Briquet, op. cit., 684. — Pitres, op. cit., I, 144, l'il
Le fait est très souvent signale par les magnétiseurs; on le trouve aussi dans la Neurliypnologie do Braid, traduction 1883^ 175 et dans le livre de M. Bernheim.
calion de plaques de fer; mais il faut que je les applique moi-même. Si je lui confie les plaques pour qu'elle s en serve seule, ces plaques perdent tout leur pouvoir Je n affirmerais pas cependant que tous ces faits en particulier l'action du courant électrique, soient uniquement des suggestions. Enfin ces suggestions peuvent être faites de manières différentes qui seront étudiées plus tard.
7" Beaucoup d'autres phénomènes psychologiques interviennentpour produire, modifier ou détruire l'anesthésie. Par exemple, les émotions vives, les préocpupations, les rêveries l'augmentent. L'association des idées peut, dans certains cas, la modifier : je dis à Marie qu'elle a une chenille sur la main gauche, elle crie et prétend sentir le chatouillement; à ce moment, son bras gauche est devenu entièrement sensible Mais un phénomène psychologique joue un rôle plus important que tous les autres, et son étude éclaire beaucoup ce problème : je veux parler de l'attention. Pour vérifier ce fait, il faut se rappeler, comme nous le montrerons plus tard, que l'attention est très difficile à fixer chez l'hystérique, et que beaucoup ne peuvent parvenir à la diriger. En général, on peut attirer un moment leur attention sur leur main anesthésique par un procédé quelconque. Un malade de M. Raymond ^ ne sent pas le courant électrique quand il a les yeux fermés, il accuse un chatouillement quand il voit les manœuvres. Sur la main gauche de Berthe, je fixe un pain à cacheter rouge : la voici étonnée et en contemplation devant sa main. Laissons-la un instant, puis, quand elle a la tête tournée, pinçons légèrement cette main tout à l'heure si insensible. Voici Berthe qui crie que je la pince et qui sent parfaitement. 11 est vrai que cette belle sensibilité ne durera pas longtemps : j'enlève le pain à