‹ État Fédéral et Confédération d'ÉtatsChapitre 138 sur 311 · Cf. la théorie de Brie, supra, p · texte numérisé non relu

Cf. la théorie de Brie, supra, p

de la totalité des buts sociaux (£ebenswecke) : non, il a pour supposition le libre développement de toutes, ses parties constitutives, et jamais par exemple il ne doit s'emparer des attributions qui sont le domaine de la famille; encore moins en ce sens que l'Etat possède une action directe sur tout but moral de l’homme : non, le bien et le bon (was qut und fromm tst), le vrai etle beau, ce qui au point de vue économique est Juste et sage, tout cela se trouve en dehors de sa sphère de détermination ; ilest lui-même dans tous ses éléments tenu de respecter le caractère obligatoire de ces notions » (1). Le but de l'Etat n’est universel qu’en ce sens que tous les buts humains se trouvent vis à vis de lui dans un certain rapport de dépendance : tous, en tant qu'ils peuvent et doivent contribuer dans une certaine mesure au progrès social, se trouvent soumis dans cette mesure au but supérieur de l'Etat ; ce dernier a le droit d’exiger qu'ils se conforment à son plan général d’action, car son but collectif suprême domine tous ces buts particuliers. L’étendue des pouvoirs de l'Etat est donc déterminée par sa nature même. L’Etat doit posséder tous les pouvoirs nécessaires pour arriver à la réalisation de son but; en vertu de sa faculté de se suffire à lui-même (ce que les Grecs nommaient l’autarchre), il doit pouvoir, chaque fois que sonintervention devient utile ou nécessaire, trouver en lui-même des moyens d’action suffisants pour mener à bonne fin la tâche qui lui incombe ; il doit pouvoir, en face de tout besoin nouveau, s’attribuer la compétence correspondante (2). C’est en cela que consiste véritablement le droit de l'Etat de déterminer sa propre compétence : l’Etatest chargé en vertu de sa souveraineté, de tracer lui-même la ligne de démarcation entre sa com-

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