V. supra, p. 600 sq
tats (1). Dans l'Etat fédératif /ato sensu, il existe toujours en effet entre les divers membres, comme entre les citoyens d’une république, une certaine égalité de droit. Chacun d’eux est à la fois membre actif et passif de la confédération; chacun d’eux participant aux charges de l'association, il est juste qu'il participe également à ses avantages : or, il n’en est pas de plus important que cette participation à la formation de la volonté centrale, par laquelle il prend une part active et directe à la gestion de toutes les affaires communes (2).
Il n’est d’ailleurs nullement nécessaire que la volonté centrale soit uniquement formée par la réunion des volontés particulières, ni même que ces volontés particulières coopèrent à la formation de la volonté centrale dans toutes ses manifestations; de plus, une égalité de droit complète entre les divers membres n’est pas indispensable et aurait même parfois de graves inconvénients en pratique (3); mais il est nécessaire que cette participation existe et que tous les membres coopèrent dans une certaine mesure à la formation de la volonté centrale. C’est en cela que consiste le principe fédératif, et c’est là ce qui distingue le Bund, l’Etat fédératif /ato sensu, des autres Etats ou systèmes d'Etats qui présentent avec lui quelque ressemblance, l'Etat féodal (4), les Etats réunis par un lien de vassalité à un Etat suzerain (5) et enfin l’union réelle (6).