‹ État général des forces militaires et maritimes de la ChineChapitre 47 sur 50 · HONG-KONG · texte numérisé non relu

HONG-KONG

C'est une tte que les Anglais occupèrent en 1S4Î,

DIS FORCES DE LA CHINK. ill

et qui leur fut cédée à la suite de la guerre de 1844.*Lesol en est très-élevé, et on l'aperçoit de fort loin* Elle est située dans la baie même de Canton, à Test de Macao ; son étendue est d'environ 4 lieues de long sur 2 de large. Elle offre aux yeux un0 suite de montagnes dépouillées et à pic ; à peine y a-t-il trace de végétation dans quelques vallées, en petit nombre, qui se rencontrent entre les montagnes. Joignez à cela un sol ingrat et un climat malsain, et vous vous demanderez ce que la Grande-Bretagne pouvait espérer faire de ce triste rocher qui n'offrait aucune ressource à Toc* cupant. Demandez-vous plutôt ce que ne sait pas faire du moindre point, de la moindre station, len* vahissement anglais.

Sur le versant d une dès montagnes de Tlle, partant du bord de la mer et se dressant en am-^ phithéfttre, vous apercevez la ville des Anglais, Victoria , la capitale de la nouvelle colonie de Hong-Konk, dont, grâce au rapport de M. Auguste Heurtier, nous allons suivre pas à pas la fortune.

t L'existence de la colonie de Hong-Kong ne date que de 1842. En 1845, elle coûtait à la métropole, 44,841 livres st. En 1854, son déficit était eMOrë de 7,589 livres st. En 1855, bien que

la somme allouée aux trai^aux publics eût dépassé de plus de 4,000 livres st. celles qui y avaient été affectées en 1853 et en 1854, la colonie a déjà produit un surplus de 7.159 livres st., soit 178,975 francs.

« En 1854, la population de Hong-Kong n'était que de 55,715 âmes. En 1855, elle a été de 72,607 âmes', dont 70,651 Chinois. L'accroissement a donc été, pour une seule année, de 16,892 âmes.

a En 1854, il n'était entré dans le port de Hong* Kong que 1,137 navires, jeaugeant 448,016 tonneaux. En 1855, il y est entré 1,813 navires, de 612,875 tonneaux. La différence en plus a donc été, d'une seule année à l'autre, de [676 navires jaugeant 164,859 tonneaux, soit d'environ un tiers.

«En 1854, il n'a été enregistré à Hong-Kong, comme appartenant à la colonie, que 1 1 bâtiments de 1,157 tonneaux; en 1855, il y a été enregistré, au même titre, 37 bâtiments de 3,149 tonneaux. Le surplus a donc été de 26 bâtiments et de 3,149 tonneaux. Le nombre des constructions existant dans la colonie de Hong-Kong, à la fm de 1855, était de 389 églises et temples, dans le style européen , et de 3,258 maisons et boutiques chinoises. »)

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Cette statistique est aussi concluante que possi* ble, et donne la mesure du progrès toujours croissant de cette colonie^ devenue déjà en quelque sorte Tarsenal des forces militaires et de la marine. Mais que d'efforts il avait fallu pour accomplir cette tâche! D'un amas de rochers, on avait réussi, et cela en trois ans, en creusant la montagne, en employant la mine, k créer une ville. L'entêtement anglais, le génie civilisateur avait tout fait. Des maisons, des temples s'élevaient ; des rues étaient percées; des voies étaient taillées dans les. flancs de la montagne, voies telles qu'on n'en voit pas une seule dans tout l'Empire du Milieu.

Ces terres fraîchement remuées avaient développé l'insalubrité du climat : la colonie ne s'en effraya pas, et le gouvernement fonctionna dans la nouvelle Victoria ; bien plus, la population commença à s'accroître. L'ardeur du gain qui consume le Chinois, la commodité des échanges, la sincérité du commerce, firent affluer la foule à ce siège nouveau d'opérations diverses. La colonie fit des frais d'embellissements et de confortable. Le premier besoin, c'était un hôpital pour la fièvre et le choléra qui décimait la garnison, et à peine suffit-il à contenir les malades, dans le commencement surtout.

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On créa une nouvelle ligne de steame», fcmâiil le service entre les divers ports de la côte et la colooie, entre la Métropole et les nouvelles possessions. On éleva des casernes, on prolongea la rueprmdpale, large et bien aérée, parallèlenieot à la mer,- les officiers eurent leur table bien approvisionnée, él nn club établi mit le comble à la satisfactieiv à»m9m^ veaux transplantés.

Voilà le génie anglais, envahissaaC fidujonw et établissant ses comptoirs sur tous les point», uiftwe les moins favorables en apparence ftlftflophHié' A son négoce. Nous l'avons vu prendre posumton successivement des différents ports de Ttié&ét êtes Archipels : en s'avançant toujours , voHfe qt^ a mis un pied en Chine ; il ne s'arrêtera p» Ik A k Chine il appartient de pourvoir à eei ouviillMtgii ment ; mais l'Anglettrre est prête k Mêlr mêe tffi* dite toute occasion de s'asseoir sèrMMM iW eê nouvean terrain. Eltesait ()we touf vie»! ài quf suit attendre; etle ne négligeraâHciineoeeâriMweiSBM^ rable, et l'Europe sait qu'au besom elle Bt Mr^pis ewrbarrassée pour en faire naïf re «ne.

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