‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 42 sur 133 · Babinski. Soc. médicale des hôpitaux, 8 juillet · texte numérisé non relu

Babinski. Soc. médicale des hôpitaux, 8 juillet

3. Babimski. Paralysie hystérique systématique, paralysie faciale hystérique. Bull, et mém. de la Soc. méd. des hôp. de Paris, 28 oct.

plégie externe des hystériques* semblent du même genre, les malades semblent avoir perdu le pouvoir d'effectuer isolément tel mouvement de l'œil, regarder k droite, par exemple, mais on peut constater que, dans bien des circonstances, ce mouvement s'effectue cependant. Le plus souvent il ne s'agit pas ici de paralysie systématique, il s'agit seulement de l'opposition entre le mouvement volontaire et le mouvement automatique, que nous retrouverons dans beaucoup d'autres paralysies.

Nous signalerons plutôt comme paralysie systématique certaines formes du mutisme hystérique. « Certains sont muets sans être aphones, d'autres sont aphones sans être muets. Ce malade peut souffler et siffler, il a perdu seulement les représentations motrices nécessaires pour mettre enjeu le mécanisme de la parole articulée*. » Un malade est absolument muet, écrit aussi M. Babinski, et cependant la langue et les lèvres se meuvent avec facilité pour accomplir les fonctions qui ne ressortissent pas au langage 5. Une malade de M. Oppenheim ne peut plus parler, mais pousse des cris de douleur quand on la pince et peut encore chanter à haute voix*. Une enfant dont MM. Breuer et Freud nous rapportent la très intéressante observation est un peu effrayée pendant la nuit ; elle ne peut parler et cherche une prière à réciter. Elle ne trouve à ce moment dans sa mémoire qu'une prière enfantine en anglais; depuis^ pendant un an et demi cette enfant reste muette, elle ne peut ni parler, ni écrire, ni même comprendre sa langue maternelle, mais elle comprend, parle et écrit la langue

1. Ballet. lievue dç médecine, 1888, 357, 513. — F. Riymono et E. Kœmg. Sur la dissociation des mouvements oculaires chez les dégénérés hystériques. Annales d'oculistique, juillet 1891,

2. Charcot. Op. cit., III, 427. — Cf. Blxnche Edwards. De t hémiplégie, 103.

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