Pitres. Op.ciL, II
LES AHAQUES. 149
aident au diagnostic. Dans ces attaques, la face est d'ordinaire pâle et non congestionnée, la respiration est ralentie. Dans les cas que j'ai pu observer, les battements du cœur restaient normaux. Le plus souvent, cet état se prolonge peu, quelquefois il peut se transformer en un véritable sommeil plus ou moins long. Il n'y a pas lieu d'insister ici sur les autres variétés cliniques, qui sont fort nombreuses.
Ce sont là des accidents qui, au premier abord, semblent purement physiques, et cependant il est facile de constater que des phénomènes psychologiques jouent un certain rôle dans leur formation et même dans leur reproduction. « Presque toujours la première attaque, dit M. Pitres, vient après une émotion morale vive^ » Peut-être, si l'on connaissait mieux le début des accidents chez tous les malades, pourrai t-on dire qu'il en est toujours ainsi. Les exemples seraient trop faciles à recueillir, je n'en signalerai que quelques-uns pour montrer le genre d'émotion qui est le plus souvent suivi d'attaques d'hystérie. Nous signalerons d'abord des crises causées par la douleur; quelquefois assez rarement il s'agit de douleur physique. Un homme Lali. est atteint depuis deux ans d'une névralgie faciale qui est véritable et a été diagnostiquée avant tout symptôme d'hystérie. Quand la névralgie est devenue très forte, il criait, grinçait des dents, se roulait sur son lit. Récemment, il a perdu connaissance et a eu une véritable attaque d'hystérie qui maintenant se renouvelle et s'accompagne des stigmates classiques. Le plus souvent, la douleur provocatrice est morale : Dp. a eu la première attaque après la mort de son mari, D. après la mort de sa mère, etc. La contrariété et la colère provoquent plus d'attaques encore ; Dec. a eu une attaque après une réprimande de sa mère, Doin, après une scène que lui a faite son mari. Lyn., Zehn, et bien d'autres sont tombées en attaque après s'être mises dans une violente colère, tnfin la surprise, la peur, la terreur sont la grande cause des attaques. Salz est tombé