‹ Etat de la généralité d'Alençon sous Louis XIVChapitre 5 sur 76 · LU · texte numérisé non relu

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peu près semblable, comme il vous paroistra par larrestque je vous envoie. C'est un homme d'un esprit hardi, et fort éloigne de la modération qui paroist dans les discours des deux autres ministres qui sont icy.

« A l'égard de la demande faite par les procureurs du Roy de cette ville, pour régler le nombre des assistans aux enterremens de ceux de la r. p. r., et pour faire cesser les petites escolles qu'ils tiennent en cette ville, j'appointerai les parties à escrire et produire ; je m'informerai de ce qui se pratique ailleurs et, devant que de juger, j'aurai l'honneur de vous en rendre compte (i). »

Cette attitude conciliante ne fut pas goûtée par la duchesse de Guise, et le P. de la Rue, professeur au collège que les Jésuites avaient à Alençon, contribua dit-on encore, à l'animer contre .M. de iMorangis.

Odolant Desnos prétend même, que le jugement équitable rendu par Tinlcndant dans celte affaire entraîna son déplacement d'Alençon (2). M. de Morangis fut nommé, en effet, avec avancement, à l'intendance de Cacn, en décembre 1682 (3). C'est dans ce poste qu'il mourut le p» mai 1O86. (4)

(1) Archives nationales, T. T. 270.

(2) Mémoires historiques sur Alençon, t. H. p. 3r»i. .'>î;2.

(3) Pierre Clément. Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. II, p. oi.xxvi (I-iste des intendants). Cesl par suite d'une confusion évidente qu'Odolant Desnos rapporte que M. de Moranjjris « quitta .\lcnvon en 18^)4, passa à Tintendancc de Caen, et ensuite à celle d'Orléans. » — Il existe à la lîibliothcque nationale, des correspondances de divers membres de la famille Barillon.

(4) ItU, II, .S.So et .S.S<^

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