Tout Français qui aura pris passage sur un
' Ce rig(ciii«ii(, qonqne émané <1d gouTcmeur d'une colonie, Mt remarquible, dit H. Inmb«rt, un de nn pkw utidi juniroanitu* «t pabUcinte*. C'eit uad qu'i cammencé li lëgûlation de CijenDe ( OtdODunce*, man i6S6, nrit 1GS7. — Du Sénégil, décrmbre
■674i Diara iGtfi, janTier 1716 ). Qui peut pièvoic Ici d«tinéM de
HadagMcar*
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DES DBCX INDES. 477
narire français ou étranger pour se rendre à Madagascar sera tenu à son arrivée , et avant de se livrer à aucune affaire de commerce , on d'exercer quelque métier ou industrie que ce puisse être » ainsi que de voyager dans lîntérieur de lllc , de justifier préalablement à l'ageotdu gouvernement de l'autorisation prescrite par l'article 3.
Il devra en outre faire la déclaration des motifs de la résidence , ou du voyage qu'il voudra faire, sans quoi non-seulement il sera privé de la protection nécessaire pour demeurer ou voyager ' t mais il se trouvera encore dans le cas d'être arrêté et renvoyé de Madagascar sur le premier navire qui fera voile pour Bourbon.
5. fAprèsrinstallationd'un agent commercial, il devra appeler au lieu de sa résidence tous les Français qu'U saura habiter dans l'étendue du territoire de Madagascar où il aura ses' relations ; il devra maintenir l'ordre et la considération du nom français ; chacun sera tenu de lui déclarer ses nom , prénom , âge , lieu de naissance , ainsi que le commerce ,- la profession ou l'industrie qu'il exerce , depuis quelle époque il vît à Mada-
' Rom pcQKHM, comiDe H. iMmberl, que le goi» nCuer prolcclion 1 l'Iudiiidu qui te Kouatnit 1 m lurreUlincc; mail noB ngaidoni itcc lui comme illigal l'acte de fiirc iirfiler CCI iodiridn, m de la navojer de l'Ile, itl d'j é pacooire lui de préventioD pan lire.
En giùtai, en Fnoee, on pvie trop légiremenr mit let icte* mdmiawtiatiri qui, en paraljHul lei droiri îadiTidneli, pardjMnl Ica bieaftili de U Mgîihtîan d dn gonf emeneot.
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47^ ^T&T ACTOEL DU COHKEKCE
gascar : d'aprèscette déclaration, l'agent commercial donnera les autorisations nécessaires pour continuer la résidence, ou la refusera s'il y a lieu, de quoi il nous rendra compte par la plus prochaine occasion '.
6. ■ Il est autorisé à faire auprès du chef de sa résidence tout ce qui pourra convenir pour- faire arrêter, et remettre à sa disposition tout indiridu qui aura refusé de se présenter ou de passer la déclaration exigée par l'article précédent, ainsi que ceux qui s'introduiront clandestinement dans l'ile , ou déserteront les vaisseaux de sa majesté ou du commerce ; enfin ceux qui contreviendront aux ordres et règlemens qui sont établis.
7- Les commandans des vaisseaux du roi ou du commerce seront tenus, sous leur responsabilité personnelle , de reeevoir à leur bord, ou de se charger comme passagers de Madagascar à Bourbon , de toutes personnes qui seront requises par l'agent français.
8. < L'agent français arrêtera et réglera avec le chef auprès de qui il réradera les poids et mesures, ainsi que les quantités et qualités selon lesquelles les naturels et les traitans donneront et recevront réciproquement en échange les objets et mar-
* Il luBl de lin rat ulide pour Tcnr qae tout la bien <]d'od *e propote diQi ce règlciDCDl «enit dëiruit pir lui. 11 en ttt de niAme d'une ptrtîe dn HiÎTWit , quiniu-detlda drMt dépolira fnuituae , lequel , dtDi le* pa^ itTDDgcn, le borne ■ refiitcr protedùM i oeloi quî, n'éUnt pu >u iciTÏcc de l'Ait, ne te fait pu conuttrc.
DBS DEUX INDES. 479
chandises de traite et de productions du pays.
