‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 46 sur 191 · Un de ses citoyens avait clé le loaitrc d'Auyustc · texte numérisé non relu

Un de ses citoyens avait clé le loaitrc d'Auyustc

2. Dion, XLIII, 26, et App. 1^. C, y^ 7. Pruse n'obtint probabhijiciu ia liberté que sous Trajan. Becker, lîl, i, p. 153. Dans la seule province d'Asie, on trouve meiUionnées comme étant iihres, pour des époques, il est vrai , différentes, Alabanda (T. Liv., XLlll^ G),, îàvcç J'jumuniilé ATKLEIAC ALABANDEliN , Eckliel, /;. iV., Il , p. 571), Apolbuiis (Cic, pro J^lace:, 27) , Caunos {ibid.) , Chios (Pi. V, 31, et Bœckli , n" 2222) , Halicaruasse (suivant une monnaie do<it, il est vrai, Eckliel suspecte l'authenlicité. II, p. 582), Cnide (PL, V, 28), Cos (Tac, Ann. , Xll , 01), Myli- U-ne (depuis Pompée, Vcll. Pat. ,11, 18;,Mylasa (PI., V,2y), Phocée Lucain, Fliars., V,53), Samos (ïd., V, 31 , 135)» qui dut ce titre à Auguste (Euseb., Chron.^ olynip. CXC) , Strauonice i^Pi., V, 29), Terni era en Carie (W.^ ihid.), Teos (Bœckli, Insc, n" 3045). — En Billiynie, je trouve trois villes libres; OhaIcédoinc(P1., V, 32Vv Amisus, depuis César et Auguste (Eekllel-, i?KA'.,Ii, p. 347-340; elle était aussi fédérée), Trapézontc (PI., VI, 4. Voy. ci-dessous p. 93 d'autres villes libres et fédérées. « Sauf les questions de paix et de guerre sur lesquelles les Romains ne souffraient pas de discussion, ils faisaient toutes leurs affaires eux-mêmes. » Sirab., XIV, p. C54. Ainsi jusqu'à Pline, les gouverneiu-s de Bilhynle n'étaient jamais intervenus dans l'adminisiralioi! dés affaires intérieures d'Apahiée^, Ep. X, 66-57.

3. Strab., XII, p. 541. Surtout le pays autour du mont dgassys

4. Dion, XLII, 48. Fort niallraiiée parce tyran nommé Straton,ellc dut

SOI VEIUINKIKS SACERDOTALES. {j\

( ■ . „, ^ ' ,/ • Il ■.. . Il

passait pour le tun(Liteui\ et auquel étaient atlacliés d«*6

N, . • ; Jiii/T ■'♦ïiir.r' , ^ ^"i" iir*:T n

aomauies considérables qui composaient , en faveur du grand prêtre, une sorte de souveraineté appelée la prin^ cipaulé ou la prêtrise, de Teucer. A l'autre extrémité de rASji|e Mineure, un chef de bandits, Cléon, cantonné dans 1 Olympe , s'était formé peu à peu une armée et un territoire. Des .courses heureuses contre les agents de Labiénuâ, au moment où celui-ci franchissait le mont Amanus à la tête des Paithes, avaient légitimé, aux yeux d'Antoine, ses précédentes entreprises et il était passé de brigand, prince. 11 n'en venait pas moins de trahir à Actium son hîenfaiteur, et Auguste allait l'en récompenser en lui donnant deux cantons de la Mysie avec une charge de grand prêtre'. , ,

Antoine n'était pas heureux dans ses amitiés, un autre dynaste qu'il avait fait, Amyntas', le trahit également ; un Galate lui resta plus fidèle. Eà pariié onèhtale de la Biihynie ou le pays des iMariandyniens appartenait tout entière à la ville d'iléraclée, qui avait réduit les indigènes à la condition de$s Pœnestes de la Thessalie et des Mnotes de la Crète, ne leur laissant d'autre droit que celui de n'être point vendus hor;> deja, p^oyiocç/ 4prps ^ de Mithridate, les

