FAUSSE LIBERTÉ DES DEHMFRS TEMPS
cette longue éclipse, une raison d'être. Il ne suftil maUieu« reiisément pas de s appeler la vérité et la justice et de l'être aux yeux de quelques-uns, il faut être la justice et la vâité aux yeux de tous. Les gouvernements libijesi sû|j|j \%,lè\^^ beaux et les meilleurs , parce qu'ils supposent et beaucoup^ de lumières, et beaucoup de moralité dans les hommes qui leSJpraliquent; mais ils sont, par cela même, le^ ||lufj4J^tj ficîles. Ce grand et noble spectacle, Rome l'avait donné mp temps de la guerre de Pyrrhus et des luttes contre Car-f, thage, mais depuis Ion g l^m|)^ j; égalité, a^^^^^ les vieilles mœurs et l ancien peuple romain; maintenant il ne s'agit plus que d'une liberté mensongère, celle d'uiif}, aristocratie qui voulait conserver le droit d'exploiter les vâlrifcWs, a condition de jeter quelques spoitules au peuple, comme sa part dans le butin du monde. ,,, , ,,, , , y ' César réussit ; il vainquit à Pharsale parce qu'il sayail œ, qii'il vo'ufâît et que ses adversaires allaient à l'aventure. On, eut beau l'assassiner, on ne tua pas l'opinion, chaque jour plus puissante, qui demandait un maître, et qui, aprè.-^ Ceiar, malgré les héroïques etiorts de CicérQU^ Diit|>p^t:, chef Antoine, puis Octave. Cette fois elle avait bien trouvé et elle s'y tint. La victoire d'xVctium fut le triomphe détînitif, dans le monde romain, du principe monarchique^ -i ; Faut- il parler ici de démocratie, de puissance tribunilienne, fondement de la puissance impériale? Auguste ne faï'sait guère de théorie politique ; il prit le pouvoir^ non en raison d*un argument , mais en vertu du droit du plus fort\ Joueur habile , il profita de toutes les fautes de ses adversaires pour les renverser, et crut n avoir vaincu que
I. M. Egger dit fort bien [Examen des historiens d'Auguste^ p. 1G5): «On abuse des textes anciens qui semblent présenter le pouvoir des
premiers empereurs comme un simple protectorat , moins qu'une diçia-
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