RUINES DANS LA CYRÉNAÏOCE
bi^lm el grandioses qui portent la double empreinfe de l'art de TKgypte et de la Grèce \ des resîes de châteaux fièrement posés sur toutes les hauteurs *, et des voies entîOfe sillonnées des profondes ornières qu'y tracèrent les chars antiques », attestent la prospérité de cetle terre féconde , le Jardin des Hespérides. Arsinoé, Ptolémaïs, Ciyrène *, sorit encore là*, couvrant des espaces immenses, mais silencieuses et désertes, car il n'y a plus que le Bédouin errant qui vienne boire à la source sa<*^e près de laquelle Callimaque écrivait ses hymnes à Apollon et à Pallas \ Comme ces villes pétrifiées que les Arabes disent avoir vues au désert, la vie s'est retirée d'elles tout entière ellb voyageur les retrouve gisant sur le sol, enveloppées
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»,,**t " P''^^ ^^ Slanla. En approchant de Cyrène, l'armée traversa penclknt plusieurs heures des ruines qui |)araissaicnt être celles d'une seule ville détruite depuis des siècles, •> DeJla Cella.
2. Il n'y a aucune cime, dit Uilter (t. 111, p. ns de la trad. franc;.}, qui ne soit couronnée de ruines d'un vieux château ou d'un fort, aucun fort qui ne soit entouré de fossés creusés dans le roc et de constructions reînarquablefe pratiqués dans l'inlcrieur de la mouiague. Cyrène est â 510 mètres aujdessus de la mer qu'elle \oit el d'où ou l'apercevait assise sur les collines qui descendent en terrasses successives jusqu'au port. — Son territoire présente une végétation vigoureuse, grûce aux pluies périodiques qui y tombent et qui justifient le mot des Libyens ^Hérod., IV, 158) de ciel perloré, èvxaùôa ya^ 6 oùpavôç TÉxpyjxai. La Cyrénaïque ayant par l'élévation de ses montagnes une grande diversité de climat avait aussi une grande diversilé de produits; ou y récoltait durant huit mois de l'année. L'huile, le vin, le blé étaient les principaux produits, outre le silphium dont les ieuiiles éuienl excellentes pour les troupeaux et la tige pour les hommes; la racine donnait 1 assa fœtida, fort estimé des anciens, comme elle l'est encore aujourd'hui des Orientaux.
a. Cap. lieechcy, p. 400,
4. Cyrène avait donné naissance à Callimaque, Eratostliène , Simon et Arisdppe, le foudatem- de la secte cyrénaïque.
,,,6. Arsinoé couvrait uue plaine de trois quarts de lieu d étendue, qui aujourd hiù encore est entourée d'une muraille colossale. Les ruines de tUolémaïs ont plus d'uue lieue de circuit. Ueila Cella, Viagyio, etc.
e. Les Bédouins chassés du désert par l'été viennent chaque année avec leurs troupeaux chercher l'eau et la verdure dans les montagnes de Cyrène. Cap. Beechey. Exped, ta North, Afric^ p, 354.
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84 ,S '• RICHESSE DE LA CYRKNAÏQrE.
(le leurs vieilles murailles comme d'un linceul^depienp. Spectacle plein à la fois de grandeur et de tristesse que l'Orient seul peut nous montrer, parce qu'iiifstjl'^alnè^^ monde et qu'il a vu passer autant d'empiries que nfetre je^ne Europe compte de siècles d'existence. Ces vieifles ruines ^en cachent d'autres, en effet, et reposent sur ^lin sol qu^avait foulé, avant l'arrivée des Grecs, upe^popuTatpn civilisée. Les monuments portent ici des inscriptions en
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La Cyrénaïque, pays de montagnes, de sources el de forêts, mais sans fleuve, ressemble cependant à l'Égypie par sa fertilité et son isoien^ent. Comme la Wallee du ^ll, elle est entourée de déserts affreux et n est abordable' du
essences de roses ^ rhuîle, la meilleure qu'il y eut au mohde, surtout les vins ; aussi Bacchus y eta\t-ir eii grand honneur. A chaque pas, on trouve les débris dé ses temples. Ajoutons les produits de rindustrie (ïes'cînq grandes villes, Bérénice, Arsinoé, Ptojemaïs, Apolloiiie et Cyrerie, qui rivalisaient de richesse et de luxe avec les cites grecques de ilonie. Là naollesse des Cyrénéens ëtaii devenue proverfiiale^! c^était biéii là que la philosojphie devait dire pour deTniér mot : « le bonheur est dans le plaisir. »
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llhl^ JCes points sont aujourd'hui Tajouni, Bengazi, peut-être l'ancienàe Bérénice, et Marza-Sousa, l'ancienne Apollonie. Ce serait, dit Ritlcr, H, 239, une admirable colonie pour une puissance européenne.
2. Atliénée, XV, 38. Elle exportait aussi du blé, du miel, de la cire et du. 1)0)8 de genévrier si estimé à Athènes sous le nom de Thyon, ^ Rome sovs pcini de Çitrus. DIAvezac,, jM/ri-^we an(\i€nne,. ,t,.^,^,„i.,i ,jj„ ,uu\
3, Le poëte comique Alexis, cité par Athénée se moque fort de ,|eMrs ongs festins. « Invite un convive, dix-hui^/iep|i^'9i|t^\»r .^î^' c^rs^^^^a^^ rente chevaux. » Ap. Alh.,Xn, 1. -jj^g ^^ n^/ .nodsT
LES SYUTliS
Le testament de son dernier roi avait livré cette hclté
contrée, aux nomams^ ; ils en avaient tant d autres (lue jusqu alors ils avaient donne peu d attention à cette pos-
session écartée : les empereurs s'en préoccunetont davantage; de belles ruines romaines attestent encore leur soiî^
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et le rivage de rri'arais
La grande Syrte, qui touche à la Cyrénaïque, est comme le champ, de bataille ae la mer et du Saliarâ. Les values de 1 uni^, poussées durant neuf mois par les vents du nord, luttent ici avec les sables que l'autre envoie, (
q offre qu une, alternatîye de dunes mouvantes, -„ .„ „
salârits et de phVnies couvertes d'une couche de sèîde trois à qtiatre pouces d'épaisseur. Le golfe n'est pas plus sirr pour es nayires que la côte pour les caravanes ; lé courant .quf porte les eai|x à rest sje brise contre le plateau de Barca et est r^iléchi en mille directions qui causent au milieu de ces bas-fonds une agitation extrême et dan^e- ^reuse '. I^es C^renéens et, les Carthaginois s'étaient cependant dispute cette triste région, et des villes 's'y étaient élevées » La chute de Carthage et la cessation du grand commerce quelle faisait par ce pays avec l'intérieur de l'Afrique, amenèrent leur décadence ; l'empire leur rendra
bientôt une prospérité qui durera autant qae iuij^^^ll Afrique esi toujours ou d une merveilleuse richesse ou d'une désolante stérilité. Entre la grande et la petite Syrte que sillonnent les monts de Gouriano, dernières terrasses dïï-fAttîTS, çà-Btià, te sol fertile TCpaTattTies environs de Leptis la grande et la vallée du Cinyps rendaient, dit
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(. A Cyrène, à Bérénice, coninic à Alexandrie il y avait beaucoup de Juifs qui formaient une communanlé à part. Cf. Joseph, .1. /., XVI, G, i, "" et'Bœcth,7n5c., n» 536i: ""^ ■"**''! ''^^^ »*-'"'-"'^ '
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