En partie technique
La partie dynamique, tout en embrassant l'anatomie, la chymie organique, la physiologie, la pathologie
et la thérapie, lait eu même temps partie du domaine de la mëdecine et s’étend sur les cas particuliers dont le médecin doit être imbu pour s’adonner à la pratique.
La partie technique au contraire, a, avec toutes ses complications inséparables des principes organiques, rapport
J ) aux principes mathématiques et techniques sur lesquels sont basées en général l’organisation et les operations vitales de l’organisme humain ou des corps de l’animal;
2) à la mécanique mathématique, à l’instruction pratique des appareils et à la faculté de pouvoir les créer soi-même dans l’atelier. — -
Le N. 1. pourrait se nommer la physiologie orthopédique spéciale, des résultats et des apparitions de laquelle doit s’abstraire une pathologie orthopédique positive , dont les eVcnemens et l’état physique la caractérisent d’une manière si évidente, il en est de même de sa pathologie; et
Le N. 2. pourrait se nommer la thérapie orthopédique. Ces deux parties constituent à peu de chose près les principes orthopédiques.- — • Etre initié et très - versé dans ces deux parties, et connaître imperturbablement la manière dont la nature en a fait la base de l'organisation de la charpente de cette économie vivante, et comme le requiert absolument la thérapie, est une qualité intégralement indispensable à quiconque veut s’adonner à la pratique orthopédique.
Ces principes dans tous leurs détails, fiiidispensabilité d’une instruction normale dans la pathologie orthopédique, les observations multipliées sur la hauteur où est parvenue la médecine actuelle, son histoire à dater des époques les plus reculées jusqu à celle de. nos jours et où je ne pouvais trouver une voie à suivre dune manière imperturbable, tout cela enfin me prouva la nécessité d’a voir recours pour l’orthopédie , non - seulement a
do propres inventions pour les traitemens parfaitement analogues aux lois naturelles de l'organisme humain et a ma grande expérience, mais me convainquit en même temps que celui qui se consacre a ce genre de traitement a besoin d’une instruction particulière, et qu’outre les connaissances usitées jusqu’alors dans les diverses parties de la médecine, il était de nécessité absolue de s’en procurer encore de nouvelles à l’effet de parvenir à ce but et à la création de nouveaux moyens curatifs. Partant de ces raisons incontestables,, je trouvai absolument nécessaire d’établir une instruction démonstrative et qui parlât pour ainsi dire aux yeux, d’une manière claire et distincte.
Pour atteindre ces fins, je conçus, il y a huit ans, l’idée d’organiser mon cabinet de modèles, pour, par le moyen d’une démonstration complète sous tous les rapports, exposer les principes orthopédiques , la méthode des traitemens , toutes les affections orthopédiques, par des figures intégralement semblables à celles du corps humain, les appareils y relatifs avec ou sans les machines indispensables. Enfin j’eus la satisfaction de voir que cette entreprise, toute épineuse, toute pénible quelle fut, était couronnée d’un succès qui ne laissât plus rien à désirer.
L’exécution de cette idée était influencée par les raisons suivantes: •
1°- Une étude complète et non-préoccupée de la hauteur ou est parvenue la médecine de nos jours, comme il en a déjà été fait mention précédemment.
2°- La ligne de démarcation entre ce qui forme la médecine et la chirurgie.
3°- La considération ou plutôt l’examen des occasions qui se sont manifestées jusqu’à ce jour dans ce domaine, et ce que les lois réclament pour la pratique tant en médecine qu’en chirurgie.
4°- Les réflexions sur les mille et mille observations
qui m’ont été communiquées, la grande expérience dans la pratique.
5°* Mes propres abstractions de l’état normal , organique et physique dans les principes reconnus pour lui être particuliers et dans les complications des affections orthopédiques.
6°* La complication et l’immensité des moyens curatils calqués sur la diversité compliquée des maladies orthopédiques.
7°* Enfin la persuasion que les puissances de l’indication 5 et 6 sont basées sur une vraie connaissance des principes théorétiques, pratiques et techniques, et qu’aux principes orthopédiques thérapeutiques presque indispensablement fondés sur les principes techniques, relatifs aux principes tries - compliqués de la chimie, de l’anatomie et de la physiologie, se trouvent aussi réunies de grandes, de profondes connaissances de la mécanique. Finalement la conviction que tout ceci employé sur la machine organique si compliquée, si difficile, si délicate et encore, pour ainsi dire, dans un état maladif, est assujetti à si grand nombre de difficultés particulières, et exige un tel degré d’agilité et d’adresse technique pour être réduit en pratique, qu’il n’y a et ne peut avoir qu’une démonstration faite d’après les figures et que l’occasion de grand nombre d'exercices , qui puissent avec succès conduire l’artiste à la hauteur requise en pareils cas.
Après une persuasion claire et complète du véritable état de la chose, d’après le grand nombre de mes diverses observations, je trouvai une telle masse de difficultés pour, selon tous les principes requis, former un artiste orthopédique, que je crus même reconnaître l’impossibilité positive de pouvoir jamais y parvenir. Outre tout ce que j’ai déjà démontré plus haut, j’ajouterai encore comme condition irrécusable :
1°* Lue exacte connaissance de 1 état des rapports physiques de la charpente des os d’après les principes de l’organisation autant dans 1 état normal du repos, que dans le degré de variation à chaque mouvement des articulations des appareils et des organes entr’eux. — * Ce n’est que d’après la connaissance de ces changemens dans la situation réciproque des organes que, dans les affections orthopédiques, l’on peut juger de leur état pathologique interne et externe; car c’est dans l’état anormal technique des organes des os, que se caractérise de la manière la plus évidente non- seulement le changement de la proportion des tissus et des organes mous, mais en meme temps aussi celui du tissu de l’organisation du tissu et de l’état chimique et vital; et sans cette base, calquée sur les principes pathologiques, il est de toute impossibilité d’en venir à des résultats positifs ni à une détermination thérapeutique. Cour y parvenir,
2°‘ il n’existe encore aucune collection pathologique d’os, présentant toutes les formes d’affections orthopédiques dans toutes les nuances dont le squelette des os est susceptible, et comme on peut le voir à divers individus existans.
3°- Mais abstraction faite de cet objet encore, l’appareil pathologique dos os varie très -fréquemment encore dans ses formes par la contraction des tissus de liaison mous et par la macération qui a lieu , principalement dans ces sortes de maladies qui affectent le thorax.
4°- Les appareils pathologiques des os sont en partie séparés dans leur liaison, privés de vie et desséchés, immobiles dans les liaisons de leur articulation, et pour cette raison ne donnent pas pour les puissances thérapeutiques techniques l'éclaircissement re-
quis pour établir une démonstration claire et parlante aux yeux.
