‹ Etat de la généralité d'Alençon sous Louis XIVChapitre 50 sur 76 · COMMERCE, INDUSTRIE · texte numérisé non relu

COMMERCE, INDUSTRIE

Comme pendant la guerre le Roi a tiré du Perche, pour les cent cinquante-cinq paroisses qui dépendent de l'élection de Mortagne près d'un million, et que Sa Majesté n'y dépense rien, on est étonné qu'il sorte tant d'argent d'une si petite étendue.

Il est pourtant certain qu'il y a une circulation, et qu'il en

rentre beaucoup, mais il n'y a pas de proportion de ce qui est sorti de ladite province avec ce qui est rentré depuis la guerre.

Les voies par lesquelles l'argent rentre en la province sont l'industrie des habitans, les manufactures, les différents commerces qui s'y font, la nourriture el l'engrais des bestiaux et de quelques haras.

On a ci-devant parlé de la nature des terres et de leur production de toutes sortes de grains, cidres et chanvres; il faut seulement ajouter qu'il sort fort peu de cidre et qu'une partie du Perche n'en recueillant pas suffisamment, l'autre lui en fournit, ainsi il se consomme dans les limites.

Pour les blés, le commerce en a des mouvemens différens, selon le besoin des voisins: comme quand ils manquent en Bretagne, les marchands les transportent, à charges de chevaux, à Alcnçon; de môme quand ils manquent du côté de Chartres, et en la Beaucc, ce qui est plus rare, on les transporte par de semblables voitures, à Chartres et Illiers ; et enfin, quand ils manquent du coté de Normandie, les plus voisins, ou d'autres marchands les prennent et transportent à d'autres pays plus éloignés.

A l'égard des chanvres, on les fait préparer et convertir en fil, et de ce fil on en fait des toiles.

Les manufactures les plus considérables de la province sont les toiles, à Mortagne, et les étamincs, à Nogent.

Ces toiles, faites de chanvres, qui sont fortes et propres à faire des paillasses se transportent à Paris, à Rouen et à St- Quentin, par des voituriers du dit Mortagne et des environs, qui sont payés par des commissionnaires que les marchands des dites villes ont résidents à Mortagne, où il n'y a plus de marchands qui fassent pour leur compte depuis quinze ans.

Ceux qui le faisoient ayant acheté les uns sans finances, et les autres sans adjudicature.

Et on voit par les registres de la vente que le commerce de ces toiles, pendant la guerre, a été porté, année commune, à deux cent cinquante mille livres, et auparavant la guerre à plus de trois cent mille livres.

Pour fournir et soutenir la manufacture d'étamine à Nogent, plusieurs marchands de Mortagne font commerce du fil dont on fabrique lesdites étamines, et ce fil s'appelle communément fil d'étain; c'est un commerce en tems de paix de plus de 200000 livres par an. Le débit s'en fait, partie dans le pays, à Paris, Tours, Rouen et Caen, et partie pour T Angleterre et la Hollande.

L'argent entre encore en la province par la nourriture qu'on fait des poulains, des bœufs et moutons, le beurre que Ton tire des vaches et par la volaille et les œufs, car comme le Perche n'est qu'à trois journées de Paris, on y transporte aisément ces denrées. La laine que l'on tire des moutons est aussi d'un grand secours, et tout cela rapporte plus de 100000 livres par an.

Au surplus, l'industrie des hommes ne va pas jusqu'à les faire sortirdeleurprovincepourgagnerleur vie; la plus grande partie travaillent au labourage et culture de la terre ; d'autres sont artisans, qui travaillent à la fabrication des étamines et toiles et aux autres arts mécaniques ; plusieurs vont exploiter les bois dans les forêts, d'autres travaillent à la mine, plusieurs pauvres paysans vont à leur journée pour 4 ou 5 fr. et d'autres enfin sont des fainéants qui ne s'appliquent à rien du tout, les femmes et filles du commun filent les chanvres et laines dont on fait les toiles et étamines, et chacun demeure ainsi dans

son canton, en sorte que depuis quarante ans personne n*est allé aux Indes, au Canada (i), en Hollande, en Angleterre ni sur mer, quoi que l'exemple de dix ou douze oersonnes qui allèrent en Canada en ce tems-là où ils sont fort bien établis, et trois ou quatre aux isles, où ils ont fait un profit raisonnable, eût dû en exciter d'autres à sortir de leur pays, pour goûter d'un autre.