9. « D'après la conventioD qui sera arrêtée , il sera founii aux trattans, et à leurs frais, des gamelles pour le mesurage du riz , et des brasses pour mesurer tes toiles : ces ustensiles seront jaugés et estampillés , et les étalons resteront déposés à la résideucc de l'agent du gouvernement pour j recourir en cas de contestation de part et d'autre.
10. ■ Il est expressônent défendu à tout traitant de se serrir, soit pour rendre , soit pour acheter, de mesures autres que celles qui auront été légalisées , ainsi qu'il est prescrit dans l'article précédent : de même, il ne. pourra être mis aux diverses choses données ou reçues en échange un prix plus haut que celui qui aura été déterminé dans les conrentions arrêtées entre l'agent du gou- Temement et le chef du pays. L'agent du gou- Tcmement fera connaître aux Français qui commerceront dans sa résidence ces conventions, pour qu'ils aient- Jk s'y conformer scrupuleusement '.
1 1 . f Les conyentions entre les Français et les naturels du pays , dont une des closes sera de donner et de recevoir des avances, ne seront valides, soit d'une part, Boitde l'autre, qu'autant que ces marchés auront été conclus en présence de l'agent du gouvernement et du chef du pays , tes-
* Cmï «More «il-il bito propic k cnconrigar U coloDiutioii ' PwiTqnol Ds pM lûtM U Eberld uu ècbangci t
48o ÉTAT ACTOIL DD COHHEKCE
quels gaïaatiroDt alors respectivement l'exécution des obligatioDS réciproques de ceux qui auraient contracté.
I a. I Les discussions , de quelque nature qu'elles puissent être , qui pourront naître entre uo Français et un naturel du pays , seront réglées par l'agent du gouvernement et le chef du pays: chacun fera exécuter respectÎTement les décisions données. L'agent du gouvernemeot emploiera à l'égard du Français tous les moyens de contrainte convenables qu'il aura à sa disposition.
1 3. < Sous les peines les plus sévères , toutes voies de fait de la part d'un Français sur un naturel du pays sont défendues; quand il aura des motifs de se plaindre , il s'adressera à l'agent du gouvernement , qui réclamera de suite la iustice due et la punition de l'ofEense.
i4- «Il est expressément défendu à tout Français habitant Madagascar de prendre part directement , ou sous quelque prétexte que ce soit, dans les différends que pourraient avoir entre eux les princes ou chefs du pays.
i5. (L'agent du gouvernement français veillera scrupuleusement dans l'étendue de son département à ce que les Français qui y résident vivent entre eux dans la plus parfaite harmonie , et qu'en toute chose leur conduite franche et loyale commande l'admiration et le respect pour le nom français.
|6. « Tout contrevenant aiix dispositions du
présent sera, nou-seulemeot empêché aur-techamp de continuer les opérations de commerce , ou d'exercer soo industrie ou profession, mais il sera en outre déchu de la faculté de résider à Madagascar ; il sera renvoyé à Bourbon , où , d'après les motifs de son renvoi exposé par l'agent du gouvernemeot , il sera poursuivi, s'il y a lieu, en raison de ses torts et des infractions qu'il aura commises. >
Madagascar peut donc être un jour une riche possession pour nous. Voyons maintenant ce que sont nos poaseseioDS de l'Inde.
Pondichéry doit nous occuper d'abord. On se rappelle que les succès desBussy et des Suffren dans l'Inde en 1783 et 1783' avaient fait espérer que le ministère d'alors efbcerait les fautes commises i l'époque du traité de 1 ^63 , et que le rétablissement du commerce français dans cette partie du monde en serait le résultat ; mais il n'en arriva pas ainsi. Voici des faits qu'il n'est pas inutile de connaître.
Les articles du traité de Versailles (^septembre 1783] relatifs à l'Inde , sont les i3, 14 et i5;ils portent :
Art. i3. Bestitution à la France de tous les étahlissemens qui lui appartenaient au commen-
' Stm «n>|ininlom de l'ccrir de H. Labarlbe, MtrleaMiMrMi th t» Fratu* datu t'/twb, une pirtîe dei dtuU* que l'oa *t lire. ITou* HODi dijk eu occiùon de louri le uvoir et le mérite de cet AcriTiiu dui le* mitièret d'adiniDMtnlîoii il dct colooie*.
