‹ Etat et avenir du Canada en 1854 [microforme]Chapitre 15 sur 26 · LL. RENAN RSR RO TA do · texte numérisé non relu

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46. L’exportation du Canada en fait de ‘ produits de la mer? pendant les 4 années qui se sont écoulées de 1850 à 1553 inclusivement, s’est montée en moyenne à 253,075 6s. 3d.; montant bien moins grand, comme on peut l’observer en passant, que celui auquel s’est montée l'importation des mêmes articles dans la province durant la même période. L’exportation du poisson du Nouveau Brunswick s'est montée en moyenne pour ces mêmes années à la somme de £42,322 9s. 0. Je ne puis donner des renseignements semblables sur lexportation de la Nouvelle Ecosse, mais je trouve dans le recensement de cette province pour 1851, que le produit total des pêcheries est éva-

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47. La libre navigation du St. Laurent et des canaux qui s’y rattachent ouverte aux bâtiments des Etats-Unis, et qui forme la troisième concession faite à ce pays par le traité en question, m'affeete que le Canada ; et il est facile de voir d’après les faits que révèlent les tableaux transmis ci-joints, que ce ne sera pas au détriment de ia province que les américains en retireront quel que avantage. Dans l’état général des affaires de la province, les canaux du St. Laurent sont chargés de la somme de £1,352,102 14s., et le canal Welland de Ja somme de

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£1,361,868 16s. 5d., sommes qui représentent respectivement le montant employé à les construire. Ce dernier canal a, depuis plusieurs années, été ouvert aux bâtiments des Etats- Unis, pendant qu’ils étaient en grande partie exclus des autres, puisqu'ils n’ont pu passer de Montréal à Québec ; et bien qu’indubitablement il y ait d’autres circonstances qui contribuent à . faire du canal Welland une source de revenu supérieure, il est cependant un fait qui mérite d’être mentionné pour démontrer les tendances d’un système de commerce moins restreint, c’est que le total du tonnage des bâtiments de toutes sortes qui ont passé par le canal Welland en 1853 a été de 1,072,248, contre un tonnage de 620,399 qui a passé par les canaux du St. Laurent; le tonnage des articles transportés sur le premier a été de 905,518, contre 651,101, sur ces derniers, et le revenu du premier a été de £53,452 165. 9d., contre £19,726 14s. 9d., pour ces derniers.

On est dans l’habitude, me dit-on, depuis un grand nombre d’années de construire des vaisseaux sur l'Ohio, pour un tonnage considérable, à des endroits où le bois est en abondance, et de les descendre jusqu’à lPOcéan pour les y vendre ou exporter, dans la saison où les eaux sont hautes dans les rivières de l’Ouest. Il est probable que cette industrie sera exploitée sur les bords de nos grands lacs, lorsque l’on aura ouvert aux bâtiments Américains une issue à la mer par la voie du St. Laurent.

48. Sur le grand total des exportations de produits et objets manufacturés du Canada en 1853, se montant, ainsi qu’on le voit dans ces tableaux, à £4,890.678 14s. 8d., le chiffre des exportations aux Etats-Unis se monte à £2,205,106 17s. dd. On peut sur ces Chiffres se former une idée de l’étendue du commerce qui se fait entre le Canada et les Etats-Unis et de l'importance des clauses de réciprocité pour ce commerce. Sans doute qu’une grande partie de cette exportation passe par les Etats-Unis en entrepôt, mais l’on peut supposer d’un autre côté que les amas considérables de produits Canadiens qui jusqu'ici se sont vus obligés de chercher d’autres marchés en conséquence des droits élevés du tarif américain, entreront dans la consommation de ce pays lorsque les droits seront abolis. On peut se former quelqu’idéee de l’accroissemeat du commerce de transit parles Etats-Unis, en considérant le fait

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‘ seulement au Canada, qui pour l’année expirée le 31 décembre

1847 était de £4,461 19s. 9d., se montait pour les neuf mois expirés le 30 septembre 1854 à £977,805 4s. 1d., et que la valeur des produits canadiens mis en entrepôt à Boston était, pour l’année expirée le 31 décembre, 1850, de £12,906 5s., et que pour les trois premiers trimestres de 1854 cette valeur s’est montée à £1253,245 8s. Od.

