Vell. Palerc.,lly
4Cy $ I. COLOMES DE I.A TllHACE.
nous trouvons Capoue encore en possession 400 ans plus tard*.
La Crète ne formait, avec la Cyrénaiqne, qu'une seule province. Parmi ses vieilles lois, il y en avait une qui recoimaissait aux habitants le droit d'insurrection contre leurs magistrats prévaricateurs ^ Montesquieu l'approuve « parce que les Cretois avaient le patriotisme le plus ardent, le moins sujet à faillir. L'amour de la patrie corrige tout \ » E>\, il a raison, mais à la condition de ne point porter cette loi hors des petites cités où la vraie majorité des citoyens se montre aisément. 11 va sans dire qu'après avoir fort usé de ce droit, au temps de leur liberté, les Cretois l'oublièrent sousladomination romaine. On n'eut même plusà leur reprocher leurs vieilles habitudes de piraterie. « Eux, dont Ihabileté maritime était proverbiale, dit Strabon, ils n'ont même pas un navire \ »
Au nord de la mer Egée, dans laThrace, les colonies grecques avaient couvert tout le littoral des bouches du Strymon jusqu'à celles du Danube. De tant de cités, que restaitil? « Les Thraces, dit Appien, s'étaient éloignés des côt^s (Je crainte des pirates, les Grecs en prirent possession; l'agriculture et le commerce y fleurirent. Mais Philippe les chassa, et l'on n'y voyait plus que les débris des temples qu'ils avaient élevés \ » Strabon nous manque malheureusement ici. Mais ce qu'il dit ailleurs ne permet pas de supposer une bien grande prospérité dans ces régions: « On trouve encore, dit-il, quelques Grecs sur cette côte. »» Il voulait sans doute parter d'Abdère, ville libre et tière de
il,
t. Corp. inscr. grâce, n° 2597, et note de Bœckli.