ET SUÉDOISES
PiuT-ÈTREeusstoQfi-DOusdCi ici nous occuper dei États-Unis , dont l'accroissemeot prodigieux , heureux résultat de la liberté et de l'indépendaDce politique , tire son origine de l'Angleterre , et lui doit ses premières institutions ; mais nous préférons épuiser la série des colonies européeoaes arant de passer à un état qui a cessé d'être lui-même une colonie pour devenir une puissance sépurée de l'ancien monde, et ne relevant d'aucun gouvernement étranger. INous passerons donc aux possessions danoises et suédoises, à peine remarquables parmi les établissemens des deux Indes.
Le Danemarck , devenu monarchie absolue depuis 1660, â vu décroitre sa puissance dans les deux derniers siècles , et n'a jamais été un état colonial , quoique situé de manière i le devenir. Il se compose aujourd'hui, l'durojaume de Danemarck proprement dit , formé de plusieurs tles de la Baltique , particulièrement de la Zélande et de la Fionie, du Jutland et du. duché de SIesvrick, dont les territoires présentent une étendue de deux mille trois cent quarante-sept lieues carrées, peuplées d'un million deux cent quatre-vingt-quatre mille quatre cents habitans ; a* dli grand duché
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de Holsteio et du duché de Lauembourg , dont la superficie est de quatre cent quatre-viagtB lieues carrées, contenaut trois cent soizaDte-un mille habitans ; 3* de l'Islande , des îles Feroe , du Groenland, des Ues Sainte-Croix et Saiot-Thomas aux Antilles , et de Traoquebar aux grandes Indes, possessions dont on estime l'étendue quatre mille six «ent deux lieues carrées , peuplées dé cent cinquante -six mille habitans. Total, pour la monarchie danoise , sept mille quatre cent vingtneuf lieues carrées , et un million huit cent un mille quatre cents habitans '.
Cette puissance , malgré sa faiblesse territoriale , a par sa position une importance maritime qui en a toujours fait rechercher l'alliance par les états du nord.
La France faisait autrefois un commerce asses important avec le Danemarck , et avait signé avec lui des traités de commerce. Hais le Danemarck, par son tarif des douanes de 1 768 , par sa toi dite indigenat de 1 776 , et la loi somptuaire de 1 783 * ayant frappé de droits énormes ou même prohibé l'introduction de beaucoup de marchandises de la nature de celles que nous pouvions fournir, notre commerce avec ce pays s'est réduit à peu de chose ; nous n'avons eu la faculté d'y faire admettre que
' O D uit qoc dapui* la rirolulnn lurTCDue en Suède , et qui j a parlé lut le trôoe, le i5 lÏTrier i8iS, le (tén^til ftinfiu Bemadole, ■ujourd'liui le roi Charlet-Jean i", U Nomégi > ceud de fiirc pulie du DiDcmarcL, et «at riuDÏe t U Suide.
DES DECX INDBi. 689
nos boissons, nos deorées cotoniales, et quelques autres objets de peu d'importance.
Il résulte d'états authentiques qu'en 1789 nous tirions du Danemarck pour 96,000 fr. de poisson salé, pour 19,000 fr. dechanTre, 1,603,000 fr. de bois de construction , 9,000 fr. de potasse , 10,000 fr. d'huile de poisson , 110, 000 fr. de goudron, i53,ooo fr. de chevaux, 11,000 fr. de peaux, s68,ooo fr. de fer et acier.
Nos exportations pour le Danemarck se composent d'eaux-de-Tic, de fruits, de quelques autres articles , tels que tabac , sucre , café , indigo , etc. , mais en petite quantité , l'Angleterre faisant te commerce de ces derniers articles. On voit qu'en 1 789 nous avons fait passer dans les étatsduDanemarck pour une Taleurde7,834> 000 f-, dans lesquels se trouvent compris a,a48,ooo fr. en boissons , et 3,985,000 francs en denrées coloniales.
La séparation de la Norwégc d'avec le Danemarck doit nécessairement produire une diminution dans notre commerce avec ce dernier royaume. La Norwége nous fournissait par Drontheim des approvisionnemens pour notre marine, et quelques produits de ses pêcheries. Le système prohibitif étant adopté par le gouvernement suédois, le changement survenu par la réunion de la Norwége ne put qu'être nuisible à notre commerce.
Les colonies danoises ncsontpas de nature à avoir