49. Les produits naturels du Canada qui entrent sur les marchés des Etats-Unis peuvent être rangés dans les deux classes suivantes: Premièrement, les articles pour lesquels, dans les Etats-Unis ou dans la partie des Etats-Unis au moins qui avoisine la partie fertile du Canada, il y a demande constante bien que variée d’intensité. (L’abolition des droits élevés qui pèsent sur cette classe d’articles importés du Canada sera évidemment bien profitable pour l’exportateur canadien puisqu'elle élève la valeur d'échange de ses produits et recule plus loin la limite où l’augmentation dans la demande l’oblige à se soumettre à une réduction dans le prix. \

50. L’autre classe de produits naturels du Canada entrant sur ce marché, comprend des articles qui, pour la moyenne des années, sont produits dans les Etats-Unis sur une échelle qui excède la consommation intérieure du pays, et que généralement les Etats-Unis ont l'habitude d’exporter. Il est peutêtre plus difficile de déterminer dans ce cas que dans l’autre, la somme précise d'avantages que le fabriquant canadien retirera de l’abolition des droits sur le produit qu’il importe sur les marchés des Etats-Unis,—et il faut être bien au fait des mouvements du commerce pour pouvoir le décider d’une manière satisfaisante. '

51. On pourrait s’imaginer, par exemple,que comme les Etats- Unis sont dans l’habitude d’exporter du blé et des farines sur le marché dans lequel ils rencontrent le manufacturier canadien sur un pied d'égalité, le prix de ces articles en Angleterre sera

déterminé par celui qui règne à l’étranger et que partant, sauf dans quelques rares exceptions, il est de peu d’importance pour le manufacturier canadien de blé et de farines d’être exclus des marchés des Etats-Unis par un tarif élevé. L’expérience ne vient cependant pas, je conçois, à l’appui de cette conclusion. Que ce soit dû aux inconvénients qui résultent du système d’en-

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trepôt ou” à la valeur supérieure que l’on attache à un article admissible sur les deux marchés au détriment de celui qui n’est admissible que sur un marché,—le fait semblerait être que le prix du blé et des farines du Canada, en proportion de leur valeur intrinsèque, a toujours été au-dessous des prix américains, bien que pas pour tout le rnontant du droit américain, durant toute la période qui s’est écoulée depuis 1846, époque où les produits des Etats-Unis furent placés sur les marchés anglais dans une position plus favorable que celle que le produit canadien occupait sur les marchés américains.

52. Des circonstances qui sont toutes de goût et de qualités affectent re résultat d’une manière vraiment remarquable. Quand j’arrivai à New-York en Mai dernier, je rencontrai l’un de ceux qui cultivent le plus en grand le blé en Canada, et il me dit qu’après avoir fait toutes les perquisitions possibles, il trouvait qu’il était plus avantageux de payer le droit américain sur son blé et de l’oflrir sur les marchés de New-York que de l'exporter en entrepôt. Le prix du grain était encore très-élevé à cette époque sur les marchés anglais. 11 est à propos de faire remarquer ici que ce monsieur cultive du blé d’une bien belle: qualité, et il y a peu de doute que si le traité de reciprocité eut été en opération, cette partie du prix de sa marchandise qui est centrée dans le trésor des Etats-Unis, serait restée dans sa bourse.

53. D’ailleurs il est probable qu’en outre des principaux produits des colonies, tels que le blé, le charbon, le poisson et ie bois, des articles qui jusqu'ici n’ont pas été exsortés sur une bien grande échelle, parce que la valeur en est proportionnellement trop basse pour le volume, vont se frayer un chemin vers les Etats-Unis, en vertu des clauses du traité. A l’appui de cette assertion je puis dire qu’une personne, qui désirait beaucoup savoir si la pierre serait comprise dans la liste des articles soustraits aux droits, m’informa qu’il avait constaté qu’il y a dans la Baie de Fundy une pierre propre à la construction et supérieure en qualité à aucune autre pierre sur la côte, et qu’il comptait pouvoir, dans le cours de la saison suivante, en transporter 50,000 tonneaux à New York seulement. L'effet du traité sous le rapport des intérêts de la marine, et de la construction des vaisseaux semble m'inviter à faixe quelques remarques en passant sur le sujet, vu que dans certains en-

droits l’on s’y est opposé, sous le pretexte que le tiaité ne rend pas libre le commerce des côtes des Etats-Unis et n’admet pas les bâtiments anglais au droit d'enregistrement américain.

