PUNITIONS
Les hommes de Bannière et les Luhying sont pu-* nis d'après des lois distinctes décolles qui atteignent les Hankiun, ou Chinois servant dans les Gardes, ou les Lwan-i-wei, Chinois aussi de rang et de grades militaires héréditaires.
S'il n'y a pas de clause exactement applicable au cas qui est en question, l'on donne le texte de la loi qui concerne le délit le plus approximatif possible; et de ce texte la Couronne déduit , par l'étude sérieuse du méfait, que la peine sera mitigée ou ag-r gravée ; ou bien encore on prend pour guide une loi du Code criminel, et la peine corporelle est changée, d'après une appréciation fixe, en une amende. Une distinction se fait toujours entre les
360 ÉTAT OÉiNERÀL
fautes coaunises pour satisfaire un intérêt person* ncl, et entre les simples manquements au service* Les fù-Udung et les officiers qui sont au-dessus, dans les Bannières, et les Utmg-ping et les officiers au-dessus dans les Luhying, peuvent se dénoncer eux«mèmes à la Couronne, leurs subordonnés peu* vent se dénoncer à eux; et la connaissance reçue de leurs transFgressions devra adoucir le châtiment, si même il ne leur est pas entièrement renais, k moins que leur délit n'ait été commis dans leur intérêt personnel ou qu'il n'ait été découvert avant leur aveu 4 Si les délinquants ont des d^rés démentions honorables, ils peuvent encourir pour une seuls f^te, leur dégradation ; mais elle n'est pas regar* dée comme suffisante pour une faute intéressée» ou si l'Empereur s. spécialement déclaré que tout le parti serait dégradé, ou si le coupable a été ma! noté à l'examen triennal (1). Les amendes encou*
(1) Mal noté à V examen triennal : c'est-à-dire « dé* noiicé sur un des six chefs, » à savoir : avarice, sévérité exagérée, âge avancé, infirmités, indolence et stupidité, qui, dit un décret de 1759, sont, qpmme on le voit, des choses à constater, et peuvent à cause de cela former des titres gé* néraux ; mais, ajoute le décret, Tinattenlion à remplir son devoir, ou Tirrégularité dans h conduite doivent élre définies clairement lor^u'on accuse un officier.
DES FOBCEB DS LA CBIRE. 86i
rues dans le service actif ne sont infligées qti^après que la campagne est terminée. On rend compte à la fois des délits qui méritent la perte de la commission ou la dégradation ; mais un officier peut rega« gner sa position en considération de ses exploits dans la campagne* Les mêmes règles s'appliquât au service des colonies.
Le crime commis dans les rangs est le plus sou* Tent puni, comme parmi le peuple, par suspension de solde; mais, pour la punition des offenses commises dans le service actif, il y a un code de 40 articles dans le Code des Lois; il fut publié en 1731, la 9"* année de Yung-ching, Dans le préambule, l'Empereur dit qu'il a lui-même examiné les règlements que lui soumettaient ses ministres, qu'il y a doimé sa sanction, et que Ton pourra se con* Yaîncre qu'il renferme tous les grands principes et les petits détails. Là Recherche sur F Administration contient le tout en substance, quoiqu'il y ait de nombreuses différences de texte entre les deux édi* tions du décret. J'ai fait mon possible pour le condenser dans l'aperçu qui suit.
La pénalité prévue par lordonnance de 1731, pour la punition des fautes commises par les hom* mes et les officiers des corps de Bannière, ou dès
d6!2 ÉTAT G£,XËI14L
troupes du Vert Eleudard, dans le camp ou pendant Taction, est telle que nous allons lexpliquer : — Les hommes de Bannière seront frappés du fouet, les Luhying du lourd bâton ; les premiers recevront de 40 à 1 00 coups ; les demiersi dans toutes les cii^ constances excepté une ^ 88}, de 10 à 20 coups de moins que les hommes de. Bannière. En quelques cas peu nombreux^ les officiers non coramissionnés des deux corps recevront le même nombre de coups.