5°* Les différons rapports et les diverses variations des affections orthopédiques qui se caractérisent d’abord dans les organes osseux, ne peu vent être remarqués dans les individus affectés de cette maladie, parceque la variation est interne, et que cette variation concerne autant la contexture molle que dure : ces obstacles insurmontables sont cause que I on 11e peut avoir les données nécessaires ni les renseignemeits requis pour en venir a un traitement convenable, ni à une démonstration calquée sur des principes sûrs et certains. De plus I on manque encore
6°* d’un point de réunion où les individus affectés des formes de toutes ces maladies puissent être transportés ou rassemblés pour, à l aide de toutes ces affections , entreprendre une démonstration dont les résultats pussent être avantageux et instructifs.
1°* Sans s’arrêter encore à toutes ces raisons qui, cependant sont très -pondérantes ‘ il arrive souvent que dans les individus vivans, les maladies ou les courbures orthopédiques constantes sont à peine remarquables dans les organes osseux y relatifs, et que la plupart sont absolument sans mouvement; c est pour cette raison que celui qui cherche à s’instruire n’a aucun aperçu clair et suffisant des lignes de direction qui nécessairement existent dans les mouvemens extérieurs, et qu’il se trouve dans lim-
inal, encore moins de porter un jugement sur le rapport des mouvemens internes des organes compliqués avec l’appareil principal des organes osseux; par conséquent, vu tous ces obstacles, il est hors d’état de se persuader des coopérations propres et non -propres des mains ou des instrumens, et ainsi incapable d’en recueillir une idée que lui suggère
infailliblement une démonstration oculaire et palpable.
Bien pénétré de la réalité de tous ces obstacles, et 'roulant y obvier efficacement par 1 etablissement dune orthopédie aussi complote, aussi positive que possible, je mis la main la plus active a la confection du cabinet dos modèles ci -après détailles. Les motifs qui m’y déterminèrent spécialement furent
1° La longue et la grande expérience qui m’avait pleinement convaincu que les véritables constructions élastiques analogues à l’affection, et par lesquelles les mouvemens des articulations des appareils des os peuvent se réaliser et se caractériser, sont, sous certains rapports, plus propres à la démonstration de l’état pathologique et des principes thérapeutiques de F orthopédie , que les vrais appareils pathologiques, et même que les individus affectés de telles maladies orthopédiques.
20, La conviction que de telles constructions bien effectuées sont aussi commodes et aussi convenables nonseulement pour la démonstration, mais même pour l’exercice dans l’application des instrumens curatifs : et quand à ce qui concerne spécialement les modèles des machines et les bandages, ils servent a a porter un jugement et à décider de 1 état d affection d’après la structure et l’indication, b a acquérir de 1 exercice et de la dextérité dans 1 application des bandages par les rapports qu ils ont avec les figures, c) à mettre sous les yeux du mécanicien le modèle qu’il a à imiter, modèle que les planches ou les dessins meme les plus exacts et tout simples puissent-ils être, ne lui indiquent jamais d’une manière assez déterminée, pour confectionner les instrumens chirurgiques, nommément dans les cas dont nous faisons ici mention.
Ce point est d’autant plus certain, que celui qui met la main à la confection de pareils instrumens, est toujours novice dans ce genre de travail, manque des renseignemens requis pour l'exécution, ou n est nullement médecin. *)
3°* Sil ’ exposition systématique et complète de toutes les formes d’affections orthopédiques était réunie aux instrumens et aux appareils curatifs y relatifs , si cette exposition avait lieu, mémo sous toutes les nuances imaginables, et même sous toutes celles qui sont les plus fines et les plus subtiles, si elle servait de magasin matériel pour toutes les formes possibles des maladies orthopédiques, si elle servait d’indication pour la marche des idées thérapeutiques et les productions de la matière médicale orthopédique, il serait encore de toute impossibilité, même à la mémoire la plus parfaite, d’avoir constamment des idées claires et présentes de toutes les variétés et de toutes les nuances même les plus fines des formes d’affection et des modes de traitement dont l’exposition la plus scrupuleuse et la plus minutieuse lui a été mise sous les yeux.
Toute la collection de ce cabinet de modèles est divisée en deux sections principales A et B. La première embrasse six systèmes.
*) Le célébré Richerand , membre de l'Académie et professeur a Paris , s’exprime d’une manière très-logique sur tous les points que nous venons d’aborder, dans l’ouvrage qu’il a mis au jour l’année dernière sous le titre : histoire des progrès les plus récens de la chirurgie relativement a la partie orthopédique ,, les paroles, dit- il, ne peuvent donner une idée exacte de la ,, manière d’agir d’un semblable appareil ; des gravures mêmes „ sont insuffisantes ; témoin l’un de nos confrères , qui, ayant voulu „faire exécuter l’appareil par un mécanicien , d’après les planches „ jointes au mémoire de Scarpa , et n’en étant point satisfait , „ s'adressa à l’auteur lui-même , et reçut d'Italie une machine „ toute différente de celle qu’il avait fait construire
J. J. os figures avec los formes d'affections orthopé;
cliques, d'après leur état naturel pour soi.
Jl. Les modèles des appareils orthopédiques curatifs. 111. 1 .es ligures du système I. avec les appareils curatils indiqués, système 111. et mis en usage.
Les figures qui, de la même manière, représentent les luxations et les fractures des os.
Les modèles des bandages et des appareils curatifs pour les formes des affections désignées , système 1\ , concernant les luxations, et les fractures des os.
VI . Les figures du système 1\ . avec application des appareils modelés , système \.
1. Les empreintes en plâtre de toutes les formes d affections orthopédiques, qui ont été traitées dans l’institut.
IL Les modèles de tous les instrumens orthopédiques inventés jusqu’à notre temps.
.J’ai cru que cet ample cabinet, pris pour base d’un système instructif, fondé sur de vrais piincipes, serait d'une utilité d autant plus marquante et indispensable, que, jusqu’aujourd’hui encore, la littérature ne présente rien de positif*, rien de déterminé, rien enfin qui ressemble à une théorie sur l'orthopédie, et que nous ne possédons en médecine aucun ouvrage qui traite cette matière importante.
La première partie de cet ouvrage présentant ce système instructif, est rédigée en allemand , et a déjà quitté la presse, comme nous l’avons déjà dit. Cette première partie contient non- seulement des détails circonstanciés sur le but pratique de la démonstration , mais encore sur 1 étendue de ce cabinet, sans y avoir oublié ma manière de voir et ma théorie.
Quant aux instrumens curatifs qui composant l<? second système , leur emploi et leur destination est
a) pour la démonstration de leur connexion, de leur arrangement, et sur la destination technique de chacun pris individuellement.
b) Pour les diverses propriétés développées dans le mécanisme, indiquant exactement les points requis de la figure désignée , système I. , à l’effet de rendre plus claire et plus juste l’indication des objets qui doivent se mouvoir dans toutes les gradations. L’on voit à la seconde figure qui se trouve a côté et qui fait partie du système 111. , l’emploi du même appareil, pour réitération de la démonstration, la comparaison suffisante, et la persuasion oculaire de 1 effet particulier et général sur F objet affecté, afin
d’en expliquer la cohérence et l’incohérence d’après les principes techniques et organiques , et afin de démontrer en même temps d’après ces , principes clairs , les points les plus propres à l’application et au soutien.
