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L'angleterre possède encore les établissemens de Honduras, et ses nouveiles acquisitions dans la Guyane hollandaise, Démérari, Essequibo et Berbice , dont il faut que nous présentions Taperçu à nos lecteurs ayant de passer à ceux qu'elle a formés dans TOcéan atlantique.
L'Histoire philosophique des deux Indes a donné une idée suffisante de la richesse des colonies hollandaises dans la Guyane. C'était surtout à Surinam que ces hommes industrieux avaient concentré toutes leurs ressources et fait les plys grands travaux ; les autres portions de la colonie étaient cultivées arec moins de soin et d'attention. Les Anglais , qui savent féconder les terres les plus ingrates^ ne pouvaient manquer d'appliquer avec succès leurs procédés aux fertiles provinces d'Essequibo, de Berbice et de Démérari. Elles produisent sous leur administration d'énormes' quantités d'indigo, de sucre, de coton, de rocou. Le café de la Guyane est de la plus parfaite qualité. Nulle part le giroflier et le cannelier de l'Inde n'ont donné d'aussi bons produits.
Essequibo , sur le confluent de la rivière de ce nom et du Courna , n'est qu'un bourg mal peuplé ; mais les environs offrent de belles plantations , et le,s cultures s'y étendent avec rapidité.
Il en est de mênie des bords de Démérari , où d'ailleurs le luxe des habitations annonce assez l'état prospère de la colonie et les richesses d'une population industrieuse.
570 ÉTAT ACTqSL DU COMMERCE
La BerUee , rivière défendue du côté die la mer par le fort Nassau , que les Anglais ant réparé 5 arrose de belles plaines^ eouVertess de cotonniers ^t d'autres arbres utileSé L'iudustrie s'étend daiiâ €ette partie de la Guyane^ ^t les piX)^Kès d'une belle colonisation s'y font apercevoir chaque jouté
D'dprés les tables statistiques de Go^ukôiln, ces établiss^mens offraient en iSiii les résultais suiyans ; ils ont fait de grands progrès depuis.
Désnérari et Es«equibo, réunis^ avaient quatre mille Européen»^ deux mille cinq cents individus de couleur libères, 70,000 noîrâ cultivateurls ;) oq y comptait buit c'eut mille acres de terre? eiiiHi'* vés 9 à peu près la même quantité def terife noti cultivée. La colonie aivait 5^040 tonueaU]& eti bâ-^ ticnens de mer ; on estidsnait la Valeut des productions annuelles, y compatis Icbétàilv les substances aUmetitairés et les fruits, 2,â38^5'd§i Ut^ steri. % et les exportations' en Angleterre , 1 ,^4^^446^^sterl ; ks e^pôrtation^s faii^ dails lès autk-es par^ tîel9 du monde 89^085 lly*. ^terh ;^ leé iiïi|iotrtatiôDé (le l'Angleterre, 3 11,571 liv. stérl, fît oëllefe dels autres parties diu monde ^ io4,^â liv. stenk
La colonie de Se^rbiee .o&rai4/ à la même épc)« que une population européenne dé mille îiidivi*' dus ; ^x cents homii^es dé couleilff libres > viog^^ cinq mîlte nègred cultivateurs ; elle a^ait^trois ôént mille acres de terireâ en éulluré , à peu {)rès a«ltMit de teirres nein cullivéed ^ Un foîids dé seiee cent quatre-vingts tonneaux pour sa iii^vigationi Ses
productions^ annuelles étaient > estimées 629,461 liv. sterL ; ses exportations en Angleterre 3o6,490 lir. sterK ; eelles qu'elle faisait dans les autres parties du monde , 28,971 liy4 st.; ses importations d'An^eteEre, 93,468 Uf« st^l; celles déS autres
parties du monde 35,.i4,5 '^'^* sterl.
Ces rkhesses ne soEit pas le dernicfr terme de la prospéii^ké des colonies de Démérari, de Berbke et d'Ëssequibq ; elles doivent d'autant plus faire de proi^èsi qu'elles ne sont sous ;le régime d'au€^ne: compagnie p^ivil^iée ^ 6omnp>e presque toutes celles de l'Inde et de l'Afrique*
I^es établissemens de Honduras, situas au fond du golfe de ce nom sur l'istbme de Panama , offreortde nombreu:^ av^^ntagesà leurs possesseurs^; miais ce n'a été qu'avvee de grandes difficultés de la pa^t de l'Espagne qije l'Angleterre est parvenue à les former et à leur donner l'extension qu'ils ont aujouard'huL Ils soni concentrés^dans une presqu'île qui s'étend de la province de Honduras vcts la mer du nord, formant lî^ baie de CanDq^ebe à l-ouest , et la baie de Honduras à l'est % sur une étendue de plus de cent lieues de côte^*.
Le principal étabilis<3emeot est BaKse ^ ville éloignée d'environ trois Ueties et demie de Saint- Qeeiçges i p;7in.ci^al poî^nit de défense de la colonies Leplim^t de cetjte pairtie de l'Amérique est plus safia ^pje celilû de |)rei^ue toutes les autres régions
* Voyez, la carte.
b'JSt ÉTAT ACTUEL DU COMMERCE
du continent méridional ; il est préférable , sous le même rapport, à celui des îles, puisque les personnes valétudinaires se rendent à Honduras pour y recouvrer la santé.