Les soldats, officiers non commissionnés et m^ baltemes des deux torps peuvent être punis dune ilèche qui leur traverse une oreille ; dans une circonstance (§ 37), les officiers non commissionnés ont les deux oreilles percées y dans une autre (§ 36), le soldat a le nés et l'oreille percés ; en certains cas, le patient est promené à travers le camp. Dans un CBS unique (§ 38), le crime remonte jusqu'à lof* ficier en campagne, et le nom en est regardé comme fort gravement inculpé.. Vingt-six. articles du Code fixent la peine de mort par décapitation ; onze de ces articles n'admettent pas d'autre chfttiniient. Le dernier article (§ 1) condamne tous ceux qui, à d'heure du combat, n'avancent pas quand on bat le tambour, et ne s'arrêtent pas quand on bat le gong;
— (§ 2) ceux qui, dans un mouvement en avant, restentlâchementen arrière, ou laissententendredes murmures à leurs camarades dans les rangs; — (§ 4) ceux qui; chargés secrètement par leur général de la transmission d'un ordre, y ajoutent ou en retranchent la portion la plus importante; ou ceux qui porteront des ordres de leur propre inventioUi en leur donnant une apparence d'authenticité ;—(§ 5) ceux qui divulguent à d'autres un ordre secret qui leur est donné par le général, en sorte que la publicité éventuelle de cet ordre peut faire manquer l'entreprise à laquelle il avait trait; — (§ 6) ceux qui, officiers ou soldats, mettent à mort un des bons sujets de l'Empereur, et se font passer pour avoir tué un ennemi ; — (§7) ceux qui s'approprient le mérite des autres, inventent des histoires de services rendus ou exagèrent leurs services à la guerre; — (§ 8) ceux qui oppriment le peuple, national ou étranger, sur le passage de l'armée, en le forçant à. vendre ou à acheter, en pillant, détruisant les habitations ou violant les femmes; — (§9) ceux qui mettent leurs camarades dans l'inquiétude en leur racontant des songes d'apparitions ' et de démons, atout bout de champ ; — {% 10) ceux qui vont rôder h nuit autour des tentes du général
364 ÉTAT GÉKfoiL
pour entendre les entretiens particuliers qu'il â sur son plan de campagne a\ec les autres officiers; — (§12) ceux qui, n'osant pas avancer quand on les a envoyés en avant pour une reconnaissance, assu* rent faussement aydir rempli leur mission, et font manquer une entreprise par leurs renseignements faux.
Seront aussi décapités ceux qui, (§ 3) dans lac* tion, désobéissent à un ordre, donné par le tambour ou le gong, de se battre ou de cesser de se battre; dans le camp, la même faute est punie par 40 coups donnés aux hommes de Bannière et 30 aux Luhying , comme nous l'avons vu plus haut ; — (§ 10) les soldats malingres sur le champ de bataille sont déca^ pités; mais, s'ils sont réellement invalidés, si l'on n'a pas examiné leur état, si l'on n'en a pas fait rapport à l'officier commandant, qui les aurait fait soigner, leurs officiers non-commissionnés recevront 40 ou 50 coups, suivant la nation à laquelle ils appartiennent, et leurs subalternes des deux na« tiens auront une flèche passée à travers la partie supérieure et le pendant d'une oreille. Ceux qui tuent des chevaux égarés (§ 13), pour s'en nourrir ou les vendre, sont décapités; ceux qui les gardent pour leur propre usage reçoivent 40 ofu 50 eoups.
DES POftCES DE LA CHUE. S65
et sont promenés dans le camp, une flèche passée à travers loreille. Ceux qui dérobent des chevaux et désertent ;»veceux (§ 14) durant laction, sont décapités; s'ils font cela au camp, ils reçoivent 80 coups, et 100 s*)Is sont hommes de Bannière. Les soldats qui murmurent (§16) dans le service du camp reçoivent 60 et 70 coups ; sur le champ de bataille, ou à la récidive dans le camp, ils sont dé-* capités ; c'est la même pénalité pour avoir donné lalarme la nuit ( § 17), par des mouvements ou des cris inutiles; si c*est le jour, ils reçoivent 40 et 50 coups respectivement. Un langage ou une conduite insolente vis-à-vis des officiers en recevant leurs ordres, 40 et 50 coups^ une désobéissance obstinée èii campagne , entraînant la forfaiture, est punie de la décapitation. Une conduite insolente ou irres pectueuse, en présence de son officier (§ 36), con duit le soldat à être mené dans le camp le nez et l'oreille percés d'une flèche. Mettre le feu aux four* rages par négligence, ce qui est important en face de l'ennemi (§ 10), entraîne encore la peine capitale; si ce n'est pas devant l'ennemi, le crime n'est punissable que par 80 et 100 coups. Pour la destruction par le feu d'arn:es et d'accoutrements militaires (§ 20) en campagne, les suba tet-nes, of»
366 ÉTAT OJSNfiEAL
fîciersnon-coniiniissioQiiés et les soldats sont déca* pités ; si c'ofit dans le camp, les soldats, d'ordinaire, reçoivent 40 et 50 coups ; mais si ce feu est allumé près d'un magasin à poudre, c'est 80 et 100 coups; les officiers non*commissionnés et les subalternes sont promenés avec la flèche à travers Foreille. Quiconque, entendant un camarade parler en dor- . mant (§ 2t) lui aura répondu au lieu de réveiller, en sorte que le bruit aura troublé le camp, rece< vra 70 coups, et s'il est homme de Bannière 80 coups ; les ofBciers non-commissionnés seront promenés avec la flèche dans l'oreille ; mais si le camp était en ce moment en présence de lennemi, ils se* ront décapités.