Four s’exercer dans la manipulation de l’application à la figure.
Tous ces objets sont de nécessité absolue comme modèles à imiter, pour pouvoir être employés d’une manière fixe et positive.
L imitation de ces modèles d’après des dessins traces sur le papier, est d’autant moins possible au mécanicien, que- toutes les nuances de direction, la complication des courbures et les divers angles ne peuvent aucunement se tracer sur le papier, et cependant I on n atteindra jamais son but, si l’on n’a sous les yeux la quantité de ces petites déviations, toutes insignifiantes quelles semblent.
être.
Outre cela, il y a ici encore un grand rapport homogène dans l’exercice pratique de la partie mécanique de la chirurgie au sujet des instrumeus curatifs. Ces ins-
trumens, construits intégralement d’après les lois de la mécanique, doivent agir dynamisquement et sans lésion sur 1 organisme ; mais dans les affections orthopédiques , la où la thérapie mécanique s annonce d une manière compliquée, c’est là où se trouve surtout cette disproportion. Le mécanicien qui agit ici devrait absolument dans ce cas être imbu des connaissances du médecin même; sinon, il est de toute nécessité (pie le médecin même soit un mécanicien fort adroit et très- expérimenté. Lela est absolument indispensable dans la voie à suivre pour ce genre de traitement, et cette circonstance seule, envisagée sous ce point de \ ne homogène, donne extrêmement d importance et de poids à ce cabinet artistique compliqué, dont le but est de faire parler aux yeux la démonstration matérielle d une manière claire et précise.
L’on ne manquera sûrement pas d objecter à toutes ces raisons, (pie l’état de l’organisation du matériel de ce système instructif, qui embrasse la partie séparée du cabinet des modèles dont nous donnons ici la description , est beaucoup trop étendu , trop diffus et même chargé de complications tout -à- fait superflues. — • En effet, cette composition est nouvelle, et considérée sous le point de vue actuel de l orthépedie, même onéreuse par les surfaces que 1 oeil a à parcourir. — * L on dira qu à l’aide de très -bons dessins, Ion aurait pu arriver au même but, sans avoir besoin de si grande quantité d objets, et que par la multiplication de ces dessins l’on aurait pu se procurer ces démonstrations à bien moins de frais; que par ce moyen, tous ceux qui se consacrent à cet art, auraient pu facilement atteindre leur but par 1 acquisition de cette collection , ou seraient parvenus au même point par le tiers ou la dixième partie des configurations de ce cabinet de modèles. — • Je ne puis m’empêcher d accéder à la justesse de ces deux objections, quant à la compensation et aux frais: par contre, les preuves que la représentation matérielle 1 emporte infiniment sur celle qui serait confiée
au papier, seraient ici totalement superflues* Pour ce qui concerne le nombre des figures, il pourrait être beaucoup moindre pour parvenir au but ; ou si les figures plastiques des formes d’affections du système I. , si toutes les déviations et les nuances dans Tordre des traitemens , des positions et des places étaient réellement susceptibles do perfection dans cette réduction du nombre, et que, par cette réduction, la démonstration lut claire et plus facile à concevoir; si de même , il fallait en venir à la réduction du nombre des appareils qui sont si différons dans la finesse de leurs déviations , dans leurs situations , leurs positions et leurs liaisons, à T effet de les contempler comme modèles plus commodément , de les parcourir plus vite et pour en faire l’application dans toute cette étendue, Ton pourrait par une conséquence toute naturelle se passer des figures du système IV, et de T application de leurs appareils, par la raison quil 11e contient aucune forme de maladie particulière , ni aucun appareil curatif particulier qui n’ait été mentionné dans les systèmes I. et III. — * J’adhère de même à la justesse de cette objection. Le plan de ce petit ouvrage n’est pas de donner d’amples explications sur les raisons qui ont motivé ma conduite , 011 les trouvera détaillées et circonstanciées dans la première partie de mon système instructif. 11 est incontestable que T étendue de cette organisation envisagée comme système instructif, est moins basée sur les temps actuels , que sur ceux qui pourraient se présenter à T avenir encore.
D’ailleurs, pourquoi dans chaque cas scientifique et surtout dans celui où l’humanité est le plus intéressée, pourquoi ne pas avoir recours à tous les moyens, qui, en favorisant l’étendue de nos connaissances , et nous mettant en main la clef pour pouvoir les réduire en pratique, nous procurassent aussi la douce jouissance de pouvoir prêter une main secourable àl humanité souffrante? Si pour l’explication et la pratique dans les autres cas
de J art et des sciences médicinales nous no pouvons omplover tant ci objets démonstratifs fondés sur 1 identité de 1 ail moine, il n on est pas moins vrai que Fart et la science orthopédique sont calques sur des principes qui ont une divergence marquante non -seulement avec toutes les ramifications des connaissances médicinales, mais une plus notable encore avec toutes les autres de la chirurgie dans les principes techniques et dvi^uniques. Dans tous les cas imaginables des maladies qui affectent le corps humain, la connaissance la plus parfaite possible de I état pathologique, est d une indispensabilité absolue, et reconnue comme la puissance la plus importante du savoir qui constitue le vrai médecin. - — • d outes les maladies, et même toutes les apparitions anormales affectant le corps animal, se caractérisent dune maniéré plus ou moins posithe dans le changement maladif de la matière. Les scruter , remontera leur source, et se bien persuader de leur état, est. a été et sera constamment la boussole des réflexions et des méditations du médecin. — • Si jusqu à présent nous n avons pas encore de base positive et solide pour une pathologie générale rationnelle, et par conséquent qu une thérapie et une matière médicale bien incertaine, la raison principale vient du défaut de connaissances claires et exactes de ce qui constitue les changent en s pathologiques matériels dans les affections des maladies. 11 est incontestable que les médecins les plus savans et les plus célèbres en ont fait jusqu a présent I objet de leurs études et do leurs recherches avec un zèle vraiment infatigable , et néanmoins il n en est pas moins v rai que nous n en avons pas encore recueilli de résultats satisfaisans.
La nature ries objets organiques mous, ainsi que celle des parties fluides, est dune telle* manière, que, quand ils sont dans un état dynamiquement maladif, par K\. dans un état d inflammation , il nous est impossible de déterminer le degré de cette affection autrement que
par la présomption donnée par l'extérieur, c’est-à-dire, par le mouvement du pouls, par le gonflement qui se présente à la vue, par les lésions extérieures et par les indications et les renseignemens que le malade nous communique.
