LES IMPOTS
Les provinciaux devaient aux gouverneurs une obéissance absolue^ à Rome, ils devaient de plus un tribut, car les provinces étaient les fermes du peuple romain, quasi prœdia i^opuli romani^. Au moment de la conquête, les Romains avaient pris pour eux toutes les terres royales et ([uelquefois les biens communaux , ou même la totalité des terres de certaines villes qui , par leur courage et leur pa-
1. Le questeur n'était pas choisi par le gouverneur, mais lui était onné par le sort (Cic, ad Quint., 1, 1, 3). Néanmoins les relations entre
eux étaient presque celles de fils à père (Cic, x>tq Plane, II). Le questeur était consulis particeps omnium rerum consiliorumque (Cic, in Verr., Il, l, 15). Il avait deux licteurs avec les faisceaux, mais non les haches (Spanheim, de Usu nummorum, II, p. I64). La Sicile, à la différence des autres provinces, avait deux questeurs, résidant l'un à Syracuse, l'autre à Lilybée (Cic, in Verr., II, 4).