch. de l'hospice avec chapellenie de S. Erhard. — Ch. de Ste Elisabeth, autrefois une léproserie.

Oberkirch, château. — Ch. de S. Jean-Baptiste

Truttenhausen. — Ch. delà B. V. Marie et de S. Nicolas avec chapellenie.

Ingmarsheim, dét. — Finhey, dét.

Ober-Ottenrot. — Ég. p. de SS. Simon et Jude. Coll. : le grand-chapitre de Strasb. Curé : Bollender , 1788 Fettet.

Nieder-Ottenrott. — Ch. de S. Nicolas.

LuTZELBURG, château.

Saint-Nabor. — Ég. de S. Nabor autrefois par. — Ch. de la Croix.

Hohenburg ou Mont-saint-Odile. — Eg. de Ste Odile

Saint-Gorgon, dét.

NiEDERMUNSTER. — Ch. de S. Nicolas. — Hospice dét.

Roslteiiii. — Ég. p. de S. Etienne. Coll. : le grandchapitre de Strasb. Curé : Hitzel berger , 1783 Weisroch. — Ch. de S. Vendelin. — Ch. de la B. V. Marie. — Ch. de S. Jacques, à l'hospice. — Ch. de SS. Thibaut et Gangulphe.

Roaheim.— Ég. p. de SS. Pierre et Paul, Coll. : l'abbé de Hauteseille. Curé : Schaumann, 1783 Melsheim.

Rosheimweiler. — vie. rés. — Ég. de r Assomption de la B. V. Marie. — Coll. : le curé de SS. Pierre et Paul de Rosheim. Curé : Spitz, 1786 Melsheim, 1788 Lambrecht.

Rothau f R. — Ég. p. de S. Nicolas. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Herrenberger, 1783 Jœger.

MlNQUETTE. — NeUWILLER. — HaUTEGOUTTE. — VlL-

dersbach.— Valdersbagh. — FouDAY ou Urbach. —

Trouchy. — Bellefosse. ou Belfuos. — Belmont ou

Schonenberg.

Nassweiler. — Ég. de S. Genès.

Rouasey ou Ruas. — Ég. p. de S. Etienne. Coll. : le

pr. év. de Strasb. Curé : Pétri.

SCHWARTZBACH. — StEINBACH.

Sclilriiieek.. — Eg. p. de S. Sébastien et 5. George.

B^RENBACH. — Ég. de S. George.

Wackenbach. — AusTRUTHOF OU Ueberschlingen. —

AULIEN .

Storbach OU Sterpe. — Ch. de S. Udalric.

Le relevé statistique de cet archiprêtré donne 27 paroisses catholiques avec 39 églises et 19 chapelles, 3 églises mixtes, 4 paroisses protestantes et 4 temples, 8 synagogues.

BiERENBACH, MoLLKiRCH et Natzwiller ont été élevés au rang de paroisse en 1803, et Lingolsheim en 1862.

Familles cath. 4491, — prot. 668. — cal. 11, — isr. 210.

Altorf. — Abbaye de bénédictins ; Abbé : Gyriaque

Spitz.

BiscHOFSHEiM. — Hospicc de Récollets ; Gardien : le

P. Cécilien Peter.

DoRLisHEiM. — Commanderie de l'ordre de S. Jean

de Jérusalem ; Commandeur : J. Gaspard Frédéric,

Baron de Hompesch.

Obernai. — Couvent de Capucins ; Gardien : le P.

Adalbert de Schlestadt.

Saint-Léonard. — Collège de 8 Chanoines ; Prévôt :

Ferd. Max. Mériadec, prince de Rohan, archevêque

de Bordeaux, grand-prévôt de Strasbourg.

Saint-Odile. — Couvent de Prémontrés; Prieur : le

P. Klein.

Olim : Dachstein. — Couvent de chanoines réguliers de S. Augustin.

Feldkirgh. — Prieuré de bénédictins.

Hohenburg et Niedermunster. —Abbayes de chanoinesses nobles.

Obernai. — Couvent de religieuses augustines. Saint-Gorgon. — Prieuré de Prémontrés.

Trûttenhausen. — Prévôté de chanoines réguliers de S. Augustin.

VARIA

— Altorf. Ce village est plus ancien que son abbaye. Au commencement du IX* siècle , l'évèque Adaloche donna des biens situés in villula Aldorf à l'église de Saint-Thomas. A la mort de Gertrude , comtesse de Dabo, le village d'Altorf échut à Tèvèque Berthold qui le céda en 1234 à l'église de Strasbourg. L'abbaye y possédait les dîmes et le droit de patronage que lui avait donnés en 974 le comte Hugues, son fondateur.