Le peu de papier qui se fabrique en ladite province y rapporte

aussi quelque argent, quoique la plupart de ce papier ne soit

pas bon à écrire et ne serve que pour les épingles. Les papetiers

le transportent à Laigle et à Rugles qui sont les lieux où les

dites épingles se font.

« Mais ce commerce n'approche pas de celui du fer qu'on

fabrique es forges de la Frette, Gaillon, Randonné et

Bresolette, qui exportent de la dite province, plus de

5o.ooo livres. On transporte ce fer à Paris, Chartres et autres

villes voisines.

La manufacture des cuirs êtoit autrefois de quelque considération à .Morlagnc, mais ce commerce y est presque entièrement tombé depuis quelques années, par la pauvreté des cordonniers, qui ne peuvent payer les tanneurs.

Comme le débit du lil et des toiles qui est donc le plus fort

(I) Voir à ce sujet le beau travail de M. L. de La Sicotière: VEmigration percheronne au Canada, public dans le Bulletin de la société hisi, de t Orne t. VI, 1887. — Depuis cette époque j'ai eu communication de plusieurs documents relatifs aux relations que les habitants du Perche continuèrent d*entretenir avec le Canada, découverts dans les minutes de M* Delorme, notaire à Morlajrne. par notre jeune confrère M. Besnard.

commerce, et celui des bestiaux, beurre, œufs, volailles et autres denrées ne se peut faire que par le moyen des foires et marchés, il y en a en diflférens lieux, et successivement durant, toute Tannée, mais il n y a qu'en la seule ville de Mortagne où les toiles se vendent.

Les plus fréquentées de ces foires et marchés sont ceux du dit Mortagne où il y a deux marchés par semaine qui se tiennent les mercredis et samedis, et quatre foires chacune année : la première le jour de la Mi-Carême, dont tous les droits appartiennent au Roi ; la seconde le jour de la Saint-Jean ; la troisième le jour de Saint-Jacques ; et la quatrième le jour de Saint-André.

A deux lieues de Mortagne, sur la rivière d'Huisne, en un bourg nommé Mauves, appartenant à M. le maréchal de Catinat, il y a un marché tous les lundis, et trois foires par an : la première, le mercredi de Pâques ; la seconde, le jour de Saint-Pierre ; la troisième, le jour de Saint-Gilles.

Le môme jour de lundi de chaque semaine il y a encore un petit marché au bourg de Tourouvre, appartenant à M. le marquis de Tourouvre.

Et à trois lieues dudit Mortagne sur le chemin de Chartres est le bourg de Longny, où il y a encore un marché tous les mardis, et quatre foires par an ; la première, le jour de Saint-Mathias, 4* février ; la seconde, le i*' mai, jour de Saint-Jacques ; la troisième, jour de Saint-Mathieu, 2i« septembre, et la quatrième le jour de Saint-Thomas, 2i« de décembre.

Et enfin, à quatre lieues du dit Mortagne, dans le bourg de Regmallard, est encore un petit marché pour les grains et menues denrées, et une foire le jour de Saint-Michel.

Toutes ces foires et marchés sont d'autant plus fréquentés, que les grands chemins sont en assez bon état, et surtout celui d'Alençon à Paris qui passe audit Mortagne, ayant été, chaque année, réparé depuis quinze ans, dans les endroits où il étoit plus difficile à pratiquer.

Il n'y a que ceux de Mortagne à Nogent, et de Bellesme à Longny et Verneuil, qui sont de traverse, qu'il seroit nécessaire de réparer à leur jonction, qui se fait au bourg de Mauves, sur le grand Pont dont a été ci-dessus parlé en la description de la rivière d'Huisnc.

Il y a aussi à Bellesme trois foires par an, savoir le 4 juillet au bourg de Sainl-Martin-du-Vieil-Bellesme, le lo* d août dans la dite ville, et le 18 d'octobre, aussi dans la dite ville.

