Mœbius. Op. cit.t
3. A. Strumpell. Ueber die Entstehung und die Heilung von Krankei- (en durch Vorstellungen (Rede beim antritt des prorectorats der kgl. Universitat. Erlangen, nov. 1892), p. 8.
g 2. — LE DÉDOUBLEMENT DE LA PERSONNALITÉ.
Un grand nombre d'accidents hystériques paraissent dépendre de certaines idées fixes, de certaines suggestions, mais peut-on, comme l'a essayé M. Mœbius, étendre cette explication à tous les accidents et la transfoi^mer en une défmition de Tliystérie ? C'est ce qui a semblé très contestable à plusieurs auteurs et c'est ce qui a été justement critiqué par M. Oppenheim, puis par M. Jolly*. Essayons de préciser ces critiques un peu vagues en suivant la méthode que nous avons proposée pour examiner les définitions.
l^ Un grand nombre d'accidents hystériques, nettement localisés comme les précédents, des hyperesthésies, des tics, des paralysies, des spasmes, ne semblent en relation avec aucune idée, aucune imagination du sujeU Le malade, de quelque manière qu'on l'interroge et malgré sa bonne volonté, affirme qu'il ne pense pas à remuer son bras, à serrer sa main, à faire une grimace; bien mieux, il n'a aucune idée de ce spasme, il ne le sent même pas, il constate avec étonnement ses propres accidents sans savoir comment ils se produisent. Il y a, en effet, deux catégories d'accidents hystériques, que l'on distingue surtout facilement en examinant des tics ou des spasmes. Les uns ont lieu quand le sujet y pense; ils disparaissent quand le sujet est distrait ou qu'il s'endort; ceux-là peuvent facilement être rattachés à une idée. Mais très souvent le mouvement maladif se produit même quand le sujet ny pense pas ; le spasme persiste malgré la distraction, quelquefois malgré le sommeil. Ce ne sont plus là, au moins en apparence, des accidents qui dépendent d'une représentation mentale. Au début, peut-être, le sujet a eu conscience d'une émotion, d'une idée plus ou moins vague, mais il est évident que