‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 68 sur 133 · Pitres. Op. cit · texte numérisé non relu

Pitres. Op. cit

yeux s*ouvrent et se ferment, la bouche grimace ; tantôt les malades serrent les dents, mais sans se mordre la langue, tantôt elles ouvrent la bouche et poussent des cris de toute tonalité. Les bras s'agitent en tous sens, frappent au hasard sur les objets environnants et sur la poitrine de la malade, les poings se ferment et s'ouvrent alternativement, les jambes se tendent, puis se fléchissent. En un mot, toutes sortes de mouvements se font sans grande signification. Pendant ce temps, la respiration est bruyante, irrégulière, les battements du cœur sont précipités, le visage est congestionné sans être cependant violacé comme dans les accès épileptiques. « Le calme se rétablit d'ordinaire assez brusquement, les malades restent quelques secondes conwne étourdis; ils se frottent les paupières, regardent avec étonnement les personnes qui les entourent et demandent ce qui vient de se passer. Quand l'attaque a été de courte durée, ils réparent tout de suile le désordre de leurs vêtements et reprennent sans plus tarder leurs occupations habituelles. Quand, au contraire, les convulsions ont été violentes et prolongées, ils éprouvent un grand sentiment de lassitude qui les oblige à se reposer pendant quelques heures, ils ne tombent cependant pas dans l'état de sommeil stertoreux qui succède habituellement aux accès épileptiques*. »

lia seconde variété, la forme syncopale, est moins fréquente ; après une aura analogue à la précédente, mais quelquefois beaucoup plus courte, les malades se sentent faiblir, elles s'évanouissent suivant l'expression commune et juste*. Th. s'évanouit ainsi à chaque instant quand on veut la secouer, la faire manger, etc. Les malades n'ont pas de convulsions, elles restent immobiles, les yeux à demi clos, la tête ballante, les membres flasques. Tout au plus distingue-t-on quelques petites contractions dans les mains, qui restent fermées ou exécutent quelques mouvements rythmiques. Ces petits mouvements, quand ils existent,

i. Pitres. Op, cit., I, 213.

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