L’on peut bien par suite dune longue expérience, donner une description des marques distinctives qui caractérisent telle ou telle affection, mais bien loin d'être claire et positive pour un second ou un troisième, elle
ne servira qu’à piquer son attention, et le médecin entrant dans la carrière de la pratique, n’aura sur l’état matériel de F affection aucune donnée suffisante sur les fluides pour tout ce qui a rapport à l’état dynamique, et ses recherches sur l’affection tant, pendant l’existence qu’àprès la mort de son malade, ne seront couronnées d’aucun succès conséquent. Ceci aura beaucoup moins lieu encore dans le premier cas, parceque l’on est encore infiniment en arrière dans les connaissances du véritable état normal des parties fluides, ou de leur constitution interne. — Les objets fluides, dans l’état devie, ne sont sous bien des rapports, nullement susceptibles de telles recherches, ni totalement incapables d’en être susceptibles , et après l’extinction de la vie , 1 état matériel est ordinairement tellement changé, quant à l’affection que l’on veut examiner, que l’on ne recueille que des idées très- ob s cures , des données très-vagues sur cet état, surtout si les maladies ne sont pas constituées par des défauts chroniques ou mécaniques.
Il n’en est pas de même de la lésion des os ou de leurs affections internes , car dans les maladies orthopédiques, nous en sommes venus à un tel point de discernement et à un tel degré de certitude , que nous pouvons juger de l’état pathologique d’après la forme extérieure pour en venir à la guérison d’une manière claire, ou au moins suffisante pour savoir le parti qu’il faut prendre. La boussole positive qui se présente encore dans ces cas, sont
les rapports physiques des formes et des situations anormales des organes osseux qui constituent la difformité. Les progrès marquais que l on a faits dans les connaissances sur la nature et spécialement dans la physiologie, nous mettent à même par les réflexions que nous ajoutons aux apparitions physiques et \itales, d en venir à des abstractions d’autant plus positives et certaines, qu’elles sont fondées sur des principes anatomiques , chroniques, physiologiques et techniques sur le véritable état de la qualification ou sur la variété pathologique des objets organiques dans toutes les affections orthopédiques, et spécialement dans tout ce qui a rapport aux organes mous. Par là, et en conformité des principes de la nature, nous sommes en état dé juger de 1 état matériel, et conséquemment de 1 état vital de chaque fibrille, d’après les diverses places des organes osseux.
Par une suite nécessaire de cet avantage, la thérapie orthopédique et la matière médicale s’appuient sur une base solide et positive, malgré la masse de difficultés qui se présentent quant à leur choix, leur construction et leur emploi. D’après ces principes, pour avoir une connaissance exacte et porter un jugement positif sur les degrés de la position des organes osseux dans ces difformités anormales, dans la diagnose et la prognose, j ai cru indispensable, et même trouvé nécessaire de mettre la main à la création de ces modèles plastiques , comme devant en former la base, et comme de nécessité absolue dans la théraspie. Bien pénétré de cette vérité, je ne redoutai aucune peine, aucun effort, aucun frais, je bravai enfin tous les obstacles pour atteindre cette clarté pathologique, qui nécessairement conduirait à la thérapeutique.
Messieurs tous mes Collègues qui, aux connaissances de la complication des affections orthopédiques, de tous les appareils curatifs qui, analogiquement et rationnellement sont indispensables dans le traitement de ces maladies, réunissent encore celles des qualités individuelles
d un artiste orthopédique rationnel , ne manqueront sûrement pas de rendre justice, et de donner leur approbation à Futilité bien calculée de mes intentions, aux démonstrations compliquées des cas difficiles et délicats qui affectent les parties physiques et organiques; ils admettront sans doute Futilité des principes et reconnaîtront infailliblement les avantages qui émanent naturellement d’un mécanisme si simplifié.
Outre les raisons que nous avons déjà exposées, F on trouvera dans ce cabinet et d’apres l’ancien état des véritables complications de l’orthopédie, les principes qui servirent de boussole à tout F ensemble de ces démonstrations systématiques ,
L toutes les formes de maladies orthopédiques possibles qui peuvent affecter le corps humain; d’après leur circonscription extérieure , dans 1 état de repos selon l’analogie naturelle. Le tout est dans un tel ordre systématique, que d’un coup d’oeil le spectateur sera en état d’en prendre un aperçu suffisant.—* L’on trouve dans ce cabinet l’occasion de contempler individuellement ces formes d’affections, celle de s’instruire de l’origine de chacune d’elles, du cours général de leur traitement et de l’échelle de leur gradation présentée comme antithèse dans 1 état organique et vital. L’on y trouve en outre le grand avantage de pouvoir exercer ses yeux, ses mains et son tact dans l’ordre requis, celui d’y puiser des idées claires sur la variété des formes principales, sur les déviations qui leur sont subordonnées, sur la quantité des nuances, sur leur formation et leur cours de guérison d’après un système d’analogie très - scrupuleusement observé.
2. L’on y trouve dans le même ordre les appareils curatifs, avec un mécanisme stable dans toutes les formes d’affections, scrupuleusement construits d’après les diverses formes de maladies, d’après toutes.
leurs nuances sous un point de vue sensible et palpable.
Tes modèles stables donnent au démonstrateur la facilité d exposer à 1 écolier tant intérieurement qu extérieurement, toutes les lignes qui se manifestent d une manière droite, angulaire ou circulaire, d’après toutes les dimensions de leur quantité ou de leur qualité, dans toutes leurs liaisons, leurs mouvemens et leurs déviations. Far la, il peut lui faire voir d’une manière très -claire tous les objets qui sont en rapport avec ce qu il traite, et lui démontrer, par comparaison analogue, tout ce qu’il est nécessaire de connaître dans chaque cas.
Alors suivent les divisions des figures avec toutes les formes d affections indiquées, système I., et avec les appareils curatifs du système III.; l’on voit la manière dont 1 application en est faite dans l’état effectif, pour en avoir le résultat analogue à l’affection.
Cet effectif se reconnaît distinctement par 1 indication visible des articulations naturelles sur les objets de 1 affection qui, ici, se trouvent représentés dans leur état normal. Far cet aspect, Ion peut se persuader de la divergence de 1 un et l'autre de ces états, présentés à la vue comme s ils étaient animés, en levant les appareils individuels appliqués à la partie affectée; I on peut reconnaître en même temps plus ou moins de changement, selon que l’effet est complet ou particulier. Cette divergence oscillante et paraissant opérer comme sur une partie vivante dans l objet de la maladie et dans l'appareil curatif, se manifeste à la vue, et devient plus sensible dans la main, si sur ces appareils l’on fait* agir une ou plusieurs puissances, et qu’en les serrant ou en les relâchant, I on veuille en augmenter ou en diminuer l’effet. Par la, l’on voit distinctement dans 1 objet de la courbure un mouvement proportionné à l’effet de l’opération oscillante de 1 instrument , ou par contre un mouvement saillant ou rétrogradant dans les lignes de direction des
angles, partant du point central des articulations de 1 objet de courbure.
