‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 25 sur 191 · Dion, XLVil · texte numérisé non relu

Dion, XLVil

a. Plut., Brut., 47. Si toutefois la leçon du texte est bonne. '^

3. Autoinc (App., B. C, Y,6G) et Geimanicus (Tac., Ann., II, 63) ijc gardèrent qu'un seul licteur en entrant dans Athènes, ville libre et fédérée. Avant Pharsale, César et Pompée avaient fait proclamer par uiV héraiit aÙTOùç ^.i] àôiy.&?v tov aipaîèv, à; lepeïç twv Oecrpi&çôpcov. A\)fj^^ B. C, H, 70. Antoine leur donna Égine, Icon, Céa, Sciatlios et Peparèllin., App., Jî. C, V, 7. Ils possédaient encore Salaniine, llaliarte en Béotie (Strab., IX, p. 411), Erétrie dansTlùibée, Délos (Strab., X, p. 48G) où s'étaient établis les marchands forcés de quitter Corinthe et où il se tenait une foire qui attirait beaucoup de Uomains.

4. "Ecttiv ouv xai loûxoi; ô tocço;. Paus., I, 29, 14. à! Paus., VIII, 30.

6. Non Athenienses^ toi cladibus extinclos^ sed colluviem nationuiii. Tac, il?in., Il, 55. j» >i

7. Philosirate, Vies des Soph,^ 1. II, Hptoôr,ç, p. 552 if., eti. de Paris,

Mai^eîlle et d'Ephèse faisaient-elles tl^jS aux rhéteurs atfiéhieWs, une désastreuse concurrence. Elle s'en consolait avec les éloges de Cicéron ' et les flatteries de ce Pomponius, aïni de tous les grands persibnaé^y lié Rome, qui rfè vou- ÎAit^l'autre 'ribm que celui d'Athénien.

C'est qu'au milieu même de cette décadence, Athènes i-feslait le refuge du vieil fept païen, le îàfë prînbipal de rhelIénlMfe êl (ïé'la philosophie ^ En vain saint Paul viendra dire à ces élèves dégénérés de Socrate et de Platon, fitiéi' est le dieu inconnu auquel leurs pères élevaient des Sitefs*, sa voix restera sans écho au pied du Parthénon ; mais elle sera mieux entendue dans la rivale d'Athènes, Corinlhe, que César a tirée de ses ruines et peuplée 'delomaîtls. Ces ïiouvé'aiiîi 'Mlis dans une ville qu'ils né conni'iissent point', n'y continueront pas les sacrifices antiques, m les vieilles traditions. Coiinthe, ville de comaierce ef (le /Mi^^yjpHfîllI^téêntrfe tleux mers, lien dérOrient k deVOccîdent, verra' se presser dans ses murs un immense cou cours de peuple où l'apôtre recrutera une nombreuse milice, moins nombrèstisè [Mrtaiit que celle qui restée fidèle à une mollesse proverbiale méritera à celte ville le nom de Corinthe la parfumée '.

Polybe disait déjà qu'il ne donnerait pas six mille talents du Péloponnèse tout entier. Combien, depuis ce temps-là, la misère ne s'étaiMl)^ pas accrue ? Mainte ville y était trop pauvre, même pour faire les frais des adulations officielles. Fallait-il honorer quelque Romain puissant, ou grattait une

lir.ii i\

1. Si litteras grucas Aihenis didicisses. Oie. in Caril.^ 12.

•2. Pausan., I, 17, J ; ihid., 24, 3 ; X, 2G, G. Joseph l'api)eUe quelque part la plus religieuse des cités païennes , et AlUétiée 'EXXâSo: u.ovgeiQV , eaxia xat TipiavEtov. V, 12; \1,65. '

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