54. Je ne m’arrête pas ici pour savoir si cs objections sont bien ou mal fondées. I] y a au moins quelque plausibilité à répliquer que les bâtiments, dans la plus large interprétation du mot, ne peuvent pas être rangés dans la classe des produits naturels des colonies, et que s’il faut exiger des Etats-Unis la concession en question comme équivalent des avantages de: même natur+ accordés à ce pays par les lois de la navigation anglaises telles qu'amendées, c'était lorsque ces lois ont été passées qu’il fallait réclamer ce droit. Comme l’objection à comprendre cette question dans le traité de réciprocité ne gissait pas cependant dans auc..ne raison technique, mais bien dans le risque de voir le Congrès rejeter le traité si ce sujet y cut Eté introduit, il est bon de voir si les avantages en question ne pourront pas être plus facilement obtenus, en adoptant le traité dans sa forme actuelle.

55. Maintenant il est évident que l’exelusion dont sont frappés les vaisseaux construits dans les colonies à l’endroit dw commerce des côtes et du droit d’enregistrement américain, ne peut en aucune manière affecter la construction des vaisseaux ni les intérêts des propriétaires de vaisseaux dans les provinces, à moins que l’effet n’en soit de tenir les prix des vaisseaux coloniaux bien au-dessous de celni des vaisseaux des Etats Unis, et les prix du fret des pre siers bien au-destons de ceux des derniers. Mais si le traité pouvait avoir cet efiet, il est évident que tout le commerce qui se fait entre les Etats- Unis et les colonies, se ferait par des vaisseaux coloniaux, et que les personnes qui dans les Etats-Unis, font le commerce des articles volumineux de la mème description que ceux qui sont exportés des colonies, tels que, par exemple, le charbon, le bois et la picrre, trouveraient que pour alimenter leurs cités qui se trouvent sur le bord de la mer, elles ont à lutter avec désavantage contre les colons en conséquence des frais considérables de transport qu’entraine pour elles leur système de protection. Il s’en suit que l’admission libre, dans les marchés américains, de tous les articles venant des colonies aura leffet de grossir les rangs de ce parti déjà si influent dans les Etats- Unis qui prétend que la politique de la libre concurrence est la

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pius sage qu’un peuple commerçant puisse adopter, et qu’il y a quelque chose d’absurde à faire servir la législation à rehausser les prix du fret de mer quand, par la multiplication des chemins de ferou des canaux, on fait mille eflorts pour diminuer ceux des frets üe terre. La résolution suivante soumise par M. Toombs, de la Georgie, dans le sénat des Etats-Unis, vers la fin de la dernière session du congrès, et adoptée à l’unanimité, vient à lappui de mon opinion sur ce sujet—opinion qui gagne du terrain dans plusieurs endroits.

‘* Résolu—Que le comité du judiciaire s’enquière des lois ‘actuellement en force concernant la navigation et le com- % merce des côtes, et fasse rapport À la session prochaine, par “ bill ou autrement, s’il est nécessaire d’y introduire quelques “ changements, et, si telle nécessité existe, quels changements “ doivent ÿ être introduits pour diminuer les frais de transport ‘et développer les iniérèts généraux du pays.”

56. Il n’est peut-êtie pas hors de propos de dire ici quelques mots sur les primes d'encouragement que le gouvernement américain accorde aux vaisseaux pêcheurs, vu que le principe sur lequel ces primes d'encouragement sont accordées n'est pas bien compris généralement. Ces p:imes furent d’abord accordées en 1789, comme commutation ou rabais du droit sur le sel, sous la forme d'un encouragement pour l'exportation non pas du poisson seulement mais de toutes autres provisions salées, y compris le bœuf et le lard. Elles ont toujours retenu leur nature originale sous ce rapport ; car, bien qu’en 1792 on ait substitué à ceite prime d'encouragement pour l'exportation une aïvcation sur le tonnage des vaisseaux employés sur les bancs et à la pêche de la morue, cette allocation tomba en

1507 lorsque le droit sur le sel fut aboli ; et elle fut remise en force en 1513 lorsque le droit sur le sel fut rétabli. Par la loi maintenani en force, ces gratuités ne peuvent être légalement accordées qu'aux vaisseaux qui sont exclusivement engagés dans le commerce des pèclies et à des conditions concernant l’équipage, l'équipement et les engagements entre maîtres et matelots et autres matières, tout-à-fait onéreuses et propres seulement à créer des abus et inciter à la fraude. Comme question d'intérieur, intéressant jusqu'à un certain point le commerce, l'industrie et la morale des citoyens américains, ce système de prime souËre indubitablement de graves objections.