La divergence qui se manifeste sur l'objet de courbure, construit de manière a rendre exactement l’operation des muscles dans la partie vivante, se présente à la vue bien plus clairement encore, en levant entièrement î appareil ; parcequ alors l’on aperçoit distinctement la contraction soudaine qui a lieu dans F objet de courbure Factice et dans son état anormal.
Cette réunion de l’état pathologique avec l’appareil curatif, réalise la représentation effective des formes d’affections dans les appareils qui leur sont propres; la même chose a lieu dans 1 état effectif; il forme un tout systématiquement organisé d’après le premier système qui expose sous les yeux ces formes d’affections d’une manière libre et dans une assiette tranquille, et par là, il fait voir d’une manière juste et commode les comparaisons individuelles entre les objets d’affections représentés dans leur normalité et les formes dans l’état de repos comme 1 indique le premier système, aussi bien qu’avec le mécanisme pour l’état de repos indiqué dans le second système.
L’on se persuade surtout de l’efficacité des appareils de guérison, ©n les appliquant à des figures, par le développement subit qui s’ensuit immédiatement dans les formes d’affections du premier système.
Ainsi ce cabinet se caractérisé :
a) dans l’organisation des figures pathologiques individuelles, comme formes des maladies orthopédiques dans un système particulier et complet , quant à ce qui concerne l’état de repos;
b) dans un système organisé, et correspondant au premier et représentant les appareils curatifs de ces formes d’affections dans une analogie naturelle, quant à ce qui concerne l’état de repos
c) dans 1 organisation réunie de l’un et de l’autre dans leurs analyses dans un système actif, pathologique
et thérapeutique, comme vrai résultat des représentations des puissances du premier et du second système; et conséquemment la représentation parfaite, figurée et systématiquement organisée, à partir du principe du système instructif de 1 orthopédie, jusqu à un système organisé dans toutes les puissances, exécuté pour un aperçu général, à l’aide dune exposition commode du système complètement organisé depuis l’analyse la plus fine jusqu’à 1 ensemble le plus parfait, pour servir de preuve des indications et des qualifications démontrées par les figures système I., et par les appareils, système 111.
11 en est de toutes les parties de 1 orthopédie , comme de toutes les pièces d’un batiment. Comme I on ne peut juger des parties isolées d un bâtiment ni du but qui résulte de l’ ensemble, que par le rapprochement du tout et d’après le plan qui a servi de base à la construction , autant il est impossible d'asseoir un jugement solide sur tout ce qui concerne toutes les puissances orthopédiques, si l’on n’a sous les yeux la configuration exacte de toutes les parties qui y sont relatives: et quel que puisse être le plan d instruction que l’on présente à ce sujet, il sera toujours très - imparfait , s’il ne parle pas à la vue par 1 exposition parfaite de tous les objets qu il embrasse.
Si après tout cela, nous avons recours aux planches ou aux gravures anatomiques sur les parties molles de l’organisme, telles que nous les possédons aujourd’hui, il sera alors très -facile, à l’aide do ces figures, d’expliquer et de démontrer chacun de ces organes d’après sa situation, sa direction et ses points d’insertion. — • L’objet de la courbure est tellement représenté par la figure, que l'on peut désigner chaque degré de l’angle, à partir du plus haut point de l’état anormal jusqu à l’état normal, par le mouvement saillant ou rétrograde dans la divergence élastique: 1 état technique se trouve non-seulement déterminé dans ce degré, mais l'on reconnaît encore bien
caractérises tous les degrés de l’état pathologique de la variation maladive de l’organisation dans la situation des parties constituant la courbure. Par cet avantage bien grand, bien précieux sans doute, l’on peut démontrer avec évidence, et clair comme le jour, l’état de i’un et de l’autre objet d après des principes physiques et organiques.
Remarques sur le second, le cinquième et le sixième système concernant la fracture des os, les luxations ou les dé-
boîtemens.
Quoique je ne m’occupe plus de cette partie de la chirurgie, et que j'aie consacré tous mes momens uniquement à l’orthopédie, je ne trouve cependant ni inutile ni déplacé de faire connaître ici les vrais motifs qui m’ont déterminé à ajouter ces figures plastiques à mon cabinet orthopédique.
1) Ce qui me conduisit aux inventions que j’ai faites, fut premièrement la quantité de mes combinaisons sur les nouvelles méthodes curatives. Par là je créai ou j’améliorai les appareils et les instrumens usités en chirurgie, tant pour le redressement des articulations des extrémités supérieures et inférieures, que pour le redressement et la guérison de la fracture du cou de l’os crural. — Je réalisai ces premiers essais déjà en 1803 et 1804, et j’en fis usage dans cette même époque au clinique public de l’hôpital de Julius de cette ville. Ces opérations se firent méthodiquement et avec tout le succès possible sous les yeux des chirurgiens en chef, Mrs. de Siebold, père et fils *). — Ces opérations
*) Voyez ma biographie, intitulée J. G. Heine, rédigée par moi -même, W urzbourg 1827, et comment diverses circonstasces d« nu vit , «4 me# étude# dans le mécanique ehirurgi-
si houleuses et les encouragemens de ces célébrés chirurgiens, nie valurent dans cet hôpital une pratique particulière et presque indépendante. J’y tins la main, et je l’exerçai, dans la grande quantité de traitemens qui me survinrent dans cet institut, sous les \eux de divers
autres chirurgiens en chef, tant sur mes propres pratiques, que sur les individus que différens médecins et plusieurs chirurgiens confièrent à mes soins. Telle lut ma carrière jusqu’en 1818, époque oii mon institut orthopédique, dont j’avais jeté les londemens en 1810, me mit à même d’y donner plus d’extension et plus de développement.’)
Par cette heureuse confirmation des données théorétiques que mes études de la nature et mes observations pratiques m'avaient suggérées sur le traitement de ces affections, l’expérience que j avais acquise dans grand nombre de cas très-délicats et très-critiques, et la persuasion de l’urgence d’une théraspie bien adaptée, et des appareils pour les lésions auxquelles était exposé le corps humain, m imposèrent le devoir sacré de chercher à mettre en exécution, et dans toute l’extension possible, les principes dont je viens de parler, par la formation de nouveaux appareils, par la modification de ceux dont j’ai déjà fait mention, par l’omission et 1 ajouté de quelques parties individuelles. De l'a provient la création de tant d’appareils et d instruinens dont mon expérience m’inspira le modèle fondé sur des principes techniques et organiques, pour servir dans chaque localité des affections à l’os crural supérieur et inférieur, au bras supérieur, à
cale, la physique et la médecine, me déterminèrent a me consacrer à l’orthopédie.