Les deux premières appartenant au prieur commendataire de Saint-Martin-du-Vieil-Bellesme, et la troisième à l'Hôtel-Dieu et Hôpital de la dite Ville, dans laquelle il se tient aussi un marché chaque semaine.

Le seigneur de Nogent n'y fait point tenir de foires, quoi qu'il en ait le droit, pour deux par an ; il s'y tient seulement un marché considérable, trois fois la semaine, qui sont les mardis, jeudis et samedis.

NOBLESSFi:

Quoique le Perche soit d'une très petite étendue, il y a pourtant nombre de seigneurs de la cour, et de fort anciennes et illustres familles, qui y possèdent des biens et droits. Mais auparavant que d'entrer dans le détail de ces personnes illustres, on croit à propos d'observer qu'anciennement il n'y avoit point au Perche de terres titrées au-dessus de la baronnie. Cela se

prouve par la Coutume de ladite province qui, dans les degrés de justice et de seigneurie, n'en admet pas de plus grande que la baronnie ; et c'est encore le plus haut titre des terres de la dite chûtellenie de iMortagne.

Mais depuis la rédaction de la Coutume, deux terres ont été honorées des plus grands titres.

La première, située en la châtellenie de Bellesme, appelée Clinchamps, érigée en comté par Charles ix, par lettres-patentes données à Blois, au mois de décembre i565. Elle appartient à présent à M. Desaleurs, qui l'a acquise par décret, depuis peu; il y a cinq fiefs qui en dépendent.

L'autre terre, appelée la Galaisière, sous la châtellenie de Nogent, a été érigée en marquisat en faveur du sieur de Rians. procureur du Roi au Châtelet de Paris, par lettres accordées par le Roi en 1669; c'est une terre de douze mille livres de revenu, saisie réellement à la requête des créanciers du dit sieur de Rians, dont relèvent soixante fiefs.

Il y a encore, du côté de Nogent, la baronnie de Souancé, Mondoucet et les Hayes, appartenant à AL Denis-Jules Seguin, conseiller en la cour des Aides à Paris, dont relèvent quarante fiefs.

La baronnie de Nogcnt-le-Rolrou, à M. lemarquisdeBéthune. En 1626, M. le prince de Condé l'a donnée par échange à M. Maximilicn de Béthune, duc de Sully, ministre d'Etat sous le règne d'Henry IV. Depuis lequel temps la dite baronnie a été appelée du nom de Béthune.

Maximilicn de Béthune, en mourant, la laissa, par son testament, avec clause de substitution jusqu'au quatrième degré, à François de Béthune, duc d'Orval, son fils aîné d'un

^Icuxième lit, qui /yt premier écuyer de l^.,^çine-:Mèrc, Anne d'Autriche.

A François succéda Maximilien-Alpiq, piàrquis de Béthunç, son fils aîné, en cette terre, en 1676 ; il eut pour fils aine, Pierre, marquis de Béthune, qui mourut. ^vant lui; et a laissé

Maximilien, François- Pierre, son fils, àiii a succédé, à S09

aïeul, et est à présent seigneur du dit Nogent/ *''•

Il y a environ quarante hautes, moyennes et basées ju^es qui en relèvent par appel, et plus de cinquante fiefs qui eh dépendent; il possède 'encore la terre et seigneurie de iMontigny, dont relèvent cinquante fiefs. '

La baronnie de Saint-Frogent, dont dépendent quatre fiefs, appartenante à Monsieur TEvôque de Séez.

M. le duc de: Vendôme possède la baron nie de Longny, belle par sa mouvance, sa forêt et ses étangs et par un gros bourg, dont il est seigneur ;.il y a huit £efs qui en. relèvent.

'M"* la maréchale d'Estrades ( i ), les terres et seigneuries de la Marsolière et des Gastines.

M. le maréchal de Catinat, les terres et seigneuries de iMauves et le Bourgis ; c'est un ancien bien de sa famille (2).

M. de Catinat, conseiller d'honneur au parlement de Paris, son frère, les terres et seigneuries de Saint-Marc et de Courtheravc.