La ville de Balise est placée à Tembouchure de la rivière de même nom ; c'est le seul établissement régulier qu'on ait formé sur cette côte , quoiqu'elle soit située dans un lieu bas et qu'elle soit ouverte du côté de la mer. L'aspect du pays est agréable, et boisé de manière à diminuer les chaleurs de la région du tropique. On y comj^te environ deux cents maisons régulières , dont plusieurs, appartenant à de riches habitaus, sont spacieuses, commodes et bien meublées : elles sont en général construites en bois de )M!ahogany , qui est la plus belle espèce de bois appelé acajou. Plusieurs des petites îles contiguës à la côte de Honduras sont d'une assez grande surface ; elles sont cultivées par les habitans, occupés de la pêche de la tortue et du poisson.
Le Saint-Georges Key (rocher de Saint-Georges), est un agréable établissement.' Il était, avant que Balise fut construite, le point le plus important de la colonie , et celui où les marchands résidaient et déchargeaient leurs marchandises. * Le Key ou rocher d'Ambergréase , au nord de Balise, est une autre île d'une assez grande étendue , renfermant plusieurs lacs d'eau douce , toujours garnie de pêcheurs : les bois de Camp.éche et du Brésil y prospèrent.
DES DEUX INDES. 5'j5
La côte est en général garnie d'une grand nombre d'îlots de la même espèce. Ils furent longtemps le refuge des Flibustiers qui infestaient* les mers voisines.
L'établissement de Honduras peut devenir trèsimportant par la suite , à cause de ses relations avec la province de Guatimala et d'Yucatan , et surtout à la faveur d'un port franc, dont tout concourt à favoriser l'établissement.
Honduras reçoit des marchandises de la Grande- Bretagne , ou de ses îles , plus que la population du pays ne semblerait l'exiger : on attribue cette circonstance à ce que les propriétaires de nègres y sont en général riches, à ce que les nègres eux-mêmes y sont traités avec plus d'égards , mieux nourris , et mieux soigné^ que partout ailleurs ; les gens de couleur et les noirs libres y ont de petites propriétés ; quelques-uns d'entre eux sont riches, et tous ont un goût particulier pour la parure.
Les Etats-Unis font un commerce lucratif avec Honduras ; ils y portent de la farine , du poisson salé , des patates, du bœuf, du porc> et des meubles de toute espèce. Du i" janvier 1806 jusqu'au 3i décembre i8o7,quarante-neufbâtimenS; jaugeant cinq mille neuf cent soixante-six tonneaux, ont porté des cargaisons de ces marchandises à Honduras , et s'en sont retournés chargés de cent quarante mille pieds de bois de Mahogany , et d'autres espèces provenant des établissemens anglais.
Les habitans font aussi un bon commerce de bestiaux avec lès Espagnols de la Terre-Ferme. Ce commerce se fait surtout par échanges : les Espagnols reçoivent en retour de leur bétail des marchandises anglaises , du sucre , du rum , etc.
La culture du sol ne fait pas le principal objet du commerce des habitans de Honduras ; c'est surtout de la coupe des bois de Mahogany et de Campêche qu'ils sont occupés : quelques-uns de ceux qui s'y livrent se sont établis à plus de trente-cinq lieues au-dessus de l'embouchure de la rivière de Balise, qui est navigable dans cette étendue pour le transport des bois.
Plusieurs des rivières comprises dans les limites anglaises où se trouvaient beaucoup de bois de Mahogany et de Campêche avaient été abandonnées dans le commencement des hostilités entre l'Espagne et les Anglais ; mais , le danger ayant cessé , il s'y est établi de nouvelles coupes '.
L'établissement de Honduras s'est formé de luimême et sans le concours de la métropole.
On estimait que la population était en i8iâ de cent soixante-dix blancs , de mille noirs libres et hommies de couleur , et d'environ trois mille noirs cultivateurs.
Le gouvernement entretient des forces respectables pour la protection de cet établissement; mais les habitans ont aussi un corps de milice formé
1 Pour le commerce et la Coup« des bois de Honduras, voyez Colquboun, Ressources ofgretU Bretain^ page 368-369.
DES DEUX INDES. b']5
d'homones de couleur et de noirs libres. L'attaque par mer cQUtre Honduras est impossible*
Par l'état qu'en présentent les tables statisti*que§ on voit que les ei^^portations de cet établis*^ semantdan$ la Grande-Bretagne ëtaienti en i8ia, de 5oyOoo liv. i^terling; et les importations de la Gorande-Brçtagpe à Honduras, de 9^,700 liv. sterh
Qiûttons 1^ continent américain, et portons noa r^gard^ maintenant sur les possessions insulaires d^s Anglais dans la même partie du globe.
JNous n'embrasserons dans ce tableau que les résultats de ces riches colonies ; leur topographie ne peut faire partie de notre plan ; elle se trouve d'ailleurs présentée avec s^s détails et son ensemble dans l'histoire philosophique , et peu de chose serait à ajouter aujourd'hui à la brillante description qu'en a donnée le savant auteur.