*) Voyez la dite biographie, depuis page 23 jusqu’à 33. Voyez aussi la gazette chirurgicale de Salzhourg, No- 16, 1810, et les annales médicinales d’Altenbourg , même année, ou cependant ue sont relatés que 1rs cas qui ont eu lieu depuis 1813 jusqu’en 1Ü15, sous les veux du professeur Markarxl , qui alors gérait la place de chirurgien en chef.
1 avant-bras, et aux clavicules. Ces objets de mon invention étaient tellement organises, quils étaient applicables selon U urgence de la nature et de la qualité' de chaque affection. D’après les heureux résultats dont avait été couronnée cette entreprise, je mis la main à la formation des modèles, pour, en désignant toutes les déviations, en rendre à l'écolier f explication plus facile, plus commode, plus intelligible, et la démonstration plus claire, et plus frappante.
Dans le courant de Tannée 1814, j’avais déjà terminé les dessins des appareils principaux des instrumens dont il est fait mention ici, ainsi que l’indique le détail tabulaire de mes inventions mis au jour, l’an 1814: et en 1815 j’avais mis la dernière main au manuscrit concernant les détails de leur description.
Les réclamations des secours orthopédiques trèsfréquentes et très - urgentes dans ce temps, me déterminèrent à tourner toute mon activité et toutes mes facultés vers cet objet, ce qui fut un obstacle puissant pour ne pouvoir alors avoir recours à 1 impression et donner au public connaissance de mon travail. J’eus en même temps 1 occasion de me convaincre pleinement, que toutes les complications existantes , et quantité de déviations plus ou moins grandes, ne pouvaient, à l’aide du dessin, donner la clarté, la précision requise ni aux médecins ni aux chirurgiens. C’est pour cette raison que je me réserve, dans un temps plus opportun, et dans mes loisirs moins surchargés , le plan d’en faire 1 hommage à l’humanité souffrante.
2) Outre cela, les peines que j’employai pour parvenir à la création d’une méthode curative mieux calculée pour ces grandes affections, servirent de base pour me rendre artiste orthopédique. Aussi trouve-t-on dans mes inventions pour le traitement des affections par fracture d’os et par luxation des articulations , beaucoup d instrumens analogues employés en orthopédie. Nous en trouvons
aussi beaucoup dans ce système qui n’ont souffert qu’une légère modification pour les affections orthopédiques. — • Quoique l’état pathologique de ces maladies de lésion soit très - différent de celui des affections orthopédiques, ces moyens et ces effets sont cependant analogues aux lois des maladies de ces productions organiques.
3) Si la connaissance de 1 état pathologique repose sur des principes assez analogues à ceux des maladies orthopédiques, il s’ensuit que les principes que j’ai déjà développés dans mes remarques sur les démonstrations , ont, sous le rapport technique , plus ou moins ditensité sur la pathologie, et sur la thérapie, en ce qui concerne l’essence technique sur les instrumens mécaniques.
Le principe d’extension et de contre-extension constitue uniquement la base de ces instrumens; c’est pour cette raison que dans la création et dans l’exécution de mon système pour les appareils et les méthodes curatives dans la fracture des os des extrémités supérieures et inférieures et de la clavicule, mes idées étaient parfaitement calquées sur les principes que nous donne Dessault sur la guérison des fractures du cou de l’os crural dans sa pratique et dans ses ouvrages; parceque ces principes sont basés sur les principes les plus évidens de la nature, sur les apparitions qui peuvent se démontrer le plus clairement, aussi sur ceux qu il a donnés relativement au bandage pour la guérison de pareilles fractures. Je me conformai entièrement à la marche du célèbre professeur Boer, ce digne et grand élève de Dessault, dans l’amélioration de 1 appareil de son respectable maître , et je cherchai à perfectionner aussi les défauts essentiels qui s'y trouvaient et s’y trouvent encore dans f extension, la contre-extension, et dans les points d’application, et ainsi je pris à tâche de créer une nouvelle méthode en conformité de 1 expérience que je m’étais acquise.
Tout en suivant exactement la marche décrite et
présenté par le grand Dessault pour le traitement de toutes les autres fractures des extrémités supérieures et inférieures et de la clavicule , je m’appliquai particuliérement à lui donner plus d’étendue, et à créer pour mes nouvelles méthodes calquées sur ces principes, des instrumens plus convenables, plus analogues et plus propres à chaque localité, et en même temps plus sûrs pour faciliter des guérisons dans le corps humain ressent si souvent un besoin urgent.
D’après le grand nombre de mes observations, et la quantité de mes observations physiologiques, je fus complètement persuadé et tout-à-fait convaincu, que la matière des os et leurs qualités vitales dans le corps animal, fournissent , dans de telles lésions , une force curative sûre et positive dans tous les organes, n’importe le degré de l’âge. Je reconnus* évidemment aussi que, dans tous les cas, la nature est seule la puissance guérissante, mais aussi que l’on peut stimuler cette puissance naturelle par des supplémens physiques de fart ; que par ces supplémens la nature devient plus active, reçoit un surcroît d’énergie, une augmentation de force, et parvient plus vite à son état de normalité. Je reconnus aussi que ces supplémens suggérés par l’art, reposent exclusivement sur des puissances techniques qui ont pour objet:
1) La dislocation de la continuité interrompue des os, qui peut se redresser par un emboîtement exact.
2) Réparer avec art et avec autant de solidité que possible la lésion d’où résulte l’interruption de la continuité des os, et par suite de quoi sont nuis les points fixes auxquels les parties molles et surtout les organes musculeux attachent leur contractibilité volontaire organique et animale , par la raison que ces points forment le siège de la force active ou opposante. Prendre les mesures suffisantes afin que le membre lésé et les extrémités de la fracture soient à l’abri d’une nouvelle lésion, lésion que le mouvement des autres parties du corps, ou
divers autres objets pourraient facilement occasionner. Finalement avoir grand soin que, ni ce traitement ni la coopération de la nature ne soient interrompus dans le rapprochement constant que l’on a fait des surlaces de la fracture.
Si dans le cas de pareille séparation des os, il y a dans les parties molles complication de lésions considérables, les moyens curatifs techniques sont encore étayes du secours des médecines antiphlogistiques, à l'effet d’obvier à toute inflammation, quelconque.
Le rapprochement des os dans leur état de normalité, les précautions à ce qu'ils ne souffrent aucune interruption, et l’attention particulière à obvier a toute suite dynamique qui ne pourrait être que très-nuisible, sont et seront toujours les conditions essentielles pour parvenir à une guérison sure, exacte et aussi prompte que possible.
Pour venir a l’appui de la puissance de la nature, il est de toute nécessité que les appareils pour le bandage reunissent toutes les qualités convenables aux circonstances organiques et techniques dont il est fait mention ici. 11 faut que les combinaisons des appareils curatifs remplissent les conditions thérapeutiques, si l’on veut qu’ils opèrent comme moyens curatifs positifs, infaillibles, et parfaitement conformes aux principes.