L'admission dans Tintérieur du camp faite par las gardes de personnes non autorisées (§ 22), si l'on est devant l'ennemi, demande la peine de mort; dans les temps ordinaires, elle est punissable par 60 et 70 coups. C'est la mort encore (§ 23) pour qui laisse quelques ennemis, qui seraient dans l'inlen-* tion de se rendre, se disperser, sans les amener de* vaut l'officier-commandant, si ces hommes disper* ses auraient été en position d'informer l'officier de la position, etc., de l'armée; et même, si l'acte n'a (as cette gravité, la négligencd est punissable de
DES FoiucitS DE LA comi:. 367
80 et iOO coups; la simple négligence à rapporter Toffre faite de se rendre, encourt 60 et 70 coups. Ceux qui tombent sur les bagagesde l'ennemi (§ 25) , après une victoire, sans en avoir reçu la permission du général, sont promenés avec la flèche à travers loreille ; si le désordre s'est mis par suite de cela dans le camp ou dans les rangs, ils sont décapités. Les soldats tapageurs ou pris de boisson (§15), si la faute est légère, sont frappés; si elle est grave, ils ont Foreille percée d'une flèche. Les soldats au camp, chai^ de mener les chevaux à l'abreuvoir, s'ils laissent salir l'eau, reçoivent 80 et 100 coups de fouet ; c'est la même punition, si (§40), pen-^ dant la marche» les chevaux s'entassent aux fon«* taines et les encombrent. Les soldats qui galopent sur les chevaux de la cavalerie (§ 32) sans néces<* site, reçoivent 40 et 50 coups de fouet ; ceux qui (§ 30) sont chargés des chevaux et des chameaux, s'ils leur donnent leur nourriture à d'autres heures que celles qui sont prescrites, s'ils les laissent brou« ter lorsqu'on a besoin de leur service, reçoivent 80 et 100 coups ; les officiers non«-commissionnés et les subalternes ont la flèche dans l'oreille. Le gaspillage du grain (§ 27), lorsqu'on fait les rations, coûlo 80 et 1 00 coups. La destruction de rhcrbc à
368 ÉTAT GÉNÉaii
fourrage (§ 28), en rôdant sur la ligne de marche, 80 et 100 coups; pour avoir poursuivi des chevaux, des chameaux, des bœufs ou des moutons, 80 et 100 coups ; les conducteurs de ces animaux sont promenés avec la flèche, ainsi que leurs subalternes. Le vol des grains (§ 29) par des soldats qui les escortent, ou le vol de la ration de grains d'un camarade d'escorte, Tendommagementdes sacs, vaut 80 et 100 coups. La perte du carquois ou du sabre, la présence du soldat non-couvert de ses propres armes sont punis, dans la personne même du soldat (§ 30), par 80 et 100 coups; dans la personne de son officier non-commissionné par 30 et 40; les subalternes ont l'oreille percée comme nous l'avons expliqué plus haut. Des soldats qui omettraient de dénoncer la découverte faite d'armes inconnues (§ 31), ou qui se les approprieraient, encourraient la peine de 30 et 40 coups, et seraient promenés avec la flèche dans l'oreille. Les soldats de l'arrière* rang, ou de l'arrière-colonne (§ 33), se mêlant à ceux du front, et par là causant de la confusion, reçoivent 40 et 50 coups, et sont également promenés. Les sentinelles placées aux portes (§ 34), laissant quelqu'un quitter le camp, si ce n'est pour accomplir un devoir de service, après l'heure de veille,
tes roMctt DB u chîrb. 969
subissent 30 et 40 coups ; leurs officiers non-coinmissionnés ont la flèche. Les réguliers ne portant pas leurs messages (§ 35) avec une rapidité suffisante durant la nuit ; les gardes ou les patrouilles qui se laissent gagner par le sommeil, ou qui commettent quelqu'irrégularité dans leurs veillés bu leurs relevées, reçoivent 80 et 100 coups ; les offiders non-commissionnés 40 et 50 ; si le fait se passe devant l'ennemi, ils sont tous décapités: Les soldats qui n'ont pas soin de leur poudre (§37), jusqu'à lalaisser devenir trop humide pour prendre feu, ou qui la gaspillent le long de la route, ou pendant le feu, reçoivent 40 et 50 coups ; les officiers non-commissionnés sont promenés avec la flèche à l'oreille. La perte totale de la poudre est punie, dans le soldat, de 80 et 100 coups ; et son officier non-commissionné est promené les deux oreilles percées de flèches. Les soldats dont les balles (§ 38) ne sont pas du calibre voulu pour le canon de leur fusil à mèche, si l'on découvre leur délit à un exer** dce ordinaire, sont condamnés à 40 et 50 coups, et sont promenés la flèche dans loreille ; il en est de même de leurs officiera non-commissionnés ; leurs subalternes ont l'oreille traversée de la flèche, mais ne sont pas promenés ; si le délit se découvre pen«
ronrat iiilitaiiibs di ijk cMNr. Î4
170 ^f fi^iÈut
4fmt TActio», ]fi«oldat a la tôte tniLebie, tonofS^ ciar oon-^commiwouoé, 4as Baanièn» ou dai Liibylng, raçoit 100 €oup$, son «ubaJieroe ert pn>m^ »ir^ une flècbe 4an8 Toneille^ et um mwH Ki«M iu)t« est imposée h fl»6iOQinmOTd<infe> f àyw IMf iVf (f'ànUng, i§anuiàftg m sAanpi,