Nous placerons ces établissemens dans le rang que leur assignent les tables de Colquhoun. Ils sont au nombre de quatorze ^ en y comprenant ceux de Honduras , dont il a été question , et que nous avons réunis sous le nom de l'tle principale^ quoique formant plusieurs groupes.
Les îles que nous allons décrire sont connues sous le nom à' Antilles anglaises ; ce sont :
La Jamaïque , la Barbade , Antigoa , Sainte Christophe , Névis, Montserrat , les Vierges, Saint- Vincent , la Dominique , Bahama , les Bermudes , la Trinité , Tabago , Sainte-Lucie. Ces deux dernières ont été conquises pendant la guerre , et lais-
576 ÉTAT ACTUEL Dtl COMMERCE
sées à rÂ.Dgleterre par le traité du 3o mai 181.4 *• i^'On connaît l'importance et la richesse de la Jamaïque , qui a quarante-sept lieues de long sur vingt de large, et dont Kingtwon^ la capitale, a une population d'environ douze mille habitans. L'ile offrait en 1812 trente mille blancs, dix mille personne» de couleur libres , trois cent cinquante mille noirs cultivateurs. Le nombre d'acres en terres cultivées s'élevait à huit cent neuf mille quatre cent cinquante ; et les terres non cultivées à un million neuf cent quatorze mille huit cent
douze acres.
La colonie employait trois mille cinq cent trois tonneaux à son commerce des côtes et des îles voisines.
On estimait la valeur des produits de sa culture , y compris les bestiaux , les vivres et les fruits , II, 169,661 liv. sterl. Les exportations en Angleterre s'élevaient à 6,885,339 liv. sterl. ; et les exportations pour tous les autres ports à 334^322 liv. sterl. , sans y comprendre celles qui résultent du commerce entre la Jamaïque, la Trinité et les colonies espagnoles d'Amérique.
L'Angleterre envoie annuellement à la Jamaïque pour 3,685,726 livres sterling de marchandises de ses fabriques , ou provenant de son commerce dans l'Inde. L'île reçoit encore de
' Nous reofoyons^ pour la de^criptioa des Antîiies anglaises, ^ l'Histoire piiilosoffhique des deux Indes , où elle est traitée avc-c toute Véteodue et tous les détails désirables.
diverses autres parties pour 892,267 livres s ter^ liiigv^^^^^ dans laquelle on ne comprend pas ce qu'elle reçoit de la Trinité et des établissemens espagnols.
La Jamaïque a donné en 1812 cent trentecinq mille cinq cent quatreTvingt-douze barriques de sucre (hogheads) ; soixante-treize mille deux cent soixante-trois poinçons de rum (chacun de cent dix gallons ) ; vingt-neuf millions cinq cent vingt-huit mille deux cent soixante-quinze livres pesant de café ; cinquante mille livres pesant de coton; deux millions six cent quatre-vingt mille six cent quatre livres de piment; cinq cent dix-huit tonneaux de mélasse (chacun de quatre-vingts gallons).
11 faut remarquer qu'on im{M>rte de la Jamaïque en Angleterre une plus grande quantité de coton que celle qui est indiquée ; mais qu'une grande partie de ce coton est apportée dans les ports francs de l'île, des colonies étrangères et anglaises.
La Jamaïque n'est pas tout-à-fait aussi fertile que Saint-Domingue ; mais l'industrie l'a élevée au premier rang des colonies de l'Angleterre. Les produits de sa. culture, dont nous venons de donner l'évaluation, ont peu varié depuis 1812; les exportations en 1818 se sont élevées à cent vingt-un mille barriques de sucre ; soixante-une barriques de rum ; vingt-sept millions cinq cent cinquantehuit mille livres pesant de café : cette dernière culture a pris à la Jamaïque beaucoup de faveur
bjS ÉTAT ACTIJEL DU COMMERCE
aux dépens de Tiodigo et d^àutres productions aujourd'hui négligées par ies habitans.
La prospérité de la Jamaïque est due surtout au régime d'une bonne administration ; le gouTer<' nement politique de Tile est confié à une chambre composée de quarante-trois représentans ou dépu» tés, que nomme la colonie : un gouverneur représente le roi dans les opérations et les actes de l'assemblée. Un grand conseil de douze membres à la nomination du roi , a les attributions de la chambre des pairs. Cette assemblée discute et décide à peu près dans les mêmes formes que le parlement d'Angleterre , et prononce sur tous les intérêts intérieurs de la colonie/ Depuis l'époque de cette sorte d'innovation , la prospérité de la Jamaïque s'y est accrue avec l'esprit public^ sans lequel les grandes choses dépérissent , et les petites ne peuvent s'élever.
a'* La Barbade , découverte par les Anglais sous Jacques i*, rapporte du sucre, du gingembre, de l'indigo, et d'autres productions recherchées.
On y comptait en 1812 quinze mille blancs; trois mille hommes dfe couleur libres; cinquanteneuf mille nègres cultivateurs ; cent un mille quatre cent soixantê-dix acres de terres en culture, cft cinq mille non cultivés.