Mais combien de lois n’ai-je pas eu l’occasion d’observer, que le défaut des moyens curatifs les plus indispensables, était cause que, dans des traiteinens délicats, et traînant souvent trop en longueur dans de pareilles lésions, les cures prenaient une tournure malheureuse et produisaient des résultats réellement funestes! Ces fatalités furent pour moi une raison suffisante pour chercher à pénétrer plus loin dans le domaine de la chirurgie, et à me le rendre plus familier encore.
Mes études, mes recherches dans cette partie de la chirurgie ne tardèrent pas à me convaincre que, pour traiter un objet si délicat avec succès, il était nécessaire
d’en venir à de grandes ameliorations dans tout ce qui y était relatif. Je trouvai des lacunes énormes dans le$ qualités indispensables à ceux qui se vouent à cette partie, par leur ignorance ou leur défaut d’expérience dans la mécanique. Ce défaut de connaissances dans la mécanique était la seule cause de leur faux aperçu, de tant d’incertitude et d’inconstance dans les moyens et dans les méthodes curatives , et le seul motif qui les portât à en admettre d’autres plus imparfaits encore, quoiqu’ils provinssent de chirurgiens qui, pour tout autre cas, étaient, rationnels et recommandables.
En effet, dans l’histoire des temps les plus reculés, époque oh l’on était accoutumé à regarder l’organisation de la charpente du corps humain dans sa divergence animale et organique, je reconnus que les données pathologiques et thérapeutiques étaient bien plus analogues, plus simples et plus naturelles dans le mode de traitement qu’on ne les trouve aujourd’hui, malgré la foule d’hypothèses dans la théorie, calquées sur toutes les soi-disant améliorations quelles ont proposées et réduites à l’acte.
De toutes les fausses idées , celle qui a donné naissance a plus d’erreurs, est incontestablement celle que l’on a de la simplicité favorite des appareils ; et cependant il me semble qu’avant de se tenir à telle idée sur l’arrangement des appareils simplifiés par les chirurgiens, comme moins gênans pour le malade, et avant de tout faire pour atteindre le degré de simplicité possible, Userait bien plus prudent et beaucoup plus indispensable de moins se livrer à une prédilection qui, trop souvent, n’est basée sur aucun principe , et de suivre les indications de la nature.
C’est ainsi que la méthode de S au de r trouva un applaudissement général, méthode qui, prise sous le rapport de suspensoir, n’est point inadmissible. Quoique cette dite méthode ne soit rien moins que nouvelle, elle a cependant quelque avantage, et est cependant encore
bien loin de l’emporter sur celle de Loefler, comme il ^serait très - facile den déduire les preuves. L apparence de sa simplicité a, en general dans la pratique, donné naissance à des erreurs extrêmement pernicieuses.
D’autres auteurs n’envisageront que la réaction des organes musculeux dans 1 état vital , et par l’effet des enveloppemens , ries compressions à l’aide des bandages, des languettes, des éclisses etc. ils espéraient pouvoir affaiblir l’effet de ces vrais moteurs organiques, et conséquemment de prévenir la dislocation des superficies qu ils avaient rapprochées aux fractures. D’autres partant de là, et surtout les chirurgiens anglais, pensaient pouvoir entraver ces activités par des situations particulières , par le moyen desquelles ils croyaient relâcher les parties individuelles et surtout les muscles moteurs, pendant que de cette manière ils employaient des appareils d'une divergence proportionnée et calquée sur le résultat qu ils espéraient. Mais si dans la situation des courbures des extrémités dont il est ici question, les muscles moteurs sont relâchés, les muscles extenseurs des mêmes articulations seront ou affectés ou mis en activité dans la même proportion, comme on peut s’en convaincre sur le champ et le discerner au premier coup d’oeil.
Tout en faisant usage de cette méthode incomplète, on en sentait cependant bien l’insuffisance: c’était aussi le motif pour lequel le chirurgien pour sa tranquillité et sa certitude, exigeait comme condition absolue, que son malade si tînt dans un repos constant, et ne 1 interrompît sous aucune raison quelconque. Malgré toutes ces précautions, malgré tous ces soins, il n’en survenait pas moins des dislocations, quoique sur un espace de peu d étendue.
L’on attribuait le défaut du succès attendu à la désobéissance du malade, et on l’accusait d’avoir négligé d’être esclave du grand repos qui lui avait été cependant recommandé si scrupuleusement.
Le malade, dans cette espèce de pansement et dans
cette prétendue méthode de traiter les fractures des os, est dans une impossibilité physique et morale d’être esclave du repos que l’on exige de lui pendant tout un jour, pendant toute une nuit, pendant son sommeil, pendant la duree de son réveil, il en est même incapable dans l’espace de quelques heures; ainsi cet ordre qu’on lui intime ne git et ne peut se trouver que dans limagination. Ce sont ces mouvemens qui ont nécessairement lieu dans le corps, soit volontairement ou involontairement, qui, d’eux-mêmes, produisent ces dislocations, qui, pour ainsi dire, sont inévitables , plus fortes que l'effet direct des muscles dans toute leur direction, et qui sont cause du mouvement continuel dans un malade assujetti à ces panseinens mal calculés, et entravant la puissance guérissante des procédés de la nature. — • Que I on se représente dans la fracture du cou de l’os crural, ou de ses os creux, quelle force exerce sur la fracture un mouvement de rotation, ou un mouvement effectué vers la direction du membre. Fa même où la force et la résistance sont en conflit, puisque cette place est comme le point de la concentration de la force mouvante et opposante.