M. Amelot, ambassadeur pour le Roi en Suisse, la terre et

(i) Ciodcfroi, comte d'Estrades, croc maréchal en 1670, mort en 16Q6, avait épousé en secondes noces Marie d'Aligre, veuve de Michel de Vertamont, maître des requêtes, morte en 1724.

(2) A sa mort, en 1712, le maréchal de Catinat légua, par son testament, une somme considérable pour les pauvres de ses domaines.

seigneurie de Brune.le qui est une haute justice dont relèvent trente fiefs.

M"® la duchesse de la Ferté-Senecterre (i), les terres et seigneuries de Saint-Victor-de-Buton, la Mesnilièrc, Perruchet (2), Saint-Lcobin-des-Etangs (3), la Cloche (4), Vaupillon et Aleaucc (5) dépendant de son chûteau de La Loupe, situé dans le pays Chartrain.

M. le marquis de Boislandry, les terres et seigneuries de Boislandry (0), et la Forôt dont dépendent vingt-cinq fiefs,

AL le marquis de Thurin, la terre et chûtellenie de Cetton, dont dépendent six fiefs ; il a épousé en deuxièmes noces la fille de .M. Besnard de Rezay (7), conseiller d'Etat ordinaire.

M"^ In duchesse de Chaulnes (8), les terres et chûtellenics de Préaux et le Theil.

(1) .Madeleine d'Anj^enncs, fille de Charles, baron delà Lou[x;, morlccn 1714, veuve de Henri II de Sainl-Neciaire. duc de la l'erté, pair et maréchal de l'rance. morte en 1781.

(2) Le Perruchet, commune de Saint- \*ictor-de-Hulhon (Eure-et-Loir),

(3) La chapelle du Perruchet est mentionnée dans le Pouillé de 162^1. sous le nom de Saint-Lèobin-des-Elan.irs.

(41 La (loche, commune de Saint-\'ictor-de-Hulhon.

(S) \aupillon et Meaucê, canton de la Loupe.

(Y>) P.iislandry, commune de Champrond-en-(*iAlinc, canton de la Louf)e.

(7) lienard de Reze li{^ure comme conseiller dlllat dans VEiJi dclaFratice de iCf)4'

(0) Llisabelh le l'êron, lilîe unique de Dreux le Kêron et de lîarbe Servicn, veuve en secondes noces de Charles d'AllxTl d'Ailly, duc de Chaulnes, pair de l'rance. m- «ri en \U/\, Cette dame mourut le .S janvier de Tannée suivante. C'est donc entre ces deux dates qu'il faut placer îa rédaction du .Mémoire sur le Perche.

Outre CCS seigneurs qui ne demeurent pas dans la province, il y a plusieurs maisons anciennes.

M. le marquis de la I>ette (i), y possède les terres et seigneuries de la l'relte. Gués et Planches, la Vcntrousc, Mortou et la Grande-Métairie, qui s'étendent en plus de trente paroisses. C'est Tainé et bientôt le seul de sa famille. 11 est frère de M"»^ la duchesse de Chaulnes et cousin germain do M. le duc de Beauvilliers ; il porte le nom de Gruel, la plus ancienne famille de la province, puisque Tan io5(>, régnant Henry premier du nom, Gautier Gruel, en présence de Geofroy premier, comte du Perche, donnaàSaint-l)enis-de-Nogent, les églises de Saint-Jean-de-Mortagne et de Loisé (2) et que saint Louis venant prendre possession du comté du Perche, en 125; (3), lit rhonneur à Guillaume Gruel, issu dudit Gautier do

(1) Ciiislon-joan-Maptislc do druol. lils Je PIlmtc de (lîucl, sciirncur de la Frettc. maréchal de camp, capitaine des i,Mrdcs de Monsieur, qui avait épousé Barbe Servien. veuve de Dreux le l'éron. porta le litre de marquis de la l'rette après son père. La famille s'éteijînil dans la personne do Nicolas de Cîruel, mort le 22 mai 17» A