L'île employait sept cents tonneaux de mer à sa navigation.
On estimait 1,270,863 livres sterling la valeur
DES DBliX IND£9k 679
des productions qu!elle donnait , y compris les vivres, le bétail et les fruits; 498*240 lit. sterl. celle de ses exportations en Angleterre ; 5o,563 liv. sterling celle des exportations à tons autres ports. Elle recevait de la métropole pour 4345555 liv* sterl. de piarchandises ; et de tout autre endroit pour i65,i861iVé sterl.
Les cultures de la Barbade sont déchues de leur première prospérité ; et cette île n*a plus la même importance depuis que l'Angleterre possède la Trinité.
3* Antigoa n'a guère que vingt lieues de circuit , et produit des bois de construction , du tabac ^ de l'anis , du sucre ; elle fut long-temps dédaignée ; mais la culture y ayant fait des progrès , on en a retiré , dans les bonnes années , jusqu'à vingt mille barriques de sucre.
L'ile offrait en 1812 une population de trois mille deux cents blancs ; quatorze cents hommes de couleur libres ; trente-sîx mille nègres cultivateurs ; quatorze mille huit cent trente-huit acres de terre en culture ^ et quinze mille non cultivés.
Elle employait une navigation de deux mille tonneaux de mer.
La valeur des productions d'Antigoa ^ y compris les vivres et le bétail , moiitait à 898,220 liv. sterl. ; cette colonie exportait eii Angleterre pour 456,733 liv. sterling de ses productions ; et dans tous autres ports pour 35,487 Hv. sterl. Elle recevait de la métropole ^ en marchandise , une valeur de
58o ilAT ACTUEL DU COMMERCE
5291 9827 lîyres sterling, et de tous les autres une valeur de 92,881 livres sterling.
4'' Saint-Christophe , qui doit son nom à l'immortel Colomb , a près de vingt-six lieues de cir* cuit.
Cette île possède une belle saline , et tous les fruits des tropiques y abondent ; mais c'est surtout à la culture du coton et à la canne à sucre que les colons doivent l'aisance dont ils jouissent.
Le dénombrement de ses habitans en 1812 présentait douze cents blancs ; crhq cents hommes de couleur libres ; trente mille nègres cultivateurs.
On y comptait trente mille cent virtgt-six acres de terre cultivés, et treize mille six cents incultes.
Le tonnage de sa navigation allait à six cents tonneaux.
Ses productions , y compris les vivres et le bétail offraient une valeur de 753,528 lîv. sterl.
Elle en exportait dans la Grande-Bretagne pour une valeur de 405,778 liv. sterling ; et dans tous autres ports pour 3,750 liv. sterl.
L'Angleterre lui envoyait pour 142,975 liv. sterl. de marchandises , et Saint-Christophe en tirait de différens autres endroits pour 72,520 liv. sterl.
5\ Névis, petite île qui produit du sucre , du café , du coton , comptait à la même époque cinq cents blancs ; deux cent cinquante hommes libres de couleur; quinze mille nègres cultivateurs. Elle avait quinze mille acres de terre en culture,
DES DEUX INDES. 58l
et six mille qui étaient incultes : elle avait un tonnage de trois cents tonneaux pour sa navigation.
La valeuf de ses productions , fixéeà comme cidevant, était de 375,182 liv. sterl. Elle en exportait dans la Grande-Bretagne pour 202,309 '^^^ sterl. ; et dans tous autres lieux pour 1 5,373 livres sterling.
Elle recevait de la métropole pour 58,822 liv. sterL de marchandises , et de tous autres endroits pour 35,471 liv. sterl.
L'année moyenne des productions de Névis consistait en sucre de quatre mille cinq cent treize barriques, chacune de quinze cents livres pesant ; en dix*sept cent cinquante-cinq poinçons de rum, chacun de cent dix gallons ^ ; en treize mille livres de café, et onze mille cent soixante livres de coton.
6** Montserrat , autre petite île peu éloignée de la Guadeloupe , ainsi que la précédente , donne du sucre et du coton , et quelques. autres articles moins importans.
La population de cette île se composait en 1812 de quatre cent quarante-^ quatre blancs; de deux cents hommes de couleur libres , et de dix mille nègres cultivateurs.
Elle avait douze mille acres de terre en culture, et neuf mille incultes.
Le tonnage de sa navigation était de cent vingt tonneaux.
' Un gallon est égal à quatre pintes de Paris à pea près ; il contient huit pintes de Londres , maïs sa valeur viirie suivant les sortes dé liquides à mesurer.
58â ÉTAT ACTUEL OU COMMERCE
On estimait la valeur des productions de Mont* serrât , y compris les vivres et les fruits, 21 r, 160 liv. sterh ; la colonie en exportait en Angleterre , surtout en sucre et coton , pour une valeur de 99,939 liv. sterl. ; et dans tous tes autres ports pour 4>78i liv. sterl.
L'Angleterre lui envoyait une valeur de 46,906 liv. sterl. en marchandises , et Tile ^n tirait d'ail* leurs pour 24935o liv. sterl.