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Mais l’effet qu’il peut avoir sur les intérêts coloniaux spécialement compris dans Île traité récent, n’est pas aussi direct ni aussi important qu’on l’a supposé. Le montant payé par le gouvernement des Etats-Unis, comme primes d'encouragement, aux vaisseaux pêcheurs dans les douze années qui se sont Ecoulées de 1841 à 1652 inclusivement, a été de £67,779 1s. 3d.

57. Somme toute, je suis porté à croire que tand's qu’il va s’opérer, par suite de la mise en opération du traité de la réciprocité, un certain changement dans la direction des importations et des exportations du Canada, l'admission des produits vaturels de la province sur les mêmes marchés et aux mêmes conditions que ceux des Etats-Unis, affectera d’une manière bie2 sensible la valeur des propriétés dans la colonie et y attisera les capitaux étrangers et une émigration appartenant à une classe supérieure. L’achèvement de nos grandes lignes le chemins de fer qui sont actuellement en voie de construction, qui ouvriront un accès facile aux marchés les plus éloignés et feront de la province la grande voie où s’écoulera ce grand commerce de transit, tout en stimulant l’industrie féconde des localités qu’elles traverseront, contribuera puissamment dans la même direction. On peut en attendre les mêmes résultats pour les sœurs colonies, quand l’effet combiné de toutes ces causes aura fait disparaître toutes les raisons commerciales qui imposait une infériorité dans la valeur des terres sur le côté anglais de la frontière. Il y a donc toute raison d'espérer que si les grands pouvoirs déposés aujourd’hui entre les mains des législatures locales sont exercés avec jugement, la prospérité des provinces, qui s’est tant fait remarquer dernièrement, continuera encore à s’avancer à pas accélérés pendant quelques années encore, sujette toujours aux fluctuations qui agitent le monde comm:rcial.

58. A l’occasion d’une visite faite par moi il y a quelques semaines dans la partie ouest de la province, pour assister à lPexposition annuelle de l’association agricole du Haut Canada, tenue cette année dans la ville de London, j’ai vu assez de résultats produits par les chemins de fer déjà en opération, pour pouvoir me former quelque idée des avantages que lon receuillera lorsque les grands projets maintenant en voie d’exécution seront terminés. Dans le fait, il n’est guère possible, si ce n’est pour celui qui l’a vu de ses propres yeux, de se former

une idée correcte de l'activité que ces nouveaux pays qui renferment le germe non encore développé des ressources les plus vastes et qui sont ouverts à l’émigration européenne, ont puisé dans l’ouverture de ces voies de communication et dans les facilités de transport que leur ont offertes les chemins de fer. Je me trouvais d'autant micux en état de juger de ces résultats, dans le moment, que j'avais visité en 1847 le même pays dans le même but. Je vous transmet ci-joint copie de quelques unes des adresses qui me furent présentées dans ma dernière visite; vous y verrez respirer les sentiments de loyauté et de contentement qui règne parmi toute la population en général.

59. Avant d’en finir avec la question des pêcheries et du traité de réciprocité, peut-être me sera-t-il permis de remarquer que, sous un rapport, le traité a subi une épreuve des plus rigoureuses sur son aptitude à atteindre l’objet pour lequel il a été passé. Comme quelques-unes des dispositions de ce traité entraînent un changement dans les tarifs en force dans les colonies, et qu’il a fallu abroger certains statuts des c onies passés pour la protection des pêcheries et qui avaient reçu la sanction de la couronne, on a cru expédient d'inviter les législatures coloniales, avant de le mettre en opération, de passer les actes nécessaires à cette fin. Le parlement canadien a répondu à cette invitation en passant à P’unanimité la loi demandée. La législature de Pisle du Prince Edward a suivi la même marche. Dans le conseil législatif du Nouveau Brunswick, personne ne s’est opposé à la mesure, et dans l’assemblée législative il n’y a eu que cinq voix contre. Le congrès des Etats-Unis a déjà ratifié le traité avec la même unanimité. Le parlement de la Nouvelle Ecosse s’est réuni en session spéciale pour législater sur le sujet, et j'espère pouvoir, avant de fermer cette dépêche, vous faire connaître le résultat de ses délibérations. Si l’action législative de cette province et celle du parlement impérial s’expriment d’une manière favorable à la mesure, les dispositions du traité auront été sanctionnées par cinq des législatures les plus populairement constituées du monde, chacune d’elles représentant une population profondément intéressée dans le sujet.

