‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 41 sur 133 · Pitres. Op. cit., I · texte numérisé non relu

Pitres. Op. cit., I

4. Séglas. De l'abasie et de l'astasie émotives. Médecine moderne 1891, n. 24.

table idée fixe. Rem..., paralysée pour la marche ordinaire, peut cependant marcher sur la pointe des pieds, comme si elle avait constamment peur d'écraser des objets fragiles. Enfin, M. Weill et M. Pierre Jolly ont remarqué*, que la dysbasie dé certains malades peut s'arrêter instantanément si on comprime certaines régions du corps. Ce fait rappelle Tinfluence de certaines sensations pour provoquer ou arrêter les phénomènes automatiques de rhystérie.

En dehors de 1 astasie-abasie, on connaît d'autres paralysies systématiques moins fréquentes peut-être, mais ~ tout aussi significatives. Un malade, décrit par M. Babinski, pouvait se tenir debout et marcher, mais se trouvait dans l'impossibilité d'exécuter volontairement des mouvements élémentaires de flexion ou d'extension des orteils, du pied, . de la jambe *. C'est une paralysie systématisée de toutes les fondions générales du membre inférieur, à l'exception de celle de la marche, c'est l'inverse de Tabasie.

Par une analyse délicate de certains cas de paralysie faciale, le même auteur a pu montrer une autre systématisation. Les mouvements des commissures des lèvres sont exécutés facilement des deux côtés, quand on prie le sujet de mettre en mouvement chaque côté séparément, mais quand le malade parle ou essaye de siffler, il n'y a qu'un seul côté de la face, le côté gauche, qui se contracte normalement, la commissure droite reste immobile. « Il y a ici un contraste entre l'inlégrité d'un système de mouvements qu'un groupe musculaire est appelé à exécuter et l'abolition de quelque autre système de mouvements dont l'exécution est confiée à ce même groupe de muscles^. »

Les troubles qui ont été décrits sous le nom d'ophtalrao-

1. Weill. Archives de neurologicy 1892, 89. — Pierre Jolly. Op, cit., 23.

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