‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 104 sur 133 · SoLLiER. Guide pratique des maladies mentales · texte numérisé non relu

SoLLiER. Guide pratique des maladies mentales

Le malade se rend compte au moins en partie de son élat^ et se plaint que sa tête est vide, qu'elle ne comprend plus bien, « je ne suis plus semblable à ce que j'étais, je n*ai plus ma tête. » Elle est incapable d'aucune attention et n'a presque aucune mémoire. Ce sont là des caractères qui rappellent d'une façon assez vague l'hystérie précédente. Un état de ce genre se rattache, comme on l'a vu, aux phénomènes hystériques, mais il constitue évidemment une transformation considérable de la maladie.

g 5. EXAGÉRATION DES IDÉES FIXES. LE DÉLIRE SYSTEM ATISL .

Les idées fixes, si fréquentes et si importantes chez les hystériques, sont d'ordinaire isolées dans leur esprit; soit qu'elles constituent des attaques, soit qu'elles se développent d'une façon subconsciente, elles ne troublent pas toute la pensée des malades. Cependant il est facile de comprendre que le voisinage de ces idées fixes, de ces parasites, est fort dangereux pour la conscience normale et, que dans bien des circonstances, des troubles généraux de foute la pensée puissent être le résultat du développement des idées fixes.

Déjà, dans les plus simples, l'hystérique peut rester plusieurs jours obsédée par des souvenirs plus ou moins vagues qui subsistent après le délire de l'attaque*. M. Charcot rapporte le cas d'un hystérique qui, après une crise où il croit avoir été mordu par des animaux, examine ses bras pour y chercher les traces des morsures qu'il croit avoir subies'. M. Colin rapporte aussi le cas d'un individu qui se mord lui-même à la main, puis ne peut le croire et, pensant qu'il a été mordu par un chien enragé, va chez M. Pasteur*. Beaucoup de malades font ainsi des actes ab-

i. Régis. Manuel de médecine mentale , 1892, 490.

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