tk>ni$^joutée8,atia40'O734), U y<«(^HO«itir««« IL^ premières co^damneat à una mort fflrfjititon^ tout général qui, étantes 4::»mpagQ«, seraconvRÛlr eu: 1^ id'ayoir commis 4eiB 4Uapida(ioQs« d'ayoûr A deasâo prolongé Iag^Br^^ par «ou manqtiA d'éJWf^ gÎ9, ou MU faux exposé d#6 faite ; 2"" do vouloir r^<^ «œ qu'ii a (ait sur uu autre dans le but de ï»Qcms^ (h jalousie , et par là de retarder la terminaison d9 la guerre et causer uue dépeuse inutile; 3"" d exciter les troupes h se disp^rs^r par un langage alarmait, )orsqu*il est incapable de réussir contre l'^oemi, et ËL-dessus bâtissant um accusation pour Ia i«|er toraur un autre«
Des 10 qui restent, la pmmxère imprimo au soldat la «y^nvictiou du grand avantage qu'il a i coui«' battre au lieu de prendre la fuite; honneur» et r^ compenses Tatteudent daqs un cas, la mort l'atteod dans l'autre, et, s'il est tué dans raction« ïtttl
DES F0AC£8 M LA CfflNB. 371
prendra soin de ceux qu'il laisse après lui ; la 2* a pour but de lui inculquer de prendre un soin minutieux de ses armes, et de faire feu avec r^ularité, quand il est en face de Tennemi ; la 3' lui recommande le soin de se$ armes et de ses munitions^ dans les tentes et dans les marches ; la 4* ordonne aux soldats de lutter contre les plus terribles eiuiemis, si leurs officiers tombent, pour les sauver d^ ja mort ; la 5* traite de la manière de se jeter sur les bagages de Tennemi, après une victoire; la 6* recommande de garder le silence aux gardes, patrouilles, sentinelles ; la 7* ordonne de rechercher, contre les soldats et les officiers, toute rigueur, tous mauvais traitements, exercés par euxdaos la marche, contre les sujets de Sa Majesté; la 8* prescrit les précautions à prendre contre les prétentions fausses au mérite militaire ; la 9' s'occupe des soins et surveillance des chevaux et des chameaux; la lO"* indique les précautions à prendre pour éviter riacendie du camp.
Bans la 52* année (1 T87), parut encore un ordre général promettant récompense aux braves et mort aux lâches, etc. Dans ces onze lois respire la pensée générale d'une espérance de récompense pour ceux qui se conduiraient bien, et d'une menace de mort,'
37$ ÉTAT GÉlfÉRAL
toujours la mort, pour le lâche, le n^ligent, le séditieux. Elles sont plutôt dans le style des proclamations ordinaires, et ne sont pas avares d'appds au patriotisme et d'exhortations à l'accomplisse* ment du devoir. Le Code précédent de Yungching ne fait pas grande dépense de moralités, et il ne s'étend sur rien que sur la désobéissance aux ordres et sur la pénalité.
§ 3. SOLDE BBS 0FFIGIEB8.
Nous en venons enfin à la solde de cette énorme armée. Les tableaux suivants indiqueront le rang de tous les officiers militaires nommés dans les pages qui précèdent, avec leurs titres chinois, et, autant qu'il sera possible de l'affirmer, la solde de chacun. Arrivé à ce point de sa t&che, Técrivain éprouve quelque découragement à avouer qu'il est plein d'hésitations et de doutes, sur ce dernier détail, en bien des cas. Bien des officiers, portés sur l'effectif des corps et garnisons , dans tout ce qui précède, ne sont certainement pas payés comme tels, et « lailocation anti-extortive »' des officiers de Bannière à Péking, comme a essayé de traduire proprement M. Maedons, est massée en
chiffres dans le code du .Conseil des Revenus d'une façon telle, qu'elle défie toute recherche; les données sur les allocations faites à chacun spécialement des établissements officiels ne sont guère plus satisfaisantes.
La solde d'un officier dans les 4 hauts degrés et dans la division supérieure du 5* degré, est divisée en 4 articles, qui rendus littéralement sont : paye; combustible et eau ; légumes, charbon et chandelles; et enfin frais de bureau. Dans la division inférieure du 5* degré, et dans le 6* et le 7% l'officier reçoit une solde en rapport seulement avec les deux premiers articles spécifiés plus haut; dans le 8* et le 9% la solde n'est pas plus forte que pour le simple cavalier , et il n'y a qu'une fort petite allocation anti-extortive.
Le montant de cette allocation, comme on le verra, est très»variable suivant les localités. La totalité de la somme appliquée au payement de cette allocatioQ, pour les hommes de Bannière, est de 86,000 taels (1831); mais elle comprend quelques officiers civils qui remplissent les postes supérieurs du gouvernement central, partage des hommes de Bannière; et aussi plusieurs de ces derniers qui ont appointements comme membie de la noblesse
374 ÉTAT eéififtiL
impériale : leur nombre ne nons est pas plus sûrement connu que celui des titulaires militaires sopérieurs de la plus haute noblesse impériale. D'an autre côté , la liste mentionne quelques officiers du 3* et 4* d^ré prenant part à cette aBocatios, mais ne spécifie pas quelle partie ils en émargent. Rien ne prouve que les officiers nationaux, fk-frien, reçoiyent quelque solde en argent ou en nature, bien que certain passage du Code des laie induise à faire croire qu'ils sont payés. L'allocation désignée comme extraordinaire dans le tableau qui suit, est, en général, autant qu'on peut le {Nréjuger, pour frais de bureau et autres dépenses propres aux yà-mun.