— Bernardsweiler ou Betschwiller doit son nom à un dynaste du VIII*' siècle appelé Bernhard. Ce village était un fief impérial , qui après avoir eu divers feudataires, devint en 1349 la propriété de la ville d'Obernai, à laquelle il resta soumis, au spirituel comme au temporel, jusqu'à la Révolution. Il y avait une chapelle, agrandie au XV*' siècle, que les habitants du village avaient pourvue au siècle précédent d'une chapellenie dite de Sainte-Catherine. Ce bénéfice ayant été supprimé pendant la Révolution, le curé d*Obernai confia la desserte de l'église filiale à ses vicaires ; mais faute d'auxiliaires, il ne put continuer longtemps ce service et les habitants de Bernardsweiler furent dans le cas de se rendre aux oflBces de Téglise paroissiale. Afin de remédier, au moins en partie, à ce pénible état de choses, ils fondèrent en 1653 la Confrérie du Chapelet pour les infirmes et les vieillards. Enfin après des instances réitérées, il fut établi en 1719, sur une sentence de FOfficialité , un vicaire-résident muni de la juridiction pastorale: cependant les mariages devaient se célébrer

dans rèsriise d'Obemai. Ainsi fat fait jusqu'à la Révolutioa.

— BiERS'LH tient s>a nom . au dire de certains chroniqueurs, de Berswinde. mère de Ste Odile qui légua cet endroit a 1 hospice de Niedermunster. Dans les lettres-patentes de lévèque Conrad , données eu 1109 au monastère de Saint-Léonard, ce village figure sous le nom de Birsa , et sous celui de Bersa dans un titre de 1 abbaye de Baumgarten à qui Walfrid de Bissopsheim céda en 1187 deux cours situées dans le dit village. L'évèque Berthold de Bucheck éleva Bœrsch au rang de ville en l'entourant de fossés et de murailles , ainsi que le rapporte l'inscription suivante qui se trouvait jadis à Bœrsch. dans la cave de Tévèque : als mon \ahlt 1828 jahr Zum bischoff erwehlet nnir Bechtold von Bucheck hochgeacht HaLB:irsch dos Dorff \ur Statt gemacht.

Un très-ancien rotule , publié par M. Hanauer , nous apprend qu au XIII^ siècle le grand-chapitre possédait à Bœrsch une cour seigneuriale et nous initie aux rouages administratifs de ce petit État, appelé le dinghof, la curia dominicalis ou la colonge, Bœrsch fut engage en 1423 par Guillaume de Dietsch à la ville de Strasbourg, et racheté en 1466 par le grand-chapitre ; il forma avec Geispolsheim, Lampertheim, Saint-Léonard et Saint-Nabor, un des trois bailliages appartenant aux chanoines-comtes de la cathédrale. Outre le rectorat, il y avait une prémissairie qui était à la collation alternative du magistrat et de la famille Grau.

— BiscHOFSHEiM fait partie de l'ancienne et riche dotation que le roi Dagobert II fit à Notre-Dame de Strasbourg, de laquelle il se constitua lui-même le serf.

L'abbaye de Baumgarten possédait dans ce village le legs de Walfrid de Bischofsheim : curias quinque cum pertinentiis suis^ et cellarium unum. L'évêque y avait aussi une cour seigneuriale et les Mùllenheim y exerçaient, au XI V*^ siècle, le droit de patronage qui plus tard parvint au chapitre de Saint-Léonard. — En sortant du village, suivons ces pèlerins qui de toutes parts affluent vers la montagne appelée le Bischenberg. A mi-côte, s'élève le sanctuaire de Notre- Dame-de-Pitié, élevé en 1590 par Jean de Manderscheidt et confié en 1663 par Egon de Furstenberg aux Récollets. Dans l'enclos qui est en face de l'église, se trouv'e un Calvaire ou Chemin de croix, érigé en 1732. Les pères Ligoriens vinrent occuper en 1825 le pieux asile, d'où la Révolution avait chassé les fils de S. François , et où , auxiliaires volants du clergé séculier, ils n'ont cessé de consumer leur vie, travaillant à la gloire de Dieu et au salut des âmes : aujourd'hui la montagne bénie pleure les absents.