4^3 iTAT âCTOCL OD COHHEKCE
cément de la guerre , sur la cdte d'Orixa et dans le Bengale.
Ltbert<i d'entourer Chanderoagor d'un fossé pour l'écoutcment des eaux ■■
Assuranced'un commerce libre daus cette partie de l'Inde connue sous te nom des Côteê d'Orixa. de Coromandel et de Malabar , tel que le faisait ta compagnie française , soit que ce commerce se fît par une compagnie ou par les particuliers français.
Art. i4> Pondichérj et Karikal rendus , le roi d'Angleterre procurera , pour serrir d'arrondissement au prejnier, les deux districts de Valaoour et de Bahour, et les quatre magasins qui aroîsînent le second.
Art. i5. Restitution de Mahé aux Français, et de leurs comptoirs à Surate. Le commerce qu'ils feront dans cette partie sera, d'après les articles de liberté, de sûreté et d'indépendance, énoncés dans l'article i3 ci-dessus.
Le traité ayant été adressé à H. de Busaj, qui commandait dans l'Inde, il le reçut le 16 juin 1^84- Ce général voulut s'occuper de suite de la rétrocession ; mais le gaurerneur de Madras établit des préalables qui retardèrent l'exécution du traité '.
• QiKUeo
* Root relfontODt rctre eondolle da AnglM i HalM aprte la Iniléd'Amici», et dam bien d'auil^ oecwiont. Hou> Ii blIPHHu;
DKS DEtX INDES. 4^5
On prériot M. de Bussy que dorénavant le gou- Ternement de llnde tarait réuni à celui de lllede-Fnnce et de Bourbon , détermiaatioD inconsidérée , puisque ces îles sont éloignées de Pondichéry de près d« quinze cents lieues , et que pendant une partie de l'année la navigation est interdite entre ces deux points.
H. de Bussy mourut à Pondichéry le 7 janvier 1785. M. de Coutenceau , commandant par intérim , s'occupa de la rétrocession , qui fut enfin terminée par un commissaire anglais , chargé de pouvoir du lord Macartney. Quelques difficultés s'élevèrent pourtant encore sur l'étendue des districts cédés ; mais ce n'est pas ici le lieu de les hire connaître.
Lorsque nous repilmes possession de Pondichéry au mois de septembre 17S5, on y comptait, tantdans la Ville-Noire que dans sa banlieue, vingtsept mille Ames , sans compter les blancs et les taupas , qui montaient ji mille huit cents , et sans comprendre la garnisoD , qui était de trois mille six cents hommes : en tout trente -deux mille quatre cents âmes.
Malgré l'évacuation de cette ville, la population s'était accrue en 1 788, et pouvait s'élever au commencement de la guerre , commencée en 1793, i quarante mille individus. Hais les districts de Villenour et de Bahour, qui forment l'ar*
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484 ÉTAT ACTUEL DU COHHEKfîE
rondissement de Pondichéry, avaient beaucoup souffert peudant la guerre ; leur population se réduisait eu 1788 à six mille Âmes, et le nombre des charrues à six cent quatre-viDgt-quatre.
Indépeudamment des bœu& destinés au la-, bourage , on pouvait compter, dans les districts de Villenour et de Bahour , vingt - cinq mille vacbes ou veaux, ou buffles en troupeaux; savoir, dix mille dans l'un, et quinze mille dans l'autre.
Les revenus de Pondichéry, de la banlieue et des deux districts, s'élevaient en 1785 seulement  165,000 francs. En 1789, ils ont été portés à 450,000 francs , déduction faite des frais de régie ; et eu 1791 ils étaieut de i,68o,i4o francs, en j comprenant les revenus de K.arikal , de Yanaon et le produit de l'opium.
L'arrêt du conseil du mois d'avril 1 78$ , qui créait une nouvelle compagnie des Indes , porta un coup mortel à Pondichéry ; il y eut à ce sujet, de la part de ses habitans, des représentatioDS qui ne produisirent aucun effet.
Pondichéry est tombé au pouvoir des Anglais en 1795, et nous a été rendu à la paix dernière.