60. En même temps que s’eflectue ce grand mouvement de l’industrie et de l'éducation que j’ai cherché à peindre en peu de mots, il s’est opéré dans la province un changement d’un autre caractère et qui n’est guère moins intéressant et digne de

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remarque sous le point de vue morale et politique qu’il l’est sous le point de vue économique, Le premier jour de Janvier 1847, les troupes stationnées en Canada et maintenues aux frais exclusifs du trésor anglais, se composaient de 7,149 sergents, tambours et soldats, outre trois corps de cavalerie provinciale et une compagnie provinciale d'hommes de couleur qui ont (té licenciés en 1850. A la même date en 1848, le

nombre total de ces troupes était de,.,,,,,,,,,, 6191

ler Janvier, 1849.,.,.,40e 0060000000. 6253

do 1850... 4,4, ,ooo0s000 co00e 5971

do. 1851... vos sooovvve 00e 5817

do 1852... 4000 00 cooooooovese 5714

do 1853,,,40, vososvososose secs 4549

do 1854, 00000000 covooo oo 3306

ter Octobre, 1854, .., sv voosocss io 1889

Il n’est pas probable que le premier jour de janvier, 1855, ce nombre excèdera 1750 ; et il s’est ouvert des négociations qui auront, probablement vers cette époque, déchargé la Grande- Bretagne d’une grande partie des dépenses qu’elle a à payer pour les casernes et les travaux militaires et qui jusqu’ici ont été défrayées par le trésor impérial,

61. Le changement qui s’est opéré dans lesprit public et le langage des hommes d’état de la province, à propos des dépenses de cette nature, est encore plus important pour la condition et l’avenir de PEmpire que ne peut l’être la diininution que l’on a eflectuée ainsi dans les dépenses encourues par la Grande-Bretagne. Au commencement de la période historique que comprend cette revue, non-seulement le gouvernement et la législature de la colonie refusaient de décharger la mèrepatrie d’une partie de ce fardeau onéreux, mais l’on remarquait, dans quelques cas, une disposition apparente à prendre avantage, d’une manière qui n’était pas trop généreuse, de la libéralité avec laquelle le gouvernement impérial défrayait ces dépenses. Quand jarrivai dans la province en 1847, je m’apercus que certains articles importés par le commissariat pour usage des troupes et achetés avec les deniers anglais, étaient soumis en entrant dans la colonie, au paiement de droits qui rentraient dans le trésor de la province ; et ce ne fut que dans la session de 1849 à 1850 qu’il fut fait dans la loi des changements qui mirent fin à cette anomalie. Comme à cette époque il n’y avait

guère que le simulacre d’une force civile dans la province, les soldats de Sa Majesté étaient constamment requis de rendre des services qui auraient été rendus, d’une manière plus efficace et plus conforme à la pratique anglaise, par un corps de police. Et je suis heureux, de pouvoir dire qu’il s’est manifesté un esprit bien différend quand il s’est agi de faire face aux ex- ‘ences occasionnées par les réductions récemment faites dans les établissements militaires de la province—et qu’il semble exister les meilleures dispositions de pourvoir aux fonds nécessaires À l’organisation et à l’établissement d’une force locale respectable, Bienque je maintienne qu’aussi longtemps que les colons n’auront point de voix dans les conseils de l'empire, ils auront droit à attendre des autorités impériales cette protection qui les mettra à l’abri des hostilités qu’ils n’auront point provoquées, et qu’il convient en conséquence qu’il soit entretenu des garnisons impériales à certaines stations militaires importantes, telles qu’à Québec, comme une parantie que cette protection ne sera pas invoquée en vain, si le besoin s’en présente, je suis certain que rien ne contribuera plus à affermir l’Empire et établir dans le cœur des colons les sentiments élevés du devoir national et individuel, que de leur laisser une partie de la responsabilité de leur propre défense et du maintien de l'ordre intérieur qui jusqu'ici incombait à la mère patrie.

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