7** Les Vierges , petit groupe près dePorto-Rico, dont les Anglais possèdent les principales , qui sontYergin-Gorda, ou Spanisch-Tow^Uj etTortola; les deux autres , savoir Saint-Jean et Saint-Thomas 9 appartiennent aux Danois.
Les Vierges anglaises donnent du sucre , du café , du coton , et peu d'autres productions.
Leur population était en 1812 de trois cents blancs ; quatre cents hommes de couleur libres ; dix mille nègres cultivateurs : on y comptait douze mille acres de terre en culture, et neuf mille non cultivés ; elle avait un tonnage de deux cents tonneaux pour sa navigation.
On estimait ses productions , y compris les vivres et fruits ' , 13^01 , 1 522 liv. sterl.
Elle en exportait en Angleterre pour 89,763 liv.
' Gol^ubovo, d'tprès 89» ««tûnaliofift ^ porte à une valeur moyenne de lo livres sterling par an la consommation en blé, fruits, bétail* moutons, porcs, etc. ^ de chaque habitant des colonies. En ajoutant cette valeur k celle de» eiportatioBf 9 QO « n^eMsainm^iit ie pioduit t«rritoriai de cha^iMi tle,
DES DEUX INDBS. 5S3
«tcrl. ; et dans tous l€* autres ports pour 4^357 Uv>res sterling : elle recevait de la métropole pour 50,579 livres sterling; et d'ailleurs pour 26,637 livres sterling.
8"^ La Grenade «que nous avions reprise aux An-* glais en 1779 , et qui leur fut rendue pa? le traité de paix de 1783 , n'a que neuf lieues de long sur six de large. ^Elle produit unc^ grande quantité de sucre, de café et de coton.
Elle récolte, année moyenne, seizre avilie sept cent cinquante-trois barriques de sucre , cent quarante -trois mille cinq cent soixante --seize livres ptssant de café, huit cent trente-deux mille cinq cent dix-huit de coton.
Elle avait en 181 n une population de huit cents blancs, de seize cents hommes de couleur libres, et de trente-deux mille six cent trois nègres cultivateurs.
Il y avait cinquante mille acres de terre en culture , trente mille non cultivés. La navigation de Grenade était de deux mille six cents tonneaux.
Elle récoltait en productions , y compris les vivres et les fruitis ', pour 935*,782 liv. sterl.
Ses exportations en Angleterre étaient de 525,926 liv. sterl., et pour tous les autres ports de 4* 5867 liv. sterl. Elle recevait de la métropole pour ^77,586 liv. sterl. de marchandises, et de tous autres endroits pour 98,371 Hv. sterl.
' On y fabvî(iuo\ annexe moyrniie, pc^tir »i,Ss5 liv. sterl. é^etemU lent rum , qui eft presque tout exporté à l^éiranger.
9° Saint -Viiieeiit est fertile en sucre, en café, en coton. Cette île récolte, année moyenne, dixsept mille quatre cent quatre-vingt-onze barriques de sucre, huit mille sept cent quarante livres pesant de café, et deux cent huit mille six cent quatre-vingt-dix livres pesant de coton.
En 181 â la population de Saint-Yincent était de douze cent quatre-vingts blancs, 'de onze cent soixante-douze hommes de couleur libres , et de vingt-sept mille cent cinquante-rsix nègres cultivateurs.
On y comptait cinquante mille acres de terre en culture ', et cinquante-quatre mille deux cent quatre-vingt-six non cultivés.
Le tonnage de sa navigation était de deux mille neuf cents tonneaux.
Elle récoltait en sucre, café et coton, pour 812,081 liv. sterl. , dont elle exportait en Angleterre pour 472 ,8 1 5 liv. st. , et dans tous les autres ports pour 43» 1 86 liv. sterl. Elle recevait de la mé^ tropole pour 1 55,995 liv. sterl. de marchandises, et de tous autres endroits pour 4^,093 1. sterl. ^.
' Nous avons déjà remarque que l'acre anglais est d'un cinquième moins grand que l'arpent de France ; ainsi cinq acres anglais font quatre arpens français.
En prenant Thectare pour deux arpens , il est aisé d'établir la proportion avec les nouvelles mesures agraires.
* Saint-Vincent n'est pas entièrement au pouvoir des Anglais ; la partie orientale de cette île est encore occupée par une peuplade de Caraïbes. Ou sait que le tabac de Saint- Vincent est très-recherchë pour son parfum. Les Anglais possèdent encore quelques îlots voir sins de Saint-Vincçnt ; ils sont aoumis «i même gouverneur,
1 o*La Dominique, d'environ vingt-quatre lieues de tour, a des montagnes couvertes de bois de construction çt dominant des vallées d'une fertilité remarquable. Cette ile est soumise à un gouverneur particulier. Les Anglais s'y sont fortifiés dans l'intention sans doutje de conserver cette possession , d'où ils sont à portée , en temps de guerre , de ruiner le commerce de la Guadeloupe et de la Martinique.
La Dominique produit du sucre, et surtout du café et du coton.
Elle récolte , année moyenne , trois mille huit cent neuf barriques de sucre, trois millions deux cent quatre-vingt-cinq mille cent cinquante livres pesant de café , et neuf cent soixante - dix mille huit cent seize livres pesant de coton.
