‹ Etat de la généralité d'Alençon sous Louis XIVChapitre 3 sur 76 · CLAUDE MÉLIAND · texte numérisé non relu

CLAUDE MÉLIAND

Claude iMéliand, sixième fils de Biaise Méliand, ii« du nom et de Geneviève Hurault, né le 5 août 1634, seigneur de Bréviande et de la Fournaise, nommé conseiller au^ Grand- Conseil le 12 mars i663, maître des requêtes le 28 juillet 1673 ne fit que passer à Alençon où il arriva le 24 novembre 1676, pour remplacer Michel Colbert. Les réformés, suivant Odolant Desnos, auraient eu à se louer de sa modération, pendant le peu de temps qu'il fut intendant. Cependant nous voyons qu'à peine Méliand fut arrivé à Alençon, les réformés se plaignirent au contrôleur général (2 décembre 1O76), de ce qu'il voulait obHger les ministres du lieu au logement des gens de guerre ou au payement des ustensiles, ce qui était contraire à Tart. 14 de redit de Nantes, confirmé par l'art. 3.M de la déclaration de 1669 (i).

Le seul souvenir que cet intendant ait laissé à Alençon est une fête superbe qu'il y donna ; il quitta Alençon le 1 1 mars 1677. Il passa à l'intendance de Caen, et ensuite à celle de Rouen, et mourut conseiller d'Etat en 1700.

(I) Archives nationales, T. T. 270.

BARILLON DK MORAXGIS (1677-1682)

Antoine Barillon de iMorangis, seigneur de Louans et de Marigni, ancien conseiller au parlement, maître des requêtes en 1672, intendant à iMetz en 1674, fut envoyé à Alençon en 1677. Il avait épousé Catherine-Marie Boucherat, fille du chancelier de ce nom.

Il eut à s'occuper du mauvais état des ouvrages publics faits depuis 1670 (1), de la navigation de la Toucque (2), de la réformation des eaux et forôts, et de la préparation d'un nouveau règlement sur les aides. Le 19 septembre 1679, Colbert informa les trois intendants de Normandie qu'il avait chargé Louis Berrycr, son premier commis, originaire de Domfront et possesseur depuis 1671 de la terre de la Ferriére-aux-Ktangs, de se rendre dans cette province pour étudier la question avec eux (3). On sait que cet impôt indirect fut porté par Colbert, de 4 millions et demi à 21 millions. Colbert eût voulu simplifier les tarifs, et les rendre uniformes dans toutes les provinces. Deux règlements furent arrêtés, au mois de juin de Tannée suivante, Tun pour le ressort de la cour des Aides de Paris, l'autre pour la cour des aides de Rouen. On était soumis dans les trois Généralités de son ressort, aux anciens et nouveaux

{1} I-cllre de Colbert, du 12 mars 1681 {ItU. t. IV, p. 52i).

(2) I.oUrcs de Colbjrl du 2.1 février el 28 octobre lOili {itiJl. iv. p. 5.I4,

(3) INJ, II. p. 116.

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