Autom. psych
2. Ballet, Revue de médecine, 1888, 337, 513. — F. Raymond et E. Kœnig, Sur la dissociation des mouvements oculaires chez les dégénérés hystériques. Annales d’oculistique, imlXet 1891.
3. P. Blocq, Sur une affection caractérisée par de l’astasie et de l’abasie. Archives de neu7-ol. iS8S, 43 et les Troubles de la marche dans les maladies nerveuses. 1892, 55. — Paul Richer, Paralysies et contractures hystériques, 1892, 54.
4. J. Sèglas, et P. Sollier, Polie puerpérale, amnésie, astasie, et abasie. Archives de neurologie, n“ 60.
LES AMNÉSIES.
prement dites. La malade perd le pouvoir de marcher, de se tenir debout, de coudre, mais en meme temps elle ne reconnaît pas son mari, ni son fils elle ne sait plus le jour de la semaine, elle ne retient plus qu’on lui dit. Il y a chez elle « analogie entre les différents phénomènes du domaine intellectuel et ceux du domaine organique et automatique secondaire » . l ous ces faits, quoiqu’en apparence differents, méritent d être rangés sous le nom d’amnésie systématisée.
Les amnésies localisées sont encore plus connues que es précédentes, elles frappent davantage l’observateur. Les événements dont le souvenir est perdu sont réunis par un caractère commun : ils appartiennent tous a une meme époque, à une même période de la vie de la malade. Le plus souvent les choses se passent ainsi : a la suite d un accident ou d’une émotion, l’hystérique, qui semblait iusque là se porter assez bien, a une violente attaque. Quand la crise est finie, la malade semble reprendre sa vie ordinaire; mais les personnes de son entourage remarquent quelques bizarreries dans sa conduite et dans ses paroles. En l’interrogeant, elles constatent que la malade ne se souvient pas de certaines périodes de son existence. , , ^ t
Dans le cas le plus simple, mais non le plus fréquent, la malade a uniquement oublié l’événement principal, son émotion et son attaque. C’est ce que M. Sollier appelle l’amnésie simple plus souvent le sujet a oublié, outre l’événement principal, une certaine période de sa vie précédant cet événement. Ainsi j’ai vu amener à l’hôpital du Havre une femme qui avait eu un accident de ce genre. A la suite d’une attaque survenue au mois de novembre, quelques jours avant son entrée à rbûpital, elle était restée paraplégique et avait oublie tous les faits survenus dans les trois mois précédents,