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vaincus par Métellus à Scarphée, par Mummius à Leuco. petra. La ligue achéenne fut a'nsi dissoute et la Grèce réduite en province romaine (146 a. C.), sous le nom de province d'Achaïe : cette dénomination cst tout ce qui reste désormais de l’ancienne lique achéenne.
La ligue étolienne, après de nombreuses alternatives de succès et de revers, devait avoir un sort semblable. Alliée tantôt aux Macédoniens, tantôt aux Romains, on peut dire, en somme, que loin de se consacrer à l’affranchissement de la Grèce, elle chercha toujours à en confisquer la liberté à son profit. Elle grandit pendant le désordre et l’anarchie où se trouve la Macédoine vers la fin du 1v° siècle; mais sa puissance diminue à mesure que se reconstitue celle de la Macédoine, qui de plus s’appuiera, pour triompher des Étoliens, sur la ligue achéenne. Dans sa guerre contre les Achéens (querre des deux ligues, 220- 217 a. C.), la lique étolienne bat d’abord Aratus à Caphyes; mais elle est ensuite vaincue par les Macédoniens alliés aux Achéens. À deux reprises, Philippe V de Macédoine s'empare de Thermum, capitale de la ligue; malgré l’intervention de Rome, il occupe la plupart des villes de la Confédération et lui impose une paix honteuse, par laquelle la ligue étolienne se trouvait à peu près réduite à l’Étolie proprement dite. Rome, une fois débarrassée d’Annibal, se retourne contre la Macédoine. Philippe V est battu à plusieurs reprises, notamment à Cynoscéphales par Flamininus. L’Étolie, qui avait contribué à ces victoires, espérait, grâce à l’appui des Romains, reconquérir son ancienne situation; mais les Romains se qgardèrent bien de reconstituer une puissante fédération des villes grecques du Nord. Par dépit, les Étoliens appellent en Grèce le roi de Syrie Antiochus ; les Romains le battent aux Thermopyles (191 a. C.), puis à Magnésie en Asie-Mineure (190). Fulvius Nobilior envahit l’Étolie qui est contrainte d’invoquer la paix et d’en passer par toutes les conditions du
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vainqueur. À partir de 189, la ligue étolienne n'existe plus que de nom; elle ne joue plus aucun rôle en Grèce. Après un dernier essai de révolte lors de la guerre de Perse, elle est complètement dissoute, ainsi d’ailleurs que toutes les autres confédérations grecques petites ou grandes, à l’exception de la ligue achéenne seule, qui subsiste jusqu’en 146 a. C. Lors de la réduction de la Grèce en province romaine, l’Étolie sera annexée à l’Achaïe et con” tribuera avec elle à former la province d’Achaïe (146 avant J.-C.).
DEUXIÈME SECTION