‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 83 sur 133 · GoiNOM. Les agents provocateurs de l'hystérie · texte numérisé non relu

GoiNOM. Les agents provocateurs de l'hystérie

phénomènes particuliers. C'est aussi de cette manière qu'il laut comprendre le rôle de cet épuisement physique qui semble dans quelques cas accompagner les idées fixes et sur lequel M. Féréa particulièrement insisté *. Il intervient indirectement en diminuant l'activité volontaire et, par conséquent, en favorisant la répétition régulière des phénomènes anciens, des phénomènes automatiques. Ceux-ci, lorsqu'ils existent, tendent à diminuer encore l'attention et la volonté, ils augmentent l'aboulie, l'amnésie continue, la distraction, mais cependant ils n'ont pu grandir que grâce à une faiblesse préalable. C'est là un cercle vicieux pathologique des plus importants qui joue un rôle essentiel dans la pathologie des idées fixes.

Les caractères précédents ne sont pas propres aux idées fixes des hystériques, ils se retrouvent plus ou moins nets dans la plupart des phénomènes de l'automatisme psychologique, au cours de toutes les maladies mentales. Les idées fixes prennent-elles un caractère un peu plus particulier quand elles se développent chez des hystériques?

On a vu que le plus souvent le malade ignorait le rêve qui déterminait les hyperesthésies ou les contractures, il paraît mieux connaître le rêve qui détermine l'attaque, puisqu'il l'exprime par des attitudes et des paroles. En réalité, le caractère est resté le même. Le malade se réveille de l'attaque avec un souvenir 1res confus ou même sans aucun souvenir de ses rêves, si on prend la précaution d'attendre quelques minutes avant de l'interroger; cet oubli est de plus en plus net et profond à mesure que la maladie se caractérise*.

D'un côté comme de l'autre, les idées fixes sont restées en dehors de la conscience normale, tantôt elles se développent simultanément au-dessous de cette conscience, tantôt elles se développent dans un état nerveux qui remplace la conscience ordinaire et qui alterne avec elle. Si quelquefois une idée obsédante, une hallucination paraît

Page 1