MACAO
ta position géographique de Mâcao {ffgm-mnljj
DES TOÊMê^ WÊ hi$ «mite. iU
çante, a été détermiaée awc beauemf; âff m)» par k» iiig^iettr» hydregnn^he» H^çaig^çif'OBif Mt U yejttge dé* eiwnmwevigqÉieft w» h Jhii<ftn Mfeesif, peuv Ifi^fliM 4»pav^a. di| fevKS, VMknfiiBcov de 92'' 11^' 25' de lalîllMto Bfovil, etf dl»l|FI9ril3^d0 Iragitod^ Eat. && mayeane dg 1» tMiyévaluw f est Jets degrés aratigvadea. EHsestsiiiiéa^dhB^uae pTOMj^'tie di» fer baie de Gaalan; a'e^vm^term y^ cheuse^airawkoa troîe Menas dii^ lour, im'peu j^ue d'une Meae^di^kmf awr liei»<|fW9ftidiifieuea èi iBffge. Uttistfiw» «tooi* to 8«paie A»^ é^KangNelMWr. iavHIe y eeeuye eenlH^gl keefa^ H6, tvei» iiille»deliei% M0^^i»»ll|»é»l^
wammrèméi^Bm aèiÊ»^u>m^ib tfâMémmâ étt eèHtd» ti Ma» iw aq^ aw»f Mfci'iMMmt. Ote-
fuite; étittfwê» f»*oecmi«al Ibb 9bvft%ii» «fet «tfr»
p«r#» dii note par wtt» itmpaNle (|w «ra^ FlirtNa* *Ms M hMPgeuir. U j^ port est fgnift>dbim( ffcisNdMf^éfMrlftWM^^nBritnéfr, <in«ei^
516 ttà!t GÉNÉRàL
A Blacao, on trouve presque tout le confortable de nos grandes villes d'Europe, et cela sans de grandes dépenses. Les rapports avec les Chinois, les services des Nègres sont agréables, et faciles. L*air y est sain, la température douce, et les maladies endémiques y sont inconnues : du reste, la ville est presque complètement b&tie sur le roc vif. Tout explique la faveur dont a joui cette colonie durant deux siècles, et qu ont pu seules contrarier les imprudences et l'avarice des gouverneurs.
Disons quelques mots de son histoire. La colonie fut, dit-on, acquise par les Portugais sur un prince de Hiang-chan ; d'autres prétendent qu'elle leur fut cédée par l'empereur Kia-tsing, en récompense de leurs courses contre les pirates. C'est vers 1557 qu'ils y transportèrent leur commerce le plus actif. Pendant la durée de ce siècle, ils y dominèrent seuls ; à peine les Chinois y faisaiênt-ils quelques rares apparitions, dans le but d'y établir deséchan* ges. La porte du mur qui coupe l'isthme ne devait s'ouvrir qu'une fois par semaine. Bientôt les Chinois gagnèrent du terrain et élevèrent même une ville. Cet envahissement était du reste plus fécond pour la colonie portugaise que le système de prohi^ bition qu'elle avait précédemment adppté. Lapros-
DES FORGES DE LA CniNE. '5^7
péîité nouvelle de Macao donna aux Hollandais i'envie de s'en rendre maîtres : en 1622, ils fireiït une descente que la bravoure des Portugais fit com*plètement échouer. G est en cette circonstance, comme le rapportent encore les habitants de Ma^ cao, que saint Jean (lattaque avait eu lieu le 24 juin) fut vu exterminant les hérétiques avec un glaive de Teu.
Les Anglais, à leur tour, jetèrent sur Macao un œil de convoitise : ils avaient pris pour prétexte la nécessité de la défendrç c(mtre les prétentions des républicains français; mais les colons portugais et chinois surent éloigner ce nouveau danger.
Macao, dès son origine, était dans toutes les bonnes conditions de vitalité. Justice, instruction, culte, établissements de charité, tout était ordonné pour le bien-ôtre, la sécurité, le bon ordre et les bonnes mœurs des habitants. Les fautes commises par Sil-^ veira Pinte, gouverneur pendant la guerre des An* glais avec la Chine, et f hospitalité accordée par* tout ailleurs qu'à Macao aux négociants anglais ont amené la décadence actuelle. Avant la guerre de lopium, c'était là le seul point qui offrit quelque sécurité aux familles européennes et américaines. Macao devenait le centre du commerce^ si le port
ii'iiMriîait pmtiaÊé m^^mé pÊnAétmmu Konts iamkmmàmp&férit^m^ m^mtmm. toai et U^èbpMUm^ fMfilusietMeit ^*«k emmpwÉi « aw Jtorkigai^dttMie toBi|Mtiftie4raîM liQg€iMr«tt<Aii|f)6vto£mM8«iit^^ : .tant
donnée; à peine si quelques fiévreus iwmmitf •lAiwelier eooene -ee fui se 4^aye fMB docdgoitoiOMor^ àit«^ Wi fm dW -fA^B^eanté.