La commutation Sni-^iàh a été déjà expliquée dans lu première partie. Le grain est calculé en ^AiA, que nous pourrons traduire par ;c^^rifl (bien que la mesure \arie suivant les localités) et en acres. La Gendarmerie, du grade de fU-tsiàng k celui de pàtsung, reçoit un ehih par mois, en outre de la paye et de Tallocation ; le reste de ceux qui reçoivent une ration de grain, touchent autant de A'tfir, bouchées, ou autant de Aiân^, mesure de terre ^ate à 6 acres. Les « bouchées » sont équivalentes au quart d'un ekih par mois, ou 3 ekih par an ; le <^
DES Fclie£8 m: ià cniNE. 375
ttmf de iHÊhho ainsi que les autres, comme nous le T0ITOM, touebe 40 bouchées ou i 20 shih par an. Dtti» quelque» districts, on paye en espèces, an taux d'environ un taël par shih. lehiànff^ qui sem?ble être une assez libérale concession de terre, paye à la Couronne une rente, dont est responsable Tofficier que Ton suppose prendre sa part du reycnu. Pour prévenir une répétition inutile de termes chinois, je place ici avant le tableau de la solde ne liste à» àiSétei^ corp», dc»tkft désignations •osC presqtre généralement incluses dans les titres (fe leurs o£6ciers.
f ftei-iran ying. • LesCardes, dbnf rofflder ei( le
8bt-wef cb'îL
f Bien-flinir Tl^r «..'.•• IHvfefon prîtocfpale.
9 Reliait iffifr* •• ' *"' DMMm d» Fliiiie.
4 MMl3Fto&* IMiiMiioMé^iMtaMfèM». .
i tturyot^fn». « »ivi8ioal«toMi
6 H<K-Uyio0..,,4.^.<.4^...« AaWlwiaeflidivIitotei
7 PU-Uen ;ing. .«•«...•••«»<
8 YiieAHDiog Yofiiu
9 Kiog-kl..... «. Cordûo n^trapolitaip.
fO Ling-tstki ..• Mausolées.
tf Lah7ft)g. • Arrné^ Ai f ert-Étcndard.
iîPku-i : Suite.
Ea r«ikwyaiit le lecteur eonitimieliemifitti li ce qui précède, il sera bon cT avertfr d'ajouter, en chi-
nois, autant seulement de titres de chaque officier qu'il peut en ;porter en addition à ]a distinction de son corps ou de sa division ; et un titre une fois donné en chinois ne sera pas répété.
TABLKAU VE LA SOLDE DBS OFRCIERS DR L'^ArIIÉE CHINOISE DANS LIS DIVISIONS SUPÉUEURBS ET INnSBIEDEBS DBS tflCF 6EADBS.
rcsnide.
1*' aiiADE, division supérieure (la) : le Ung-shirwei ntù tachin (Gardes) reçoit 605 taëls de solde, 900 d*allocation et 384 de sui-kiah.
1*' GRADE, division inférieure (10) : le nui tà-chin (Gardes) reçoit 605 de solde, 400.d'aUocation, 48 de sui-kiàh.
Les tùlwig^ ou capitaines-généraux de bannières , de garnisons ou de tribus, reçoivent 605 de solde, 700 t en moyenne d'allocation; cenx de Jeh-ho, de Ghabar et d^U-rumtsi, une solde extraordinaire de 1,500 t; les autres un suU-hiàh d'environ 300 1.^ enfin ceux des garnisons et des tribus Koko-Nor un shih en grains de 120 1.
Le pU^kiun tungling ou titUh Humun (Gendarmerie),6(lS de solde, 880 d'allocation, 240 de suùkiah.
Les Uiàng-kiun ou généraux commandant bannière dans les provinces : 605 de solde, 1,500 d'allocatién (sauf ceux d'Ili 4,000 et de Sbingking, â,000), de 40 à SOO de solde extraordinaire, et 120 shih en grains.
Les Muh ou généraux en chefs : celui des Luhying, S,000 d'allocation; celui k Ununtsî, 2,800 id.; celui dans Yoiuite» 8,000 id ; et tous les trois 605 de solde.
. DES FOBCES DE Li CHINE. 377
a* «rade.
V QEADE, division supérieure (2a) : le tsien-futig tungling reçoit 511 tâëls de solde, 600 d'allocation, 288 de mi-kiab.
Le kh-itSin tungling rei^oii autant.
Les fU-tutung des Bannières et des Garnisons reçoivent tous 511 de solde , de 400 à 1,000 d'allocation ; 3 seulement reçoivent une centaine de taêls de paye extraordinaire ; tous 105 shih en gnûns, sauf celui de *8hanhai kwan qui reçoit 600.
