‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 108 sur 191 · LIBYENS · texte numérisé non relu

LIBYENS

pent la côte entre l'Egypte et la Cyrénaïque ; les Maces , les plus nombreux , habitent aux environs d^ Syrtes, Ceux de ces Libyens qui possèdent des terres capables de donner quelques produits se livrent à l'agriculture; les autres sont nomades et vivent de leurs troupeaux. Ces deux r^ices ont des rois et ne sont pas tout à feit sauvages. Mais il y a une troisième race de Libyens qui ne reconnaît ni roi, ni justice, et qui ne vit que de brigandages. Ils sortent à l'improviste de leurs solitudes , enlèvent ce qui leur tombe sous la main, et retournent aussitôt dans leurs retraites. Ces Libyens couchent en plein air, et n'ont que des instincts de brutes. Leurs chefs ne possèdent pas de villes, mais quelques tours assises au bord de l'eau, dans lesquelles ils conservent leurs vivres. L'étranger est pour eux un ennemi. Ils tuent tous ceux qu'ils rencontrent, i»

A l'ouest, les peuplades de la Numidie et de la Mauritanie sont pour le moment sous l'autorité du gouverneur romain ; aussi en ai-je pt|flé ailleurs. Mais derrière ces tribus qu'il va falloir remettre aux mains de leurs chefs nationaux, erraient les Garamantes et les Gétules, belHqueux et pillards, voisins dangereux pour les provinces /omaines, car parmi eux tous les chefs insurgés trouveront de faciles recrues, mais trop barbares, trop divisés et trop peu nombreux pour donner jamais de sérieuses inquiétudes.'

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