(2) Ce passa^-^e a été etranircnunt deti^^uré par les c«>pisles. et le texte donné par .M. (îouvcrneur dans ses lassais hisiori^ucs sur le Perche p. i7«> a malhjureusement reproduit ces erreurs. I. "auteur place cet acte s«»us Henri ^^ na d'Anirleterre, cependant on sait qu'il eut lieu avec l'assentiment de Cieoiïroi III. comte du Perche. Par cet acîe. dautier Gruel. sa femme et son lils donnèrent à l'abbaye de Saint-! )enis-Je-N«»«renl la tierce partie des e;;lises de SaiiU-('ierinain-Je-Loise. et de Saint- jean- Baptiste du château de .M«»rîaune et revurenl. en récompense .v^ smus dunois {ÇartiiLiire Je Sjint-lkniS'Je-Xoi^ent f* :<v-2i. (). des Murs Ilist. Jes comtes du Perche Je la f,imille Jes Ri) trou, p. 207».

(3) J.-I\ Pitard. dans ses Fragments hist. sur le Perche, art. Mauves,

prendre pour séjour son château de Morloux, paroisse de Mauves, où Sa Majesté expédia plusieurs lettres. Ce château de Mortoux est à présent ruiné, mais la seigneurie est encore à M. de la Frette, et depuis ces tems-lâ, les descendants dudit Gruel ont toujours été à la cour où deux ont été faits chevaliers de Tordre du Saint-Esprit, et pourvus de bons gouvernemens. Le dernier avait ceux de Chartres, pays Chartrain, et du Pont Saint-Ksprit, et étoit capitaine des Gardes de feu M. le duc d'Orléans, frérî unique de Louis xiii. Ces deux derniers Gruel prétendent être descendus, du côté maternel de Robert de Dreux, fils de Louis-le-Gros, roi de France, et c'est par cette alliance qu'ils prétendent aussi que les terres de la Ventrouse et de Chereuse (i) situées en l'élection de Verneuil et celles de Feillet, ci-après, sont entrées en la Maison de la Frotte.

M'"'' la comtesse de Ribérac fille unique de M. le comte de Lansac cadet do ladite maison de la Frette, possède ladite terre de Feillet dont dépendent plusieurs grosses Terres ; elle est descendue, par madame sa mère, de la maison d'Albret (2).

M. le marquis de Tourouvre, aîné de la maison de la Vove, possède les terres et seigneuries de Tourouvre, Randonné, lîresollette et Bubertré, dont dépendent près de cent fiefs nobles. Cette terre de Toui ouvre est, depuis plusieurs siècles, en la famille de la Vove. Cette lamille est aussi fort ancienne

place ccl cvciicmcnl à Tcpoquc du sic;4rc de Hellénie. I.c CartuLiirc normand ne nientiniine aucune charte de saint I-ouis datée de Mauves.

(1) IVul-être faut-il lire Mesnil-Chevreuil. près de la Ventrouse, canton de Tourouvre r

(41 Anloinelle-Uenée de druel de la lYellequi, par son testament, lê;,aia la terre du l'euillet tconinuine du Ma^^c). à l'Hôpital iienéral de Paris.

et a toujours été attachée au service de nos rois. L'on voit dans le tems de Charles Vil un Kdouard de la Vove, pris prisonnier par les Anglois; un autre suivant Louis xi pendant qu'il étoit dauphin; Alexandre de la Vove qui, sous Henry m, étoit gouverneur de ( aen et avoit une compagnie d'ordonnance, et enfin .M. le marquis de Tourouvre d'aujourd'hui qui a trois enfansdans le service dont l'aîné, portant son nom, est colonel du régiment de Vermandois (i).

y\. le marquis de Bois-Février (2), qui porte le nom de Langan, possède la terre de la Vove qui lui est venue au commencement de ce siècle de la maison de la Vove, dont M. le Marquis de Tourouvre est le chef, par le mariage de dame Marie de la Vove avec M" René de Langan, chevalier, seigneur de IJois-Feurier.

M. le marquis d'Olleron, les terres et seigneuries du Pin et la Pk nnière (3) qui sont en sa famille il y a près de deux siècles.

