Binet et Féré. Archives de physiologie, 1" oct
bras ni ce qu'il fait, il dit qu'il l'a oublié, ou bien il se contente d'une réponse banale : « Mon bras, il doit être bien tranquillement sur mes genoux. » Si on avertit le sujet que son bras n'est pas sur ses genoux et si on le prie de l'y remettre, il est incapable de le faire consciemment et volontairement et ne peut pas plus, sans regarder, changer ces attitudes cata,leptiques qu'il ne pouvait précédemment remuer son bras qui pendait immobile. Enfin, si on lui permet de retourner la tête et de regarder son bras qui est en l'air, il est étonné de ce qu'il voit et il le baisse immédiatemfMit. Il peut maintenant remuer son bras comme il le veut, le remettre même dans la position précédente, mais il ne Vy maintient plus de la même manière. « La sensation de fatigue reparaît en même temps que lavue est rendue à sa libre activité, la malade se lasse aussi vite qu'une autre des positions auxquelles on assujettit des membres qu'elle peut voir'. »
Tel est le phénomène sous sa forme typique. Il peut présenter bien des modifications et des comphcations.
i° Cette catalepsie partielle peut se rencontrer dans d'autres états que la veille normale. Quand une hystérique est dans un état somnambulique, elle conserve quelquefois ses diverses anesthésies et ses membres obéissent de la même manière que pendant la veille sans qu'elle le sache. Il ne faut pas confondre cette catalepsie partielle par anesthésie pendant le somnambulisme avec l'état de catalepsie totale, ni avec les attitudes suggérées aux somnambules et qu'ils gardent consciemment. Le même phénomène, j'y ai in-, sisté autrefois ^ peut se présenter de trois manières différentes. Cet état de catalepsie partielle peut s'observer encore dans d'autres circonstances plus étranges, par exemple pendant l'attaque d'hystérie. Quand Rose