‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 100 sur 191 · Tacite, Hist., UI · texte numérisé non relu

Tacite, Hist., UI

2. Strabon, dont un oncle nialernel avait été, sous Mithridate le Grand, gouverneur de la Colchide, dit (XI, p. 499) que le dernier qui ait possédé la Colchide est Polénion.

3. Pline, VI, 12, Vhi fores ohditœ ferralis tralnlms.... terranim orbe partis disduso. C'est aujourd'hui le défilé de Dariel, sur la route de Mosdok à Tillis, au bord du Terek. La vallée entre Laars et Dariel est si profondément encaissée que dans les plus longs jours de l'été le soleil y pénètre à peine pendant quelques heures.

LES IBÈHES, LES ALBANiENS. 130

dont on vantait les qualités guerrières. Rome les avait probablement placés déjà sous le gouvernement de Polémon.

Les Ibères se partageaient en deux parties ; les pliis nonibreux , habitants de la région montagneuse étaient fort belliqueux; les autres, dans la plaine, labouraient leurs champs et vivaient volontiers en paix. Leurs usagés étaient ceux des Arméniens ou des Mèdes, et on reconnaît le voisinage de l'Orient à leur division en castes. Lé lui , sa famille et les nobles, formaient Ta première classe ; les prêtres, qui étaient en même temps juges des différends de la nation avec ses voisins Ja seconde ; les soldats et les laboureurs, la troisième; les gens du peuple, esclaves du roi et soumis à toutes les corvées, la quatrième. Dans chaque famille les biens étaient en commun, mais administrés par l'aîné de la maison qui seul commandait*. Bien des traits de ce tableau conviendraient encore aux Géorgiens d'aujourd'hui.

Les Albaniens différaient peu des Ibères, et Strabon leur rend le témoignage qu'ils aîmaicnt conimè deuk-ëi médiocrement la guerre. Nous comprendrons alors comment les Mains qui habitaient au nord du Caucase ont pu facilement forcer ces défdés redoutables. Des paires livrés au soin de leurs troupeaux ne devaient pas être un sérieux obstacle pour un peuple qui scalpait les têtes et se parait de la chevelure de ses ennemis*.

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