Sa population était, à la même époque que ci -dessus , de huit cents blancs , de quinze cents hommes de couleur libres , et de vingt - quatre mille nègres cultivateurs.
Sa culture s'étendait sur quatre-vingt-six mille quatre cent trente-six acres de terre ; et cent mille acres restaient incultes ; elle avait une marine jaugeant cinq cents tonneaux.
La valeur de ses productions , y compris les vivres et fruits, s'élevait à 56 1, 858 liv. sterl.
Elle en exportait en Angleterre pour 243,567 liv. sterling, et pour 15,291 liv. sterl. dans tous Jes autres ports. Elle recevait de l'Angleterre pour
586 ÉTAT ACTUEL DU GOlfHERGË
63,498 livres sterling de marchandises , et de tous autres endroits pour 33,94 liv. sterl.
11'' La Trinité, nouvelle acquisition des Anglais, est pour eux de la plus haute importance, soit par sa position , soit par ses produits. Ils la prirent sur les Espagnols en 1797. Elle leur a été cédée par le traité d'Amiens du âS mars 180a '.
Nous ferons quelques remarques sur cette colonie , parce que c'est une des conquêtes de TAn^ gleterre qui avait été mal connue jusqu'à présent.
L'année qui précéda celle de la prisç qu'en fit sir Ralph Abercrombie ( février 1 797 ) on y comp* tait cent trente-neuf sucreries, qui avaient donné sept mille huit cents bouçauds de sucre, chacun de douze cents livres pesant ; cent trente cafeteries , qui avaient donné trois cent trente mille livres pesant de café ; soixante cacaoyères, qui rendirent quatre - vingt - seize mille livres pesant de
' On n'oubliera jamii» la faute (|iie 6t U M^e air Ralph Abercrombie d'avoir confié le gouvernement de celte île à un homme tel que Picton , militaire obscur , homme féroce et fanatique , qui exerça sur le» miJheureuz babitans de la Trinité la pluf extravagante comme la plus coupable tyrannie. C'est en dire assez que d'apprendre qu'il fit mettre à la torture une jeune fille de 'iouse ans, Jeanne Galderoo, pour déposer contru un homme qoe cet odieux gouverneur voulait perdre. II détestait les science», et fît chasser en quelque sorte la capitaine Baudin , qui voyageait comme naturaliste par ordre de notre gocvemement. Ce hideux personnage a été à peine puni de ses infustices et de ses cruautés. Lord Mehrille ne rougit point de le protéger contre' les dénonciations qui furent portées contre lui au parlement ; et des écrivains français ont osé en parler avec quelque considération, parce qu'il a été un des bonte-i«ux employés par le ministère anglais contre la liberté et l'indéf^endance de la France. Voyez le Voyage à im Tf^i^ de M. Dauxion Lavaysse, a vol. tn-S*. Paris, iSi3.
cacao ; enfin cent trois cotonneries, donnant deux cent vingt-quatre mille livres pesant de coton.
Depuis la conquête de File , la population , qui était alors de dix -huit mille six cent vingt -sepf habitans ', s'était élevée à vingt-quatre mille deux cent trente -neuf. On y comptait cent quatrevîngt^ouze sucreries, donnant quinze mille quatre cent soixante -un boucauds de sucre ; cent vingthuit cafeteries , donnant trois cent cinquante-huit mille six cent soixante livres pesant de café ; cinquante-sept cacaoyères, donnant quatre-viTigt-dix-» sept mille livres pesant de cacao ; cent une cotonneries, donnant deux cent soixante-trois mille livres pesant de coton.
L'émigration qui se fit de Saint- Domingue et des colonies anglaises à la Trinité , après la rupture du traité d'Amiens *, avait élevé la population de cette île au point qu'en 1807 ^^'^ ^^^^^ ^® trente-un taille habitans, parmi lesquels on comp^ tait vingt-un mille esclaves. Il y avait alors deux centquatorze sucreries, dont près de la moitié fai-* sait à peine cinquante milliers de livres pesant de sucre par sucrerie , à cause du manque de bras; mais il y en avait beaucoup qui en faisaient de deux à
' En 1785 la popolation de la Trinité , ou Trinitad , n'ëtait qae de deux mille sept cent 8oizante*troiB individus, savoir, cent vingt-six blancs^ deux cent soixante-quinze hommes de couleur libres, trois cent dix esclaves « deux mille trente-deux Indiens.
Les troubles survenus cbins oos colonies l'élevàrent, de 1790 a 1797, k dix-huit mille six cent vingt-sept habitani.
* Janvier i8o3.
trois ceDt maille livres pesant chacune. Le total du sucre exporté cette année de la colonie pour TAngleterre, la Nouvelle - Ecosse , le Canada et les États-Unis, s'éleva à dix-huit mille deux cent trente-cinq boucauds, ou vingt-un millions deux cent trente-quatre mille six cents livres pesant '.
