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La diète se composait d’un député par canton ; chaque canton avait une voix, à l’exception des six plus grands qui en avaient deux. Elle se réunissait une fois par an (sous la présidence du Zardamman, qui pouvait aussi à toute époque la convoquer en session extraordinaire chap. 20, $$ 28-30). C’est à la diète qu'appartenait le droit de décision pour les affaires fédérales importantes : droit de paix et de querre,alliances, traités de commerce, fixation des contributions des cantons, règlement des difficultés entre eux. Sauf dans ce dernier cas, ses membres étaient liés par les instructions du gouvernement de leur canton. Les décisions se prenaient à la simple majorité des voix, sauf pour les questions d’alliances, de paix et de querre, où une majorité des trois quarts était requise (chap. 20, S 31-36).
Le canton directeur changeait chaque année; c'était tour à tour l’un des six cantons de Fribourg, Berne, Solure, Bâle, Zurich et Lucerne (chap. 20, $ 13 et 14). Le bourgmestre du canton directeur ou Landamman de la Suisse était le chef du pouvoir exécutif; il était Garde des sceaux de la Confédération ; il avait la direction des relations diplomatiques et recevait les envoyés des puissances étrangères (chap. 20, $$ 16 et 17); en dehors des sessions de la diète, il devait être saisi des difficultés entre cantons, et pouvait nommer un arbitre pour les résoudre (chap. 20, $ 21). Il avait sous ses ordres un chancelier et un secrétaire d’Etat, fonctionnaires permanents nommés par la diète, qui chaque année se transportaient avec leurs registres d’un canton directeur à l’autre (chap. 20, SS 37-39).
L’acte de médiation assura à la Suisse dix années de paix. Mais à la chute de Napoléon, les puissances alliées refusèrent de reconnaître une constitution grâce à laquelle ce pays s'était trouvé en fait sous la dépendance de la France, La Suisse fut invitée à se donner elle-même une
nouvelle constitution. Cette constitution, votée après de longs et orageux débats, est, de l’avis même des auteurs allemands, très au-dessous de l'acte de médiation; elle est connue dans l’histoire sous le nom de Pacte fédéral de 1815.