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exfimple , que les dépenses seraient excessives ; que tes naturels opposeraient uae yive résistance ; que tes colons turbulens et indisciplinés ne voudraient pas se soumettre aux règlemena de la colonie ; que les Anglais 7 mettraient obstacle ; qu'enfin la colonie , parvenue à une certaine prospérité , chercherait  se séparer de ta métropote.
Toutes ces craintes sont éloignées , mal fondées, ou dictées par ta paresse et t'indifféreace ; nous croyons donc qu'on peut former à Madagascar un bel établissement colonial ; mais ce n'est pas ici le moment de développer nos idées à cet égard ; elles pourraient d'ailleurs ne pas cadrer avec le système adopté par beaucoup de personnes dans les mêmes vues.
On voit par le compte déjà cité que le ministre de la marine a rendu au roi que cet objet t'a particulièrement occupé.
■ La rétrocession à la France de ses anciens établissemens de Madagascar nous rend plusieurs points de relâche et de ravitaillement ; et Bourbon , souvent désolé par des ouragans , y trouve des ressources pour ses approTisionoemens en riz et en bestiaux.
■ Nous occupons sur la côte orientale de Madagascar l'île Sainte-Marie et le beau port de Teinlingue. Pour la sttreté de nos bâtimeos , il est indispensable de conserver sur ces deux points des postes militaires ; et il convient aussi d'en entretenir à Foule-Pointe et à Fénérif. Les fiais de pro-
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tection et d'administration , aiosi que ceux de réducatiODdedeux)euDe8 Malgaches 'récemment arrivés à Paris, emploient les 80,000 francs destinés au service de Madagascar.
■ Quant au 4^0,000 ir. pour le service extraor> dinaire , ils sont destinés à créer d'abord à Sainte- Marie, et ultérieurement à Madagascar, des établissémens de culture libres, et d'j introduire tous les élémens possibles de la civilisation. La fertilité des terres , l'importance des productions , ta sûreté des ports et des rades , une situation favoraHe an commerce de l'Asie, tels sont les avan* tages naturels que ces possessions nous offrent , et qui , développés par de sages dispositions , deviendraient le prix d'une conquête toute pacifique , à laquelle tes naturels devraient l'amélioration de leur sort, en même temps que la France, éclairée par ses précédentes tentatives, recueillerait sur ce point de nouveaux germes de richesses '. »
La colonisation de Madagascar a donc attiré l'attention spéciale du gouvernement ; et comme cet établissement est dans le ressort du commandant, gouverneur-général de l'ile Bourbon , cet administrateur a rendu en forme d'instruction, daté de Saint-Gilles, !le Bourbon, 6 octobre 18191 sur la conduite que les Français doivent tenir i
■ Compte Madn an kn fv te ininMtn de b muiae , H. la biron Portai. Bodjel de iSso.
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Madagascar un règlement dont nous devons la connaissance à nos lecteurs '.
I. * Les agens du gouTernement français à Madagascar auront, à raison de ce titre , les mêmes pouTOirs et les mêmes attributions que les consuls français dans les pajs étrangers , sauf les ezceptions que les peuples de cette ile , la localité , la nature du>commerce , ou toutes autres considérations pourront déterminer.
a. ■ Tout Français qui se déterminera à aller se fixera Madagascar, ou bien à j demeurer quelque temps, dcTra être pourvu d'une autorisation spéciale donnée par nous.
3. 'Tout capitaine ou commandant d'un navire français qui prendra mouillage dans une des rades de Madagascar sera tenu, dès son arrivée, de faire à l'ageut du gouvernement français tes mêmes déclarations que doivent les capitaines des navires qui fréquentent les rades defiourbon.
Pendant le séjour des navires les rôles d'équïpage seront déposés au bureau de l'agent du gouveruement français , qui les visera à l'époque du départ ; il délivrera et signera les listes des passagers.