‹ État Fédéral et Confédération d'ÉtatsChapitre 39 sur 311 · Acte final, art. 13 et · texte numérisé non relu

Acte final, art. 13 et

tiers; l’unanimité était même requise ‘en certains cas, notamment pour l’acceptation de nouveaux membres, et pour toute modification aux lois fondamentales ou organiques (1). Bien entendu, une semblable exigence rendait extrêmement difficile l’adoption des réformes même les plus nécessaires, et la presqu’impossibilité d'améliorer une Constitution q ii en avait cependant si grand besoin, la complète dépendance dans laquelle se trouvait à ce point de vue la Confédération vis-à-vis de ses membres venaient aggraver encore sa faiblesse déjà si grande. C’est cette faiblesse du pouvoir fédéral vis-à-vis de ses membres, et par une conséquence à peu près forcée, visà-vis de l'étranger également, qui rendait la Confédération germanique « un objet de dérision pour l’étranger, de tristesse pour les Allemands » (2). D’autres vices de cette organisation fédérale, notamment la mésintelligence allant toujours croissant entre l’Autriche et la Prusse, l'unanimité nécessaire pour tout changement de constitution, devaient empêcher le perfectionnement de ce mécanisme compliqué. De plus, la Constitution fédérale ne fut jamais aimée du peuple allemand. L’unique organe de la Confédération était une sorte de Congrès de diplomates, une Diète composée de membres nommés par le gouvernement de chaque État; le peuple allemand n’avait aucun organe qui le représentât; aussi chaque fois que ses droits ou intérêts se trouvaient en opposition avec ceux d’un des gouvernements allemands, se voyait-il forcément sacrifié. Il s’ensuivit une véritable opposition entre le peuple et le pouvoir fédéral, opposition poussée si loin que le ministre bavarois des affaires étrangères pouvait faire cette déclaration singulièrement énergique : « L’Assemblée fédérale est devenue pour les Allemands un

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