Les tsungping^ ou généraux de division, reçoivent 511 de aolde, 1,500 en moyenne d'allocation ; celui de Liàng chàu, seul, une paye extraordinaire de 559 1;2.
2* GRADE, division inférieure (2/3) : le sàn-tieh tà-ehin (Gardes) reçoit 243 de solde, 400 d'allocation, 24 de «utktih.
Les fU'Uiang reçoivent 377 de solde , environ 900 d'allocation ; le fU-Uiang de Gendarmerie reçoit en plus 12 shih en grains*
3* «lADE , division supérieure (3a} : tous les officiers re« ç(^yent 243 taêls de solde ; la moitié seulement de 200 à 800 d'allocation ; 3 seulement 60 en moyenne de sui-kiàh.
3* GEADE, division inférieure {30) : tous les oflSciers reçoi* vent 331 Uéls dé solde ; les yàtiA seuls de 400 à 600 d'allocation; 3 seulement reçoivent des shih en grains.
4*csnUle.
** ttABB , division supérieure (4a) : tous les officiers reçoivent 137 taeb de solde ; les tt^s^* seuls, environ 300 d'al-
378 Ém êé^éMU.
location; le hieh yù de Gendarmerie, une paye extraordinaire de 108 taêls,et ïesfàng-shau yû, moins celui de garnison des Bumiferes^ de i à 4 tagls; » seaksnaftiOBlvftiiii-iîdà é*ta- W0« 73 U; ^l^siik ea graiBs^
4" GRADE, division inféneoie (4^> : tMBle» oflUos regoi- ¥eà 137 taèls âe gêtde; le {^JMMff «M
S* GRABX, division supérieure (Sa) : tous les officiers re^ fetd 90 faêls de solde ; tes sMùpi (f) seuis*, de 200 & 300 tf^alTocatîon ; fe sàn-Umg shî-^ei des Gîardes et le fà-yA d# Gendarmerie, une paye extraordmai^ de 4 à 7 taëb; t ^ffg-yù^ 42 de grains.
S® GRADE, division inférieure (^0J : tous fies offiriors i^çol* vemt environ 70 taëls; le Iwhr-pàu shàupiy chargé des tra-
(i) r^ wdshaujn iOût payés 500, 100, 340, 3pOet240 tiiflU, solvant les différentes localités dans lesquelles ils eerreot. Les tiienùmff I Tungchaa et à Tientsln-fîi , ont 340 Uélft chaque; dans Sbantong, 5 H ou 0,005 d'un t^tél, pour chaqae sMh de grains qu'ils apportent; dans Ittaao* teini quLmoDtaal ^ lK>id dfiila flotte 2(U)*„ ceoK qui reffAuent a«tt chaque flfttts aUetBativeineia^ 100 taais; dans Eiangn et Nganhwui, le pranier 200, 1« reste 60 -^ k KlaQgsii^ 240 1 à ChebUangi^lOO; dans Ilupeb,^ les tsientsuïïg d'escorte reçoivent 190 shih; ceux qui ^sot alternatif, 40; dans ffîinan, lies choses ont lieu comme dansSbantnng; dans Kansun, ceux qaf amènent Tes gfaitas de M^iuas et ^ deux eol»nies, touchent ê9& tMIs. Cesr demftrs ntonfr pas M mentfoiiaé» fampa?^ présent. I^es Fubordonnés, autant que leur service y est consacré, qui sont employés k expédier le transport dbi grains, touchent, dansHè* nan« 50,. et dans les provinces Kikng. 24 taeis. Ls nombre de tous ces employés rapportés dans le Code de$ Un» doit être bien inférieur k ee quir est dïns rétablllsement actuel.
DES POkCn Dfi LA CBUiE. 979
vaux de rivières , une aHtotiM ée 100; le M* tang àhi^-toei des Gardes, 35 de grains.
6* GRiBs » division 'supériave C6a> : les offidar& reçaîiKiil de 48 à 70 taëls de solde ; 6 d'entre eux une allocation tmmom iS0;1 wàns^ cmwm a&ée graimii
6* 6BABB, dhrifiioû inférieure (ft3) : le tienrl tekwiift to nobles, et te wei-tsietirtsung du transport des grains» 48 fliSidésoMci
T Muim, diviâoa supérieure (1) fTa) : à TeKcepâm A» fi^oiail j/U héréditaires qui reçoivent 3 taëb de solde^ et les yu-mûh cKïng yû des pâturages qui en reçoivent 45, les Mires tAciers ont 96 taiMs de soldb ; les* pàt^mg, seub, ont une allocation d'environ 100 taeis.
7* GRADE , division inférieure (7/3) : 36 taCb de solde aux deux sortes d^officiera.
(i> Le& fikr^iM apparttcnnant aux 7% 8« •! Of piriit. Bln n'Indique quMIs soient employés ailleurs que dans le yamim mâlropoE- Mu. quoiqu'il soit établi que ceux qui serfent dans h proiltaee et dais Htm «oliiilas acçoivenl me solde aonae ofleîert eMs 4 el-dessus, rallocation anti-extortive et celle de grains :
Pih-tili-«hi J« : IMb. SMk.