Son territoire a trois lieues de long sur une lieue de large , et produit du riz , des légumes , des racines propres aux teintures . surtout pour le bleu. On fabrique dans la ville des guinées bleues et blanches, des garas, des toiles peintes, des mouchoirs communs , des basins , des organdis , des
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DIS DICX INDE8. ^&5
taraatanes , et autres mousselines de qaalité inférieure.
Pondichéry reçoit d'Europe du fer, de l'acier, du cuivre , du plomb , des fils d'or, des draps , du corail , des velours , des taffetas , des eaux-de-vie , des viDS, du papier, des verroteries : il reçoit de l'Asie, du riz de Bengale, de la cAte de Malabar et du Tanjaour; des cotons filés et de bourre du Guzurate ; de la soie , de la toutenague et de la porcelaine de la Chine ; des épiceries des Holuques, et du sucre de Batavia.
On exploite à une lieue et demie de Pondicbéry , et prés de l'embouchure d'une petite rivière appeiée^rehionac, des salines très-considérables ; c'est de là que l'on tire les chàrgemens de sel que les navires français portent au Bffngale '. On compte trois qualités de ce sel ; c'est de la seconde ordinairement que sont formés les chai^emens pour le Bengale. Il ya des bénéfices à faire sur ce commerce , mais les navires souffrent de ce genre de cargaison ; elle empreint l'intérieur d'une humidité satine qui ne s'en va pas , et qui en outre détruit les clous du navire : aussi ce transport de sel ne convient-il qu'aux vaisseaux qui font le commerce d'Inde en Inde, et non à ceux qui portent de l'Inde en Europe de riches cargaisons, à la conserva- ' tion desquelles on doit sacrifier de petits^vantages dont on pourrait profiter en toute autre occasion.
' Ce telle TCnd i une inuurc que l'on appelle gartf; elle pè*a huit mille liTKi poiibde ■iurc;oDlacaniplepoiuqMtKtanaMn.
488 iTkl ACTUEL DP COHMBICE
Tarif dst droitt lur te» fnarehandi$e» if Europe importées par 4ea vaisseaux fratiçait et aittirts.
Le* AngtatM de finde n« paient que moitié, tee vaiaieaiua} d'AngteUrre aont taeempt* de tou» droUê d'importation et iCeasportation pour ieun chargement, n fon en exeepu lot vint françai» et fuetfiMf autrea anicieê.
K'ier dr Sufde. .
Ancm de fer
AfHKilrir
Chx» de (MiTTr. . . . .
Cordege* d'Europe. .
Corail
Uiip bleD auperGi)..
Dnp xnr luperGa. p. cent.
Dit« icarUle idem
l'er en barre
r^«mpl*qni
Fil d'or de Praiwe .*. . -
GenièTr* de Boll*Ddc
Goudroo d'Europe
Uuilei d'olirei fine*.
Id^m de Florence. —
Idtm de Un ■ ■
Pluinb en uuiidMi
SifcaD d-Kt
dp Bordeim ( loogc ). .
Eau- de~Tie de Cnguc
Idatttu booteilln
Bilifie de GienaUe.
II est Aisé de voir, d'après ce tableau, que les vaisseaux français oe peuvent aller au Bengale qu'avec un grand d'^savautage : et peut-être ne devrait-on yporter que des piastres pour l'achat des retours, d'autant mieux que les droits sur les exportations au sortir des ports anglais du Bengale sont peu considérables '.
' L«i négocui
tetls
B> lutrei pcnoDoei <pù vondnient prendte oM cDDDiiaance pratique du commerae de l'Iode peaveat lin l'oavngeiDliioU tfontiW AieonuiMrM A<7«Eo, pHH.BUoctrd,! roi. ÎD-blki. UerKÎlle et Firù , liM.
L'auteur a fait le commerce de l'Iode, j n i^iourDi, «t CD parla >■ «t eo adruioialraleiir habile.
DBS DEOX INDES. 4^^
' Après Pondichéry et sur la mêoie côte , nous avons Karikal ;c'e8t un établissement utile. Sa population s'élevait en 1778 é quatre cent huit familles ; elles étaient réduites en 1785 à cent quarante- cinq. On ne comptait plus que trois cent seize coulis ou mercenaires , au lieu de dix-huit cent vingt-un qui y existaient avant la guerre terminée en i^âS.