Ai^îewdllHii, to^goumcaeiMiity foit qn^ques WÊh «PW» «w Itti^flrtiBe, et a ^ooln omiriger k» ^œs de radmkmtratim {iréeédeate. ^ avirawrt 4ou* 4aB les etttréea^ ^on «Bcouragemène les Mrmes à ^élrendans ik'<cdaiHe ; mm *§ ^ert 4ard d^jè poiir fMoyoiasttr la ^mrière par la ntslmsse^ J'mgoiirdÎBse* mBoip&t r«olivité, la solitude, par une affluMoe fltottwUe des tcomnierçant^.
Ajeiitons pourtant que l'améËonition «'est déjà lÉâjeentir.; ion a compris qu 'il m tfaHait pas lunser^ MaciO aupprater ilew>mbFe ttos:poBi»essiiHis anglai" aQS4;46s dépensei^oiitditni&ué^tlesrevenus ottt^rA «i^rcqpiorikBL. Plusieurs circonstauGes heufeuses pMt(€oneeiitm à rce|)rogrèfi, et nous lamens carier |ttlI*4Aaigii6teJlMftrtier^ dont tosmÉiSMritsîipNft*
DES FORCtt M Idi'OBINE. Stt
dwÊÊÊê^mm^lmt ^en ce quà omcerne U ofummcM i^Bàtam : « Gfrtte oamsMiteitfMpérité, 4itF!Îi, est du» tant à l'habile administration de M. le gouverMur Gmiiinc«è6.^^à d'aotivitémocilime éf» omt ^pMtre- 9k(i|t*«k fiftnras appartonaiit à ia ooionie, et ainaî auK t^uliet de<iUiton, qni firent afttuer àflaeM, TOTilftfi&^fMM , envinm a0^000faabita»t6,<ani€^ mon «vdc ^euK farce transactions cdnunerciaies de tout gmm.^eiid«irt un an, Macao fut un autre :eiitia>* pdtdta commerce^tranger dans le Sud de lambine. Ses'vafrtes «naj^asins contenaient de la candieet des huiles pour rcKportation , du riz et cks grains four rîBipwtffllîwi. Ses «relations Mec les Iles MiUippînes ^'^en ^sMtaoomies'gt se sont m«ûfestées par i-arri* #e4e quara0te-4rois na^irires sous pavillon espa-* gmol. IkNobve de /OMÉte furent embarcpiés à bord de ^kmmm vaisseaux pour les diflSSretttes ^parlies du monde ; et les vins, que deux navires apportent annu^lement, depuis 1648 , de ia «ÉèiFe^patPÎe à Macao^ et qui constituent toute la «onmie de ses échanges avec TEurope, n'ont plus suffi en i^SS-À la demande qu on en faisait de toutes patts.li*opium, en dernier lieu, et le coràmeFce jAus ou moins licite qu oq a fait à Macao d'objets de toute espèce, facilité par la guerre qui régnait dans^le voi-
&20 ÉTAT OéNÉftAL
sinage immédiat de ce port, n'ont pas peu contribué à raffermir le bien-être matérid de la colonie. »
Les maisons, en général, sont belles, bien construites, et disposées de manière à combattre les ardeurs de Tété. C'est vers le Nord-Est de la ville qu'à l'extrémité d'un magnifique jardin se trouvent réunis trois blocs de granit superposés, formant un abri, et offrant une admirable perspective jusqu'aux champs de riz du village de Moba ; c'est ce qu'on appelle la grotte de GaraoCns. C'est là, dit-on, qu'en 156j, durant le séjour qu'il fit à Macao, il aimait à se retirer silencieusement pour ajouter quelques beaux vers à sa Lusiade. Qui sait si cette grotte de Camoëns ne sera pas un jour le dernier vestige de la domination portugaise? La poésie de l'exil survivra aux monuments de la conquête et de la foi.
La population est entre 40,000 ou 50,000 âmes; on compte dans ce nombre environ 5,000 Portugais ou descendants de Portugais, un millier d'esclaves cafres, quelques Anglais, Américains et Pârsis; le reste est Chinois. La rente allouée par les Portugais au gouvernement du Céiesle-Empire monte à quelques quatre ou cinq mille francs. Quant à la
DES FORCES DE Xi CHINE. 521
garnison, die est d'environ 500 noirs, fournis par rinde, et que commandent des officiers venus d'Europe. On sait que c'est à Macao que la Chine et les Etats-Unis signèrent le traité de Wang-hia; et que c'est aussi dans cette ville que la France a conclu avec les Chinois son premier traité de commerce et d'amitié.