Dans toutes ces puissances de mouvement, il est nécessaire de considérer l’objet intérieur de la fracture, ou 1 objet se trouvant le plus près du thorax, comme l’objet en repos, et F extérieur, comme l’objet mobile de cette affection. — La force motrice, comme la pesanteur du thorax, ou son mouvement volontaire ou involontaire, qui opère ici sur la séparation des surfaces de la fracture et sur le mouvement de la partie inférieure de l’affection , doit absolument se calculer d’après la pesanteur de la partie extérieure affectée ; par Ex. , dans une fracture du cou de l’os crural, la résistance se calcule dans l égalité du poids que contient toute l’extrémité inférieure, comme la pailie extérieure, à quoi l’on ajoute encore le frottement qui a lieu à chaque mouvement du dit objet fracturé; par Ex., si dans une fracture complète du cou de l’os crural,
ou dans mu* fracture oblique du dit os , ou môme dans uni* fracture par esquilles , le corps est entraîne dans la direction du membre \ er.s le bas du lit, comme nous b* voyons journellement pinson moins et quelquefois jusqu il plusieurs pouces dans tous les malades occupant cette position. « Il faut qui* cette force pousse la partit* supérieure de la fracture tenant au bassin, vers I inferieure, pour lui faire prendre un mouvement vers b* bits. Supposons, par L\. (jue b* membre, à partir de la superficie de la fracture, ne pèse que 1 (> à 18 livres, ci* membre se presse vers les diverses parties saillantes, telles que le talon , b» mollet etc., et conséquemment plus ou moins dans la surface molle ou dure de ce qui se trouve en dessous: que Ion compte pour le poids positil’du membre fracture, la résistance du frottement (pii nécessairement arrive par le mouvement, il s'ensuivra que ht partie* inférieure de la fracture résistera à ce mouvement par une pesanteur (b* peut-être plus de 30 livres, et cependant un tel mouvement aura lieu. — • La partie supérieure de la fracture, considérée comme l’objet dont la surface supérieure est en relation avec celle de I inférieure, est, par la force mouvante du corps, destinée a la mouvoir et à la presser a ers le bas. — Si donc, ces extrémités qui, par là, viennent à se toucher et à se presser, ne forment pas alors un angle droit, et se touchent au contraire dans une direction oblique, il en résultera nécessairement un dérangement ou une dislocation, les extrémités se croiseront, et la suite en sera un membre plus court, jusqu’à ce que les muscles mutuellement affermis aux extrémités de la fracture, opèrent par l'effet de leur accumulation, et par le point d’appui des extrémités de la fracture dans les parties molles environnantes, une résistance si efficace contre la force produisant la dislocation et la rétraction du membre, que le membre* affecté, ou plutôt la partie inférieure de la fracture ciblant à cet effet, soit poussée dans une situation que la direction du
mouvement et l’état du corps impulseront. Ces considérations constituent la différence dans les diverses dislocations ; d’où il s’ensuit que dans les dislocations, comme suites des opérations musculaires , la partie inférieure de la fracture doit être regardée comme mobile, et la partie supérieure comme immobile ou reposante: mais au contraire , dans les dislocations qui résultent du mouvement du tronc, la partie supérieure de la fracture doit être regardée comme la partie mouvante, et linférieure comme la résistante. Pour modérer ces effets, l’usage des suspensoirs, ou les positions en suspensoir, sont très -avantageuses pour ces affections ; c’est pourquoi nous allons en démontrer les raisons.
Si ces réflexions sont fondées sur l’état de la nature, et sur des observations incontestables, il n’en est pas moins positif et évident — • 1°* que les inflammations qui, souvent après de telles lésions, sont fortes, constantes et funestes aux parties molles, proviennent pour la majeure partie des suites de ces dislocations, plus ou moins violentes. — 2°* Les appareils de compression, tels que bandages, languettes, éclisses etc. dont on fait usage contre les puissances mentionnées ci-dessus, et qui conduisent à de telles dislocations, ne peuvent aucunement servir de préservatif contre de pareils accidens. Ils sont aussi incapables de résister aux dislocations qui pourraient résulter de la construction musculaire. Il est trèsfacile de voir que les surfaces de fracture et les os, eu ce qu’ils sont éloignés, et en partie recouverts de gros muscles et de membranes cellulaires, qui en cas d’inflammation et de gonflement prennent une tension anormale, bien loin d’avoir la moindre activité, augmentent au contraire Imitation interne; ils s’opposent, sous plusieurs rapports, à 1 opération de la nature, et produisent même ces irritations maladives, qui, si souvent, donnent lieu aux dislocations. Malgré tous ces inconvéniens incontestables, puisqu’ils sont presque journaliers , ces méthodes
curatnes ne cessent cependant d’être généralement à l'ordre du jour.
La cause de ces erreurs, se trouvant dans les préjugés dont on e>t encore trop épris aujourd'hui, et dans le goût prononce' pour une simplicité apparente, provient encore, à ce que je crois, de ce que
1) dans tous les cas et dans toutes les apparitions qui ont lieu dans la vie organique et animale, on nobsone pas toujours les principes techniques d après la marche de la nature; elle provient encore de ce que I on n’a que des connaissances trop superficielles de la mécanique. D’après cela, il est très-naturel de conclure que, trouver dans le même individu les qualités et l'expérience requise dans tout le domaine de la médecine actuelle, jointes h toutes celles qui constituent le véritable mécanicien au degré indispensable dans cette hypothèse, est, et ne cessera d’être constamment une chose des plus rares. Ceci posé, l’on peut en induire que l’on ne doit adopter d autre méthode que celle que nous présentent des hommes célèbres en chirurgie, jouissant dans cette pallie d’un crédit incontestable, et dont la pratique a été' suffisamment connue et honorée d une approbation générale.
Ce qui contribue encore à cette erreur, c’est que 2 dans chaque mode de traitement, même dans ceux qui militent Je plus contre les lois de la nature, Ion a vu, et Ion verra encore dans la guérison de ces affections des os, des résultats revêtus par fois des caractères de normalité. — • Cependant d’après une méthode si fautive, ces résultats ne peuvent avoir lieu que lors (pie la fracture de l’os lésé n’est pas complète; c’est-à-dire, quand la continuité n’est pas tout -à- fait interrompue, quand les surfaces de la fracture étaient plus ou moins rectangulaires ou longitudinales, quand les esquilles se servaient encore de point d’appui l’une à l’autre, ou quand les os étaient doubles, comme dans lavant- bras, et dans
la cuisse inferieure etc., dont l’un n est que fracture- ou esquille, et que le second intact servait pour la guérison de point d’appui à l’affecté; ou quand enlin, les parties fracturées avaient encore en soi la résistance nécessaire contre toute pression interne ou externe. De cette manière I on peut parvenir à la guérison des fractures, malgré le mode de pansement le plus imparfait; par là, I on est toujours en butte à de nouvelles erreurs, I on ne fait pas un pas pour s’en tirer ou s en garantir, et l’on reste toujours incapable de faire cas des appareils d une qualité éprouvée, malgré tous les succès qui s’en sont suivis.
Il est impossible que le chirurgien, au premier examen de telles lésions dans les os, détermine avec certitude, si l’état de la chose est aussi favorable, surtout s’il ne se manifeste encore ni dislocation ni rétraction ; car, d après l’expérience , ceci n’a lieu que quelques ou plusieurs jours après, par f emploi d un pansement imparfait, et vraisemblablement encore, comme nous l’avons déjà démontré plus haut, par l’ effet des mouvemens volontaires ou involontaires du thorax, pendant le sommeil ou le réveil du malade, à quoi le tempérament, la mauvaise humeur, des besoins naturels, des irritations dans la partie affectée, des rêves, d’autres causes extérieures, et souvent des mouvemens convulsifs ont contribué.
D’après cela, le chirurgien, tout favorable que lui semblent être les premiers degrés de la cure, agira avec prudence et conformément à son devoir, s il emploie les bandages, qui, à coup sur, le garantissent de tout accident extérieur.
Dans l’édition de ma biographie, paragraphe 28. N. 5, il est surtout fait mention d une expérience sur la fracture des deux os creux d une cuisse inférieure; elle prouve, d’une manière positive, combien sont fondées mes raisons , pour avoir recours à de telles mesures