Briquet. Op. cit
danger. Plus lard, on apprit à distinguer mieux les- attaques proprement hystériques des convulsions dues à une lésion cérébrale ou des accès épileptiques, et Ton vit que celte attaque est rarement très dangereuse en elle-même, au moins pour la vie des sujets*. M. Pitres a étudié avec soin ces diagnostics difficiles', sur lesquels nous n'avons pas à insister dans ce travail. Nous remarquerons seulement que les phénomènes psychologiques jouent un rôle plus considérable dans Tattaque hystérique que dans l'accès comitial.
Les attaques d'hystérie sont aussi remarquables par leur fréquence ; Briquet avait remarqué cependant qu'elles ne sont pas absolument nécessaires et il disait que près de la moitié des malades étaient des hystériques sans attaques'. Peut-être néglige-t-il certaines formes peu connues, mais très fréquentes, de l'attaque dont nous aurons à parler. Le chiffre de M. Pitres, qui compte 63 hystériques pour iOO ayant des attaques, nousparaît plus juste ^. Les malades qui ne présentent aucun phénomène analogue à l'attaque nous semblent assez rares ; et il est nécessaire de bien connaître cet accident pour comprendre la nature de l'hystérie.
Malheureuseiftent l'attaque est un phénomène extrêmement complexe, ou plutôt c'est un ensemble, un système de phénomènes très variés et difficiles à analyser. Aussi faut-il répéter encore une fois une déclaration que j'ai déjà souvent faite. Je ne prétends aucunement décrire tous les phénomènes de l'attaque en analysant les phénomènes moraux qu'elle présente. Au contraire, j'affirme qu'il y a, dans une attaque d'hystérie, une quantité de phénomènes purement physiologiques fort curieux et insuffisamment connus. Bien des fois, on observe non seulement des modifications de la respiration, qui peut être accélérée ou diminuée, mais des troubles les plus frappants de la circulation. Quelquefois des organes vasculaires se gonflent, le
i. Briqdet. Op. cit., 385. — Charcot. Op, cit., I, 582