‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 190 sur 191 · Cic, Ep. fam., X · texte numérisé non relu

Cic, Ep. fam., X

5. Voyez dans Sénèque, Quesî, natur,, lib. IV. in prxfat. Sa théorie

â5G § VI. POLîiON ET PLÂNCUS.

employé. Octave, qui négfligeaitTciîlTôn, comblera Plan eus d'honneurs, afin de bien montrer h tous quelle est maintenant la route de la fortune. Le chantre de Tibur l'appelle un sage\ mais celte sagesse d'Horace est celle qu'épouvantait le nom seul de l'indomptable Caton, atrocem cmitmim Catonis.

J'insiste sur ces deui lïommes, parce qu'ils sont les représentants des deux fractions du sénat et de la noblesse ; la première, résignée, cependant fière encore, mais peu nombreuse; la seconde, qui s'accroîtra chaque jour, courant au-devant de la servitude pour arriver aux dignités, aux richesses et aux honneurs promis à la servilité ^ *

A côté de ces hommes, il faut une place pour une femme, la première qui, dans le monde romain, ait fait sentir son influence dans les affaires publiques. Je veux parler de Livie. L'empire qu'elle avait pris sur son mari était discret et légitime. Octave éprouvera plus d'une fois la sûreté de son jugement et l'excellence de ses conseils. Impérieuse avec son fds, avec ses brus, elle sera toujours pour son époux t^ouce, complaisante, et l'empereur pourra donner en exemple, aux matrones qu'il voudra ramener aux mœurs antiques, la dignité de manières et la sévère chasteté de celle qui , dans son palais , continuait la tradition de Lucrèce et de Tanaquil la fdeuse^

Dans l'étude que je viens de faire des peuples sujets , alliés ou ennemis des Romains, j'ai essayé de marquer leur

de la flatterie ; il l'analyse et en donne les règles. C'était le programme des nouvelles mœurs publiques.

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