‹ État mental des hystériques (volume 2)Chapitre 27 sur 102 · Raymond, Anesthésie cutanée,ReDae de médecine · texte numérisé non relu

Raymond, Anesthésie cutanée,ReDae de médecine

2. Péré, Archives de Neurol., 1884.— Jules Janet, Les troubles psychopathiques delà miction, 1890, et les troubles^Tésicaux névropathiques, Traité de chirurgie, 1892, t. VII, 124.

LES ANESTHÉSIES.

peu le rôle des sensations psychologiques dans tous ces phénomènes organiques, pour bien comprendre ces anesthésies. Rappelons seulement qu’elles ressemblent sur un point à l’analgésie; elles ne semblent pas laisser subsister de sensations subconscientes. C’est probablement à cette absence qu’il faut attribuer la plupart des troubles graves.

3“ Anesthésie génitale. —Les sensations génitales sont presque toujours conservées malgré l’anesthésie cutanée générale, cela résulte de l’importance que le sujet y attache d’ordinaire. Cependant elles peuvent être disparues et certaines hystériques sont absolument frigides, malgré le préjugé singulier que l’on a quelquefois à leur égard. Cette anesthésie, pénible quand elle existe, s’accompagne quelquefois des plus singuliers phénomènes moraux. Nous verrons, à propos des émotions, une femme qui perdait à la fois le sens génital, le sentiment de la pudeur et même les sentiments de famille. Enfin on sait que cette anesthésie laisse subsister tous les réflexes et ne modifie pas en général le fonctionnement des organes érectiles*.

4» Anesthésie kinesthésique. — Les sensations que nous procurent les mouvements de nos mertibres sont des plus complexes : il faut surtout éviter de confondre les phénomènes psychologiques qui accompagnent les mouvements actifs accomplis par le sujet lui-même et ceux qui sont en relation avec les mouvements passifs communiqués du dehors aux membres. Je ne parle ici évidemment que des seconds. Parmi ces derniers, la perte du sentiment de fatigue musculaire a déjà été signalée, elle se comporte comme une analgésie. Cette perte est très fréquente et elle joue un grand rôle dans le phénomène des attitudes cataleptiques. L’hystérique peut aussi perdre simultanément ou isolément la sensation de pression, de torsion, de traction des muscles.

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