— Dachstein était une des sept préfectures de l'évèché de Strasbourg. Henri de Veringue y construisit en 1214 un château, qui fut incendié par les Strasbourgeois en guerre avec leur évêque, Walther de Géroldseck. L'archiduc Léopold convertit en forteresse ce château, que Robert de Bavière avait relevé de ses ruines : périlleux honneur! qui valut à Dachstein les misères qu'entraînèrent après elles ces interminables guerres du XVI* et XVII' siècle. En 1356 l'évêque Jean II établit à Dabichenstein des chanoines réguliers de S. Augustin ; ils n'y demeurèrent que jusqu'en 1371 , pour se disperser ensuite en d'autres maisons.

— DoRLisHEiM, appelé Dorloshain dans la charte pré-

caire de Hildefrîd à l'abbaye de Murbach \ appartenait primitivement à leYêché de Metz d où il parvint à celui de Strasbourg. Ce domaine fut ensuite tellement morcelé, et réparti entre tant de mains différentes, que la ville de Strasbourg mit deux siècles à se Tapproprier entièrement. Sous Tinfluence de son nouveau seigneur territorial, le bourg de Dorlisheim fut un des premiers à suivre la voie de la Réforme ; en 1524 il éloignait le curé Klein et demandait au magistrat deStrasbourg un prédicant € der Ihnen verhelfe auch Himmelsbûrger \u werden, » André Preunlein ou Prunulus vint pour accomplir cette mission, mais les Rustauds le pendirent. Son successeur Ulric Graf, ex-gardien des franciscains de Strasbourg , fut réputé trop papiste. Enfin Butzer envoya Wolfgang Môsel ou Musculus, bénédictin défroqué de Lixheim, qui avait pris femme et qui réduit à la misère était entré dans un atelier de tisserand. Ce fut l'organisateur de la paroisse luthérienne de Dorlisheim. En 1686 les catholiques purent reprendre place dans l'antique église bâtie par leurs ancêtres. Dorlisheim était avant la Réforme une cure-rectorat avec primissariat , à la collation de l'abbé de Hesse. Ce droit échut en 1576 à l'abbaye de Haute-Seille qui le vendit à la ville de Strasbourg. Il y avait dans Téglise paroissiale deux chapelles, dédiées Tune à la Ste Vierge et l'autre à Ste Catherine; de plus une confrérie du Rosaire érigée en 1772. Michel Wohlrab , dont la conversion est relatée dans les Convertiten de Mgr. Rœss, T. IX, pag. 42y, était Tavant-dernier curé de Dorlisheim. Il se retira à Molsheim où il desservit la chapelle de Guthleuten appartenant à la famille Hœtzel, jusqu'à

sa mort, arrivée en 1779. Il publia les écrits de Rippel et fit un poème intitulé « Des kôniglichen Argentina, lobwurdige Tochter oder dos vergnugte Landleben in Dorlisheim. » Avant de quitter cette localité, jetons un regard vers l'ancienne commanderie de Saint-Jean avec rintention de la visiter plus tard.

— DuppiCHEiM. Wizeric et son frère Azzon donnèrent en 951 , à l'église de Strasbourg in marca que vocatur Dubincheim quadraginta hubas, capellam ibidem constructam cumcurtibus, mancipiis etc, Wurdtwein, t. m, p. 557. Cette donation constitua le fief claustral qui fut uni plus tard à la grande-prévôté : c'est à ce titre que le grand-prévôt était décimateur du ban de Dûppigheim.

— DuTTLENHEiM était, aiusi que le village précédent, un ancien fief de la famille de Landsperg. Le comte Hugues donna en 974 à l'abbaye d'Altorf qu'il avait fondée curiam Tuttelheim cum banno villœ ipsius etjustitiam que vulgo dicitur Masth *. L'abbaye perdit le droit seigneurial du village, mais elle y conserva quelques dîmes et le patronage de l'église qu'elle fit desservir par ses religieux. Les monastères de Hohenbourg et de Moyenmoutier, les nobles d'Andlau, deSturm et d'Oberkirch y jouissaient aussi de quelques droitset de quelques biens. Les seigneurs du village, ayant embrassé le luthéranisme, entraînèrent les habitants à leur suite, et établirent en 1553, Joseph Durnauer en qualité de ministre. Osée Schadaeus fut pendant deux ans, pasteur de Dùttlenheim. Le 9 juin de l'année 1686, dimanche de la Trinité, le village de Dùttlenheim abjura solennellement

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