TaMSkiun d» garnisons 50 30
T&iàngkiun de garnison Ftih-'olnni 134 SO'
Tùtung de Qtefiar 90 $9
Tùtung de leh-fao. 80 91
Fù'tùtung de garnisons t^ 99
Ching shku^yd de ganrison? 30* 39
Fkog sbte^ da ganHaras; ..,,,.,•. 39 ID
8* «rade,
8"* 6RADX, division supérieure {Sa) : tous les officiers reçoivent une vingtaine de taôls.
Le 8' grade, division inférieure (83), et les deux 9^ grad^ ne donnent pas de chiffres suffisamment certains.
Ne sont pas renfermés dans ces tableaux, le ministre résident de Tibet, qui reçoit 2,060 taels, comme allocation anti-extortive, et 500 supplémentaires, 8'il y a dans l'année une lune intercalaire, et aussi le ministre *de Koko-nor, qui réside à Slning, et reçoit 2,000 taëls pour son allocation et pour couvrir ses d^enses publiques. Les appointements du ya-mun, du tù-tung de Koko-nor sont .estimés à 1,500 taëls.
Outre cela, les nobles Mongoliens, dont nous parlons dans la note qui termine le î" livre, sont payés et entretenus comme il suit ; cette liste comprend quelques dignitaires par hérédité dont les titres nous sont déjà familiers dans Tarmée chinoise.
Taeb ni«M !• mm
KandeKfllku • 2500 40
Tsiu-wtog de KborcbiD. 2500 40
Id. de tootes les autres tribus. . 2000 25
SU-tss* (béritier présomptif) 1500 20
Kltan^ de Kborcbio 4S00 20
14 de toutes les aatres tribus... 1200 15
DES FORGES l>fi LA CHINE. 981
Cliangtsz* (héritier présomptiO 800 13
Belleh 800 13
Beitseh 500 10
ChiQ-kwoh kaog 300 9
Fû-kwo kun{« 200 7
Taîkîh iOO 4
i'* classe tsz' ott vicomte 205
2* Id. Id. Id 1921/JI
3« Id. Id. Id 480
2* I Classe wk» oa baroQ ) 1421/2
Kl8g chè-tb-ya. 1" e1«M 105
Id. rclasie 92 1/2
Id. 3*claflie 80
Kl-nHja 55
Ynaki-yû 4tl/2
Ue chapitre du Code des Lois qui traite du revenu et des dépenses de la Maison Impériale, nous in-> forme que, au lieu de soie, 12 taëls sont octroyés aux nobles en question. Les hauts officiers et ministres résidents dans le 5in-/?fVifn^, ou nouvelles acquisitions de la Chine, n ont pas dégrade fixé comme ci-dessus ; mais ils sont presque tous cumulants, et gardent la solde de toutes les fonctions qu'ils remplissent effectivement au temps de leur mission au-delà de k frontière, en plus de tous les émoluments qui peuvent leur revenir par suite de cette dernière désignation • Le code du Conseil donne
sas éiàoi niMiMàk
les «UfMttions de la majeure partie, mais la différence est grande entre sa liste de titres, et celle que donne le Livre Rougt de 1849 ; ce dernier qui est clairement l'iuitorité la plus certaine, les nonme et les place de It manière suivante :
Tableau indiquant les tiiree et la disposition des hauts cfUciers dans IH, ete. (1)
^ us TiTKX iMir inuB poqa tous ratcéoé m ewM-Mâs*
ni : 1 Tsiang itam. ^ 1 7(^91^460^ l»^fciit/«-*i Unftm
ta^hin.
Tarbagàtai : 1 Tsan-uan to-cftm.*-C Lingisuita-ekin. Usbl : i LingtstU ta^hin. «^ i Pang-fau ta-chin. Àksù : i PanrSt* ta-chin.
Yaiiaod : 1 Tsan-tsan tacbin^^ l Bieb-pau ta-Mn. Khoten : 1 Pan-sz' ta-chin.
Kashgu- : 2 Lingtsui taehin.
Vengi-Uiitr : 1 iÀmgisui ta-dUn.
K«-€hè : 1 Pam^' ia-abin.
Karashar : 1 Pan-sz' ta-chin.
Tttrfan : 1 Lingtsui ta-chin.
UranM 1 1 TH^tunf. — 1 Lingtsui te-eMfi. P«Ukw«i ; I Lingtiui tanMn, Kttcbing : i Lingtsui ta-chin.
Hami : 1 Hieh-pan torchinj. — 1 Pan^sz* ta-chin. K«rfcM-<»& : 1 Lingtsui ta-ehin.