Karikal estdans le Taojaour, à trente lieues sud de Pondichéry, sur la rivière de kolkham. Son territoire a deux lieues de long sur une lieue de large : c'est un de dos meilleurs comptoirs dans llodoslan.
Sou terrain produisait en 1785 ua revenu de près de 600,000 francs ; il est susceptible de culture et d'amélioration.
Yanaon ou Gaujan était célèbre ci-devant par son commerce de toiles du nord de la cdte ; c'est un établissement encore très- commerçant. Yanaon est dans la province d'Orixa ; son port est commode : on y construit -des vaisseaux , et il y a un entrepôt pour les marchandises des cantons voisins.
Mazulipatnam sur la côte de Coromaiidel » quoique n'ayant qu'une toge française , intéresse le commerce ; cette ville est à l'embouchure de la Crischna , à soixante lieues est de Golcoade : on y compte soixante mille habitans ; c'est là qu'on fabrique les toiles les plus estimées de l'Inde.
Chanderaagor, au Bengale, A huit lieues de Cal-
cutta , sur un bras du Gange appelé Ougfy, est une Tille de quinte mille liabitans. Nous j faisons ud assez bon commerce en velours , brocard , camelot, salpêtre, musc et rhubarbe deXartarie. La France pourrait tirer un grand parti' de cet établissement, si le commerce de l'Inde reprenait de l'actiTÏté.
Nous avons encore au Bengale une loge à Patna , sur le Gange ; cette ville est la capitale du Bahar, i quatre-vingt-trois lieues niird-ouest de Calcutta. Son commerce consiste en salpêtre et en opium que nous portons à la Chine , et dans les autres établissemens de llnde.
Cassimbazar, dans une t)e du principal bras du Gange, à quarante lieues nord de Calcutta , est le marché général des soies , étoffes de soie et de coton du paj-s : nous y avons une loge où il se fait quelques affaires assez suivies.
Nous en avons également une à Balasaor. ville du Bengale , sur ta côte d'Orixa , située au fond d'une baie, à quarante-cinq lieues sud-ouest de Calcutta. Il y a une fabrique considérable de toiles ou mousselines fines , et de cbacbelas ( proDoncei ehakela»), ou toiles de coton et de suie, à l'instar des madras.
Dacca , grande et belle ville snr le Gange, trèscommerçante , autrefois capitale du Bengale , et célèbre par ses fabriques de mousselines , a une loge française , ainsi que Jongdia , autre vUle du Bengale.
DES DEUX l!^DBd. 49^
Mahé est le seul établissement français qui existe à la côte de Malabar : cette ville est située à l'entrée d'une petite rivière qui porte bateau à plus de vinf^ lieues dans les terres, et qui facilite le transportdupoivre quiseiécolte dans l'intérieurdu pays.
Mahé est à dix lieues de Galicut , où nous avious autrefois un comptoir. Le territoire de Mahé oe s'étend qu'A deux lieues de rayon.
Nous n'avoua rieu à ajouter à ce que l'historien des deux Iodes a dit de cet établissement, qui pourrait être plus utile à notre commerce qu'il l'est dans ce moment : on y achète du poivre , du cordamome , de la cannelle , du sandal, et autres marchandises de la côte de Halabar. . *
On trouTe sur la même cAte et au nord la ville deSurate,surleTapty, dans le golfe de Gambaye, i trente lieues sud-est de Cambaye ; il s'y fait un commerce immeoie en épiceries , en parfumerie et en toiles. On en exporte des coutils, des toiles blanches de Cainbaye, des mousselines, des toiles peintes , des gazes , des schals , du coton , le plus "beau de l'Inde; elle reçoit des porcelaines de la Chine , du poirre naturel du Malabar, des perles , des parfums d'Arabie, des épices des Uoluques,' des quincailleries d'Europe, etc. Nous y avons uo comptoir qui soutient l'activité qu'il a toujours eue, et où nos négocians trouvent des facilités pour le grand commerce qu'offre cette place.
Nous reviendrons sur le commerce de l'Inde en parlant des établissemens anglais.
493 ÉTAT ACTDEL DD COHHEICS