‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 45 sur 191 · PEU DE COLONIES ROMAINES · texte numérisé non relu

PEU DE COLONIES ROMAINES

proprement dite et Cilicie. Les colonies y étaient peu iiom*^ breuses, car TAsie n'avait pas fait une résistance qui nécessitât de grandes précautions. Les armées n'y ayant guère séjourné, on n'avait pas non plus trouvé l'occasion d'y établir des vétérans ; et puis elle était bien loin, bien mal famée pour les mœurs ; et le sénat avait encore assez de pudeur, quand il ne s'agissait pas de lui même , pour aimer peu à fuire vivre ses colons à la grecque *. Cependant, les côtes du nord, qui regardent les barbares, avaient éié occupées sur plusieurs points; la belle et forte place de Sinope, dont la marine îivait autrefois dominé tout l'Euxin, Héraclée ^ Apamée de Bithynie, Lampsaque, où Épicure avait longtemps enseigné ^ avaient reçu des colons romains. Mais Priisiade, Cyzique qui avait rendu tant de services durant la guerre de Mithridate, Ilion et ses ruines vénérables, berceau du peuple romain, comme ou voulait le croire alors*, Magnésie du Sipyle, CMos, qtié Mithridate avait ruinée et que Sylla releva, toute la Lycie régie par une sorte de gouvernement représentatif \ Pluisélis,

ibid., GO), Sélcucie du Calycadnos, depuis Auguste (fd., ibid.^ 66, et Slrab., XIV, p. 671) , iEgées (PL, V , 27). Séliiionte paraît avoir été colonie. Cf. licckcr, III, I, p. 164-172.

1 . Voy. ilans Piaule ce que c'est que de vivre à la grecque : pergr.vcari. Sur Apauiée Cf. Eckhel, P. A\, II, p. 406, et Mionnet, Description des rnédailles^ II , p. 412.

2. Sur Héracléc, voy. un mémoire de l'abbé Gédoyn , dans les Mém. de VAcad. des msc, t. XIV, p. 279-333. Sur Sinope, tbtd., t. X , p. 465, et XXVI, p. 4.56. La colonie y avait été établie par (^ésar en 45. Cyzique avait un territoire qui s'étendait du Granique au Rhyndacos.

3. App., B. C, V, 137, et Slrab., XII, 563. Au sud , les Romains colonisèreut Âuiioche de Pisidie [Col. Casarea Antiochia), sans doute à cause du voisinage des Isauriens. Strab., XII, 577; PL, V, 27.

4. C'est César qui , à l'exemple de Sylla ( App. M., 61), l'avait déclarée libre et exempte de tout tribut. Strab., XII, 594. Voy. Bœckh, Corp. inscrip., n" 3595, et not. ad h. l.

5. Après Philippes, Antoine avait donné aux Lyciens Limmunilé d'impôts, àreXsK çojiwv. App., B. C, V, 7. ^ i ' ^

60 § I. VILLES LIBHKS.

Tarse, dont les écoles surpassaient celles d'Athènes et d'Alexandrie, et où étudiera saint Paul*; peut-être en,core Amastris, Pruse, très -certainement une foule d'autrès étaient libres ^ , c'est-a-dire gardaient leurs lois et leurs magistrats, à condition pour la plupart de payer le tribut, pour toutes, d'obéir aux magistrats romains. Rhodes, qui possédait une pârfie ae*^la côte opposée du continent , passait toujours pour une des villes les mieux gouvernées qu'il y eût au monde et se croyait encore indépendante.

On trouvait aussi, même au centre des provinces, de petites principautés sacerdotales ou laïques. Les Romains^ aVaient laissé rinierieur de la Puphlagonie à des chefs indigènes ^ Amisus, déclarée libre par César, puis livrée par Antoine d'uW t^ran

►ine au roi de Pont, était retombée sous le jçug m *. Olbe, en Cuicie, avait un temple dont Ajax

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