M"'' de Kians, de la maison de Villeray, lille mineure de défunt M. le comte de Ilegmallard, les terres et seigneuries de de Kcgmallard et Voré (4). 11 y a en la première une belle châLclIcnic de laquelle dépendent plusieurs justices dimt les

1 1 ) |can-.\îj\andrc de la \'ovc. ne le 22 avril n»*.-. chef JVscaJrc. niorl en t-«K- en o>ml\iUanl les Aniilr.is, avec trois vaisseaux guiî ct-mmandail.

i2» liuls-l'evrier iliic-cl'l'iljinv), nom dune ancienne baronnic érigée en marquisat en i'»74. en faveur de (labriel de Lan^Mn.

i.\) I.c château de la IVIIonnière. commune du Pin-la-( larenne. canton de IVrvenchêres.

(41 \'. L'necxcursii/ti ju clijtcju Je Vorc, Ilcivctius. scii^n:cttr JcRcmalard Alen«;on, A. Lepa^^e. iTh';!. in-.'î' de U) p.

appellations relèvent audit Regmallard. La terre et baronnie de Villeray possédée ci-devant par cette maison est à présent en direction.

Outre ces maisons, on peut encore mettre au rang des gentilshommes de quelque distinction au Perche :

i\l. de Maison-Maugis, baron de Montireau (i).

iM. de Bonvoust-Souvelles, seigneur de Prullay (2).

MM. de Bretoncelles, seigneurs de Bretoncelles (3) et Saulccy (4) ; ils sont frères de défunt M. le comte de Bretoncelles, colonel et inspecteur général des dragons ; il y a trente (iefs qui dépendent de Bretoncelles.

M. de Bois-Guivan, de la maison de Semur (5) au pays du Maine, seigneur de Landres.

M. de Baranton cadet, de la maison de Durcet en Normandie (6), seigneur de la Marre (7).

Le sieur rilcrmite, seigneur de Saint-Denis, procureur du Roi au Bailliage de Mortagne.

(i) Montireau. canton de la Loupe.

(2) Prulay, commune de Saint-Lan^is-ies-Morlairne.

{?>) IJreloncelles. cant«Mi de Rémalard.

(4) La forêt de Saussaye. à peu de distance de lîretoncelles. renlerme les restes d'une forteresse dont on n*apcrv*oil plus que les retranchements.

(5) Semur. nom dune paroisse el d'une sei;^'*neurie du Maine icanlon de \'i brave) [S.irtlw^.

(6) Louis An/eray. sei|4neur de Durcet, s'était allie à Marie de Thiboulot, fille d'Alexandre de Thiboulot et de lYanv'oise de (iruel. héritière en partie dufief de lîarenton icomte de la l'crrièrc. Histoire Ju canton dWlhis. p. 4.'>7).

(7) Le Mare, commune de .Mauves.

Le sieur Cluérin de Poisieiix, seij,'-neur de Vaujours (i). Le sieur de la Coudrelle, seigneur de la .Mesnière (2). Le sieur de Boissey (3).

Le sieur de la Bazoches.

Le sieur de Prepotin, Seigneur de Boisguillaume. Le sieur de Châteauthierry, seigneur de Freulemont. Le sieur Abot-Duraysay, seigneur des Champs et bailli du Perche.

Le sieur de Villeray. guidon des gens d'armes d'Orléans, seigneur de Réveillon et Comble.

Le sieur des Feugerets, seigneur dudit lieu, gouverneur de la ville et cliùteau de Bellesme.

Le sieur de Noce (4), seigneur de Noce.

.M. Bordel, Seigneur du Plessis, colonel d'un régiment de cavalerie et brigadier des armées du roi, et dont le père étoit secrétaire du Roi.

Le sieur .Monguison, seigneur de Rozicre, capitaine de cavalerie.

Le sieur Durand, seigneur de Mangraham, mousquetaire du Roi, dont l'aïeul et le bisaïeul ont été conseillers au Parlement de Paris.

Le sieur de Rosvignen, seigneur de Chamboy.

1 1 » Jacques Ciiicrin de Xaujours li^'^urc Jans la Ucchcrchc de la nohlcsse, cil n/»^».

12) l.cb icrros de la .Meiiière el de la Coudrelle apparlenaieni à la famille de l'uisaye.

\^) Hoeeé. canl«ui de na/uehes-sur-llocne.

«41 André de Harville clail seiirneur de Noce en ir^»^».

Page 1