Grecs d'Héracléè avaient cédé è des colons romafns une partie de leur ville et de leur territoire. Antoine toujours prodigue du bien d'autrui, donna au Galate Adiatorix la portion restée aux Hêrat^léotes. Ce ri'etaif (lu'uhél moiOê ; pour avoir l'autre, le Galate surprit pendant une nuit les colons romains et les égorgea. Ce fait qui se passa quelque

•r •t"ll

'Il ■■"(Mii'-iii'"ï.t :<-tf ■<•' I: i':"' . Il II '"i "••'■', t:>

:i Ml

:firil>^

"il'; ."S

a Auguste la liberté (Strab., XII, 547}, qu'elle conservait encore sous Trajan. Pline, Ep.X,dit : Amisus libéra et [œderata legibu^ m0 fi^tMirt

1. Strab., XU, 574. ^,^., ..,,,,. • ... ^^ -:, .* ■' .ï,,.-^ ■■•

2. Il lui avait donné la PIsidie avec la Plirygic. Paroréa /et le» villes d'Apollonie, d'Antioche et de Philomeljum. Strab., Xll, p. 469.

62 LE GAULOIS ADIATORIK.

temps avant Âctium, donna lieu à une louchante hifiloire. Adiatorix , fait prisonnier en combattant pour Vimjyefntor d'Alexandrie, fut condamné à périr avec le plus âgé de ses enfants. Comme on le menait au supplice, le second fils du coupable voulut se faire passer pour l'aîné , et réclama le droit de mourir avec son père. Une vive contestation entre les deux frères tint longtemps les soldats en suspens. Le plus jeune à la fin i'emporla : « Mon frère, disait-il aux siens, est plus capable que moi de relever notre maison.» Auguste instruit trop tard de ces circonstances, regretta de n'avoir pu empêcher l'exécution, mais il récompensa le fils d'Adiatorix du dévouement qu'il avait su inspirer, en le nommant grand prêtre de Comana Pontique*. De pareils traits ne sont pas rares dans l'histoire de cette race gauloise qui sut tant de fois racheter les vices du caractère par les qualités du cœur.

La province d'Asie renfermait, disait-on, cinq cents villes-. Les plus belles étaient : Cyzique, sur la Propontide et Smyrne, qui marquait sa monnaie à l'elfigie d'Iïomère ; les plus riches : Éphèse^ célèbre par son temple de Diane,

1. Strabon, Xll, 558. Six mille esclaves et un territoire de cent quatrevingt stades appartenaient à ce temple, /d., ihid.

2. Jos,, B, J.,1I, l(î, 4. Sylla, pour faciliter la levée des impôts, les avait partagées en quarante districts. Cassiod., C/ironïc, ad ann. 84 : « Asiam in quadringenta regiones Sylla distribuit. » Dans chaque district une fille servait de chef-lieu, et on y conservait les archives, Smyrne, par exemple, avait un àpxst^ ^ comme on le voit dans les inscriptions n'" 3292, 3295. etc., de Bœckh , et un ypew^'jXà/.tov, n" 3282, où se gardaient les titres de créance, les actes d'hypothèquesj Aphrodisias, n" 2842, un àp/.cîov, etc. ; Nysa, en Carie, n° 2943, un ypa[j.[xaT£ïov ; Pessinunte, n" 40G4, un YpaiJi(jLaToçuXâxiov.

3. Strabon, XI V, C4letseq. Les descendants de Codrus portaient encore 1 Éphèse le titre de roi, la robe de pourpre, le sceptre, et avaient le droit de présider les jeux et les sacrifices de Cérés Eleusine. Mais Ephèse avait un privilège funeste, le droit d'asile pour son temple. Alexandre avait étendu ce privilège jusqu'à un stade, Mithridatc jusqu'à la portée d'un trait lancé d'un des quatre coins du toit du temple. Antoi;ie doubla cette me-