FiwHjère msae ; 1 Ting-kien tao-fià tsang-ptun. «- 1 Tibv-
pim isanUan taehin.
iiiUV^iisêikMtmksnmsaajfssfêm'iiiaC^
DES FOtCM M u emitfi. 363
Kmlm : « tMrfm
UUàisùlài : 1 tOHMn^
Kobdo : 1 Uan-Uan ta-chin. — 1 Pang-pan U^eUih
VéaumérÊtàon 4e œs offidare daji€ 1^ Cm(^ des Uiê iiUi) e^ 4iiéMiite; leur gmdd ei lent alb^ utvm mtiHSJiwtifB sont teli qu'il suit : le tsyngit taehm h Usbî a $00 ta£ls; Uumgpàn tà-chfn à Ymriwui et eelui de Kashgar ont reepeetivement 1100 et 800 taëls ; le Uantion tacki» à Ui et celiii «te Tiirl)«ptài ont feiRpeetiveiaent 1000 et 1500 teek; U^tUehpàntàckinh U«hi, Yark&nd et Kashgar ont diacttu 700 taek; à Kuehè et à Kfaarashar, «haoiii 000 ; et à Hami et Kuskàrsùàw chaeun 400 ; un pan§$' tiUhim à 111 et à Tar bagatai ont eha* eun 700 taSis, et à Ym^Land, Khot^, Kashgaf «( YtfDgifaissar diacun 600 taSls.
g A. DÉ»«»E8 WiklM M8 MOK AtWbS|l«
iiM AbpmÊm indivtduidies ainri ânuméréea , las t»* Uaaux wilrants donnenmt une estimation approiimative das dépenses générales et principales des deux armées, eellesdes 8 bannières et eeiles du Vert- Étendard. Le nombre de chevaux CiSsignés (1628) àchaifiie dn^, divisions, gtrnÎMQs et pfpvittcis,
suivant l'occurrence, n*ayant pas été indiqué aupa* ravant, est exprimé ici. La disproportion apparente, dans le montant des dépenses des chevauic, se comprendra, si Ton se met dans l'esprit qu'il y a une différence remarquable entre les quantités de foun'age allouées dans une localité ou dans une autre, dans un temps de Tannée ou dans un autiha. Conformément à la règle fixée au commencement de ce livre, toutes les fois que le tableau de la solde des Bannières indique une variation dans les quantités, et lorsqu*il n'y a pas moyen de décider le nombre exact d'hommes et d'animaux payés et observés dans chaque, le taux le plus bas a été choisi pour tous ceux sur lesquels un doute s'est produit. L'estimation, par suite de cela, devra être considérablement au-dessous de la consommation réelle dans quelques articles appréciés grossière* ment; par exemple, dans Shenst, où la distribution des chevaux est assez mal définie pour déconcerter le calculateur, sur des quantités qui s'élèvent d'une fraction supérieure à 13 taëls et demi, à une autre au-dessous de 20 8; 10 (et c'est à ce dernier chiffre que la plus forte portion pourrait être fixée), c'est le premier que nous avons pris comme terme moyen pour la province; il en est de même pour
les autres localif 6s, et de même aussi pour las artisans et autres, cités par la Recherche sur l'Jdministratim, et ignorés par le tableau de solde du Conseil des Revenus.
Nous n'avons aucune donnée sur laquelle nous puissions baser un compte-rendu des navires, des pièces d'artillerie, fortifications, etc. de Tarihée des Bannières ; le Gode du Conseil, qui est un peu pluscommunicatif au sujet des Luhying, se tait sur les concessions annuelles faites pour les dépenses générales de tous les vieux officiers (à quelques exceptions près) des garnisons de Bannières en de* hors de Péking. Dans la Métropole, on affecte annuellement 86,000 taëls au payement de lallocation anti-extortive des Bannières ; mais elle comprend des nobles et des officiers civils. Nous ne serons donc pas très-loin de la vérité en avançant que Sa Majesté Impériale dépense annuellement de 16 à 18 millions de taëls pour les forces des Bannières métropolitaines, provinciales, mantchouriennes et coloniales. Les frais progressivement accrus de l'armée, comparés avec ceux des dynas^ ties antérieures, sont un texte perpétuel pour les pamphlétaires de ce siècle, dont les plaintes ne sont pas moindres au sujet de l'inefficacité de s<^s roncis mLiTAiiES dc i.a ctniit* 35
38C ^AT aCNÉEU
forces; il est vrai que leurs remarques opt plutAt on vue les Luhyiog, aur lesquels nous avons quelques observations à faire, avant de terminer ceci par unS notice aussi brève que possible sur les feu* dataires Mongols et autres, dont les relations militaires avec TEmpire se conservent k prix d'aigftit.
DES FORCtS DE U CDÎNÉ. 387
TABLEAU indiquant la solde totale et Us allocations en argent et en nature des soldats et dfs officiers dans V armée de terre et de mer des Bannières, avec te n&mhre ei U$ frais des ckepaus ie$lini$ é S9ê «fiflff •
DITISIOVS n NOViMCM
CBIHU,
PiKING {
Garder do corps. •
Division prindpatc
Pau-lde y ,
Divisloo dn Ftaoe .
Pan-l y....,.,.
Division soldée àx»
Bannières t •
Pau-i Id. Id..
Diviaiou légère . .
Division d'arlillerie ei moiisqiieieric. • ,
Gendarmerie . • . .
Ynen-miof Yotn.
^ Paù-l Id. Id.
Gordon de vlog|*eiaq inroisons Mausolées impériaux . . • * .
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