V. la seconde partie, titre !, chap. IIT, 4° sect
3. Sur le caractère de la Confédération sudiste, V. Jellinek, die Lehre von den Staatenverbindungen, p. 193, et Haenel, Séudien, I, p. 276-283.
sion qui devait durer plus de quatre ans, de 1861 à 1865. Au début le Sud, mieux préparé à la guerre, remporta plusieurs victoires (Bull’s-Run, Chancellorsville, etc.). Mais les Etats confédérés ne comprenaient que cinq millions d'habitants, dont moitié au moins d’esclaves, tandis que les Etats du Nord en comptaient vingt-six millions. Aussi malgré l’énergie du président Jefferson Davis et
l’habileté du général en chef Lee, les confédérés, écrasés sous un nombre d’adversaires toujours grandissant, durent-ils se soumettre après une série de défaites sur terre et sur mer (victoires des généraux de l’Union Mac Clellan, Sherman et Grant, prise de Richmond le 3 avril 1865 et reddition de Lee quelques jours plus tard).
Les Etats sécessionnistes ne recouvrèrent pas dès la fin de la guerre leur ancienne situation de membres de l’Union. Les fédéraux vainqueurs les frappèrent d’une sorte de peine politique en les privant pendant un certain temps de leur représentation au Congrès et par là de leur participation à l’exercice du pouvoir suprême. Dès 1865 les moins compromis des Etats du Sud rentrèrent dans l’Union ; mais pour d’autres la peine devait avoir une durée beaucoup plus longue : ce ne fut qu’en 1870 que les derniers Etats sécessionnistes reprirent dans l’Union leur ancienne place.
La querre de sécession eut pour résultat, grâce à son heureuse issue, d'augmenter beaucoup la force du pouvoir fédéral aux Etats-Unis, non pas tant en droit, car les trois amendements à la constitution dont l’adoption fut une conséquence de la querre de sécession n’ont pas pour but d’augmenter les attributions du pouvoir central (1), qu’en fait en montrant que l’Union avait à la fois la volonté de faire respecter les lois fédérales et la force nécessaire pour y contraindre au besoin. Aussi depuis