ÉT>H^S1Î, MILET, CYME. ^

élVfn&lgré son mauvais port, Fenti^cpôt principal des marchandises de Grèce et d'Orient : Laodicée , à qui un de ses citoyens, Hiéron, avait laissé deux mille talents et dont un autre, Polémon, f^t feit roi^ Tralles où Pythodoris avait des terres valant aussi deux mille talents; César les ayant confisquées en punition de ses relations avec Pompée, Pythodoris eut encore assez d'argent comptant pour le* raclleter. Ge n'était donc pas à Rome seulement, qu'on trouvait cette malheureuse concentration des fortimes, dont nous avons vu les tristes effets , elle existait plus ou moins et par les mêmes causes , dans tout le monde grec et romain. Apamée de Phrygie était la seconde place de commerce de l'Asie, aussi l'appelail-on Cibotos^ le grand coffre. Elle s'élevait sur le Méandre au cours capricieux et changeant. « Toutes les fois qu'il dérange les limites des propriétés, en rongeant les angles flë 8^ rives, on lui intente, dit-on, un procès, et s'il est convaincu, on le condamne à des amendes qui sont prises sur les péages. » Le fleuve payait ainsi lui-même ses dégâts'.

Miîet, avec ses quatre ports, dont un Seul pouvait contenir une flotte entière était, après Éphèse, la plus grande ville de l'ionie, comme Lesbos et Cyme étaient les deux plus importantes cités de l'Éolide. Mais les Cyméens disputaient aux Abdéritains le privilège de défrayer à leurs dépens la verve sarcastique ddfe plaisants, san§ que Éphore et Hésiode, leurs compatriotes, pussent plaider pour eux contre leur réputation malheureuse ^ Synnade avait des

i li-ii'

sure, de sorte qu'une partie de la ville était comprise dans l'enceinte privilégiée, ce qui y faisait pulluler les malfaiteurs. Strab., ibid. t. Strabon, XII, 578.

'2. Strabon, XII, 580.

3. Cyméen était synonyme de stupide. Strabon, XIU, 622. Hésiode dit lui-même. Opéra et dies, v, 633-640, que son père avait quitté Cyme pour venir en Béotîe à Ascra.

COLOPHOX.

m PKR(iAME, SARDES,

inarbVes pi^&ionx, Cil^yra des fabriques '(ïeTer cïsfeï^. t*er-

gàitie, où l'on voyait' encore lés dépouilles de CoriDthe,

. • . . . > . •' ■ ' ' .-...•'il''"'

jaidîs envoyées par Mummius à Attale^ conservait uii pçu oe I activité littéraire que ses rois y avaient encouragée. Mais AVftoine venait de lui ravir, au profit d^Arexandrie , la rrùhé bibliothèque qu'ils y avaient formée. Un de ses citoyens, Apollodore, était en ce moment 1 ami cl^^ugi^ste ffui dai gn art' #ce voir c(ie lûî'cïes leçons de belîes-iettre^). Sardes « ne le cédait à aucune des cités voisines » et fournissait des orateurs et des gens de lettres^ çpnnne Ibîites lés villes de ces régions . Citons encore Colop^on et son oracle d'Apollon que Germanicus consulta , Scepsis, qu'on disait la patrie d'Ènée, et où s^ étaient retrouvés lis ilMtiscrit^ ttiûtilés-dè th^op^raïie et (î*i^istole^, qùe^Syl^k ètnpôrta plus tard à Rome, enfin, (oute cette riche ceintui^e de villes qui bordaient la Propontide et répandaient Ta vie stlr sds t/àrds : Abydos, le granci' passage d'Europe eri Asie, PnriunT, Lani'psaque et Cyzique que nous avons déjà nom- 1Yié(»â, Pruse, au pied de l'Olympe, etdont Strabon vante l'exctnéiit^^oyvernement,ÎViceé,1à ville la plusconsidéralilè lîe TàÏÏîthyriieè't fa patrie d'iïipparque,1e plus grand astronome (Te l'antiquité; Nicomédie, la cîipitale de la province, enfin M^la' ckéde^ aveugles » Chalcédoine, où était né Xénocra^e le diàcîpîe bien-aimé de Platon.

"L'Asie avait beaucoup souffert dans les dernières convulsions de la république, sans même lavoir eu, comme la Gîiule; rEspagrie et l'Afrique^ la consolation de s'être mêlée ayec quelque gloire à la lutte. Ses préférences avaient été

.U. A ,-iVjmii ;*;■£ ,

îïïFO'i}

,.'ï Bll

Page 1