GuiNON. Les agents provocateurs de Vhystériey
choréiformes*. Quant aux lies du langage, ils sont encore plus nombreux, M. JoUy, d'ans un travail intéressant sur rhystérie des enfants, en signale bien des exemples ; les malades se mettent à bégayer, à zézayer, à parler comme des petits enfants, etc. " ; quand je vois Berthe adopter pendant des mois une expression bizarre et absurde, et, malgré elle, interrompre à chaque instant sa conversation pour s'écrier « Ah gagal Ah massacre 1 », je crois que Ton peut assimiler cette mauvaise habitude à un véritable tic du langage.
Les tremblements hystériques ont été trop bien étudiés par M. Dutil', pour que je revienne sur leur description, je me contente de rappeler les conclusions de son étude. « Le tremblement, dit-il, est un symptôme assez fréquent de la grande névrose.... Si parfois il apparaît comme un phénomène éphémère, comme un accident insignifiant à côté des manifestations habituelles de l'hystérie, il est des cas où il constitue le symptôme le plus marquant, le seul symptôme de la maladie.... Les tremblements hystériques présentent en général un rythme régulier; mais rien n*est plus variable que la rapidité, la fréquence des oscillations qui les constituent; les uns sont d'une lenteur remarquable, 4 à 5 1/2 oscillations par seconde, les autres sont très rapides, véritablement vibratoires, 8 à 12 oscillations par seconde. Entre ces deux modalités extrêmes, se placent les tremblements du rythme moyen (5 1/2 à 7 1/2 oscillations par seconde). Les faits qui ressortissent à cette catégorie intermédiaire sont les plus nombreux. Il en est qui n'apparaissent qu'à l'occasion des mouvements volontaires (tremblements intentionnels purs). La plupart persistent à l'état de repos et pendant les mouvements actifs, mais ils subissent parfois, sous l'influence de ces