‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 33 sur 191 · Ev 7;f>)ci xa^àj; xz-zayj.'jy.évt). App-, B, C, V · texte numérisé non relu

Ev 7;f>)ci xa^àj; xz-zayj.'jy.évt). App-, B, C, V

44 g I. DÉSOLATIUX DE L\ SICILE.

loii^' pèlerinage, les KBttains luf ^Mërit éfeVé tih^^îeiAp^^^^ dans leur ville, et Horace chantait Vénus Erycinè.

"Li poésie célèbre souvent les campagnes et TheureUse e\i^t!ence qui s^écëuld âii'i'FMgy î c'est! aux cités quelle W. Théocrite , le plus vrai des peintres de la nature t^iistique , avait tour à tour chanté à la cour de Philadelphe et à celle d'Hiéron. il y avait de cela près de deux cents arlk*,^'' 'et depuis deux cents ans la Sicile avait vu décliner la pt-os^érilé de ses villes, moins encore par l'effet de tant de guerres idéxpiables , dont elle avait été le théâtral iïie pairies inquiétudes qu'avaient incessamnnent causées les brîgatids de terre et de mer. Devenue la ferme du peuple romain, possédée par des YnMtrcs qui dé|)enJaîytif hu loin Torque lôur donnait son sol fécond, elle n'avait plus ni cour, nî princes^ ni riches citoyens qui offrissent au génie cette hospitalité si>tWpiïêàsg' qiieBiéron ddnlirfir jadis à Pindare, à Siitionide, à Eschyle, àEpicharme*; et les muses se tâî^aiyriV effarouchées, au milieu de cette population de pâtreè féi^^ls qui^PMaM'ëbjours le soutenir menaçant d'Eunus et d'Athénion. « Dernièrement , dit Strabon, pendant ([ue j'étais à Rouie, on y amena un certain Silurus qui se faisait rffir^ét&'lëlis'aé' l'Etna. A la tête d'une troupe nombreuse, il avait longtemps désolé tous les alentours delà montagne. On l'exposa dans l'amphithéâtre , durant un cond^at de îMdiateiirs, éîir^%né'Mllle"àtradè qui figurait l'Etna. Le combat achevé , la montagne s'abima et le fils de l'Etha se trouva précipité au milieu des bêtes féroces qui le mirent eil'î[iiëëes. >»

En traversant la mer d'Ionie, nous trouvons la Crète, à qtii sa fécondité avait mérité le surnom deVIle des Bienheii^'

1. Un Sicilien écrivait alors même à Rome, Uiodore; mais on le consulle plus qu'on ne le lit, bien qu'il y ait çà et là de fort belles choses, suçtout dans les inlroductians de ses livres.

CRÈTE. 4i>

rmXyQX dont Arislote disait que jamais position ne fut plus favorable pour l'établissement d'un grand empire ^ E'ie touch^çB eflet d'une part à l'A^s^i^j^e jjpgiî ajf.P^^ponnèse et elle commande les communications de la mer Egée avec la Méditerranée. Cependant, sauf un moment, où on put l'appeler Tlle aux cent villes ^ les hommes ont icifeH mentir la nature. Depuis l'âge héroïque, la Crète vécut dans^ l'pmbre. et à l'écart. Nons ne savons rien de la lopgue rivalité ^g j^s deux plus puissantes ^|f\r. C»ps$^ et Gortyne. La perte de cette histoire est peu à regrette^; si riçn n'a surnagé, c'est qu'il n'y çut là rien de graiid. Dès le temps de la guerre du Péloponnèse.,! cfJtÇjîJ^s était un repaire de pirates, et tous les partis y trouvaient du courage à vendre. Les Cretois conservèrent ces habitudes aussi longtemps ^guy leur indépendance ; leurf, |ii;jï cliers servaient dans toutes les armées et leurs corsaires attirèrent sur eux la colère de Rhodes, qui les obligea d'invoquer le§ Achçeo? et d'appeler |>j^ii|opœmen, puj^.5tp,fjÇf;9^rir à la médiation de Rome,. Cependant le sénat, à son, tour, fut obligé tle les châtier pour avoir donné assistancpj aux brigands de Cilicie. Mé|^il|is les força (^||e^SDef| tous leurs vaisseaux. Mais ils avaient bravement soutenu la lutte, tué un préteur et résisté trois ans. C'était biei^, fifjir^ Toutefois il le^r jq ^(içiûta cher. Plusieurs yplp^ tombées sous la rude main de Rome, ne se rejevèreni pas; et les pivis riches cantons de Tile entrèrent dans^Jl*?, do.ni^jpe puWic (Ju peuple romain. Octave, en un jour de générosité, c'était le lendemain de la défaite de Sextus, donna à Capoue des terres en Crète, près de Ciiosse qui étaient d'un revenu de 1200000 sesterces' et dont

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