On fit en outre, cette même année 1807, quatre cent soixante mille gallons ou environ, un million cinq cent mille litres de rum , quatre cent mille litres de sirop ^, cinq cent mille livres pesant de café , trois cent cinquante - cinq mille livres pesant de cacao , et huit cent mille livres pesant de coton. Avant la rupture du traité d'Amiens, on faisait, année commune, à la Trinité, de quinze à seize mille livres pesant de coton. Mais la détresse des manufactures anglaises , par suite du blocus continental , ayant fait baisser des deux tiers le prix de cette production , un grand nombre de colons en abandonnèrent la culture , au point qu'en 1810 on ne récolta guère que six cent quarante mille livres pesant de coton. Cette même année la récolte du sucre n'alla qu'à quatre millions cinq cent quatre vingt-dix mille livres pesant.
Quelques améliorations et quelques extensions
■ Les boucauds d'alors étaient plus pesaos que ceux dont ou se servait en iSoa; chaque boucaud pesait et pèse encore de quatorze 4 quinze cents livres.
' On sait que le litre est une mesure de capacité; il est plus grand d'un treizième que la pinte de Paris : en sorte que douze litres font treize pinte».
dans la culture et les travaux des sucreries ont eu Heu à la Trinité depuis cette époque. Les machines àyapeur de MM. Bolton et Walts de Birmingham y avaient, dès 18049 remplacé le travail des bœufs dans plusieurs habitations. Mais le gouvernement atroce de Picton a, dès l'origine de l'entrée des Anglais > dans l'île , porté un coup fatal à cette belle possession; digne fruit d'un choix imprudent, et preuve, entre mille, des maux qu'engendre la tyrannie , dans quelque rang qu'elle vienne se placer.
Colquhoun nous donne l'état suivant des pro-^ ductions de la colonie à l'époque de 1812 :
Sucre , onze mille huit cent barriques ; rùm , trois mille huit cent soixante-dix-neuf poinçons ; café , deux cent soixante - seize mille deux cent quarante - trois livres pesant; coton, cent cinquante-neuf mille cent trente-six livres pesant.
On comptait à la même époque , dans l'île de la Trinité, deux mille sept cents blancs, huit mille cinq cent cinquante-neuf hommes libres de couleur, vingt- un mille huit cent trente -un nègres cultivateurs. ,
Elle avait vingt-sept mille deux cent soixantequinze acres de terre en culture , et un million cinq cent mille non cultivés '.
La navigation de l'île employait un tonnage de mille tonneaux.
' Sur cette quaotité il a été donné cent quarante-sept mille cinq cent quarante-huit acres à des colons qui les ont mis en valeur depuis 181a.
Les productions de toute espèce, TÎvres et fruiti compris ^ étaient évaluées à 735,017 L st., dont il était exporté en Angleterre pour 36i ,698 1. st., et dans tous autres ports pour ^2,519 liv.sterl. <*
La Trinité recevait de TAtagleterre pour 67 1 ,3i 7 livres sterling de marchandises, et de tous antres lieux , non compris la Jamaïque et les colonies espagnoles d'Amérique , pour 76,701 liv. sterL
i2*'Bahama et îles Lucayes. Ces dernières , excessivement nombreuses , sont presque toutes des rochersinhabitables; une douzaine seulement sont d'une grande fertilité , et les Anglais oat eu soin de s'en rendre maîtres. Les fruits des tropiques, Tambre gris et des bois précieux composent la principale richesse des habitans de ces îles; mais la piraterie, en temps de guerre, est une grande source de fortune pour eux : leur situation les fa-^ vorise.
Cependant Bahama , la principale ou plutôt la seule de ces îles qui tienne un rang dans les co-* lonies anglaises d'Amérique , offre uu autre genre d'intéjrêt. On y cultive différentes productions > mais surtout le coton , dont la récolte , en 181 ^ , alla à un million trois cent quarante - huit mille huit cent vingt-huit livres pesant, qui furent ex-* portées en Angleterre *.
On comptait à la même époque, tant à Bahama
' M'est point comprise dans cette dernière exportation celle qui a lieu à la Janckaîque et dans les colonies eapagnoles.
' DtDS cette quantité fte irouve compnie celle ^fwe I'mi rëcoll« dans quelques-unes des Lucayes» où la culture est établie.
DES DEUX INDES. Sgi
que dans les îles Lucayes habitées v trois mille six cents habitaos blancs, trois mille trois cents de couleur libres , dix mille nègres cultivateurs, cinquante mille acres de terre en culture, et cent eia^ quante mille acres stériles.
Les Lucayes employaient trois mille tonneaux à leur navigation ; le montant des productions , y compris les vivres , les fruits, la pèche , allait à 269,806 liv. sterL; les exportations pour l'Angleterre à 73,576 liv. sterl. , et pour tous autres ports à 27,330 liv. sterl. Elles reçoivent de la métropole pour 117,395 liv. sterl. de marchandises, et de tous autres endroits pour 36,662 liv. sterl.
iS"" Les Bermudes sont un amas d'Uots entourés de rescifs et peuplés originairement de , dix mille habitans. Cet archipel est peu fertile , et les insulaires tirent des Etats-Unis urie grande partie de leur subsistance. Mais, s'il ne présente que peu d'avantages sous lerapportdu commerce, ilestd'un grand prix pour l'Angleterre, qui y trouve pour ses flottes un bon nombre de ports et de havres. La station d'Halifax y passe une partie de l'année, et il ne se fait aucun armement dans les ports continentaux de l'Union que le commandant des Bermudes n'en soit instruit par ses croiseurs; de ce point, l'escadrille est à même de se porter , si le cas l'exige , au secours du Canada ou de l'archipel américain.
On comptait aux Bermudes en 1812 cinq mille blancs , deux cents hommes de couleur libres ,
5g2 ÉTAT ACTUEL DU GOMMBRGE
cinq mille nègres cultivateurs ; douze mille cinq cents acres de terre non cultivés ; une navigation de trois mille tonneaux; pour 175,560 liv. sterl. de productions, y compris vivres et fruits; pour ii3,56o liv. sterl.' d'exportations en Angleterre ; pour 5o,ooo liv. sterl. à tous autres ports. Les Bermudes recevaient de la métropole pour 58,58 1 liv« sterl. de marchandises , et de tous autres endroits pour 23,335 livres sterl. '.
14** Honduras, que nous avons fait connaître, et dont nous résumons ici la statistique, offrait en 1812 une population de cent soixante-dix blancs , mille hommes de couleur libres, et de trois mille nègres cultivateurs. Elle avait quatre cent quatrevingts tonneaux de navigation; 146,700 liv. sterl. de productions, 5, 000 liv. sterl. d'exportations en Angleterre, 75,000 liv. sterl. dans les autres ports. Honduras recevait de TAngleterre pour 25,375 liv. sterl. de marchandises , et pour 9,539 liv. sterl* des autres pays.
. Telles sont les colonies d'Amérique qui formaient le domaine de l'Angleterre avant le traité du3o mai 1814. Parcetraité,sî avantageux à cette puissance (article 8), la Grande-Bretagne a acquis ou plutôt s'est vue confirmée dans la possession de Tabago et de Sainte-Lucie , dont elle s'était emparée pendant la guerre.
Nous ferons connaître ces deux îles après que
' Les Bermudes avaient récolté en 181 a près de dix mille livres pesant de coton.
DES DEUX INDES. SgS
nous aurons donné un aperçu, d'après Golquhoun, de la richesse qu'offrent à la Grande-Bretagne les îles d'Amérique dont nous venons de parler, et qui, comme on Ta dit, composent les Antilles anglaises , savoir : la Jamaïque , la Barbade , Anti* goa, Saint-Christophe, Névis , Montserrat , la Grenade , Saint-Yincent , la Dominique , la Trinité, les Lucayes ( Bahama ) , les Bermudes et Honduras.
Ces îles ( celles que nous venons d'énumérer ) donnaient à l'époque de 1812, savoir : en sucre, une quantité de deux cent trente-trois mille deux cent trente barriques pesant chacune quatorz^e cents livres;
En rum , cent dix-huit mille trois cent vingtcinq poinçons de cent dix gallons ;
En mélasse , neuf mille six cent vingt tonneaux de quatre-vingts gallons , ou pesant chacun douze cents ;
En café, trente-trois millions trois cent soixanteonze mille cent quatre-vingt-douze livres pesant;
En coton , cinq millions deux cent douze mille deux cent quatre-vingt-sept livres pesant ;
En piment , deux millioûs six cent quatre-vingt mille six cent iquatre livres pesant ;
Les expol^atioDS des mêmes colonies pour la Grande-Bretagne et l'Irlande ont été, savoir :
Hv. sterl.
En sucre , pouç une valeur de. . . ; . &5^9ii ,644
En rum , pour 7435866
En café. 9^99^89
liv. sterl.
En coton 195,460
Articles divers des île^ autres que . ceux ci-dessus 3,226,595
Total 10,387,144
Les exportations pour tous autres lieux que le Royauqie-uiii ou ses possessions, en faisant entrer dans cette évaluation la consommation des colonies ont été 9
liv. sterl.
En sucre. . . 259,230
En rum 759,192
En café 439757
En articles divers 7,067,237
Total. 8,1 299596
Ces évaluations résultent de la quantité et d^s prix dçs. denrées; ainsi
Le sucre, à 34 schellfxigs le quintal, a donné, «ant
pour l'exportation en Angleterre lîv.iteri.
que dans les ports étrangers. . • . . 5,5So,875 Le rum, à 2 schelt 6 deniers, celui
de la Jamaïque , et 2 scheUings les
autres ^ a donné ^ •*..*...... ^ 1 ^5o3,o48
Les mélasses, à 20 schell. le quintal. 1 1 5 ,44^
Le café à 7 deniers la livre . . 973,526
Coton , 9 deniers la livre; ; 195,461
' Le schelling vaut cic ^4 à a5 sous tournois» et le denier anglais cBl de a é^us tonmoisi ...
liv. sterl.
Piment 6 deniers la livre. 67,016
Articles divers tels que bois de Màhogany, de Campêche, fustic, gayac , gingembre , bétaiJ , moutons, porcs, volaille, fruits, blé d'Inde , herbe de Guinée , etc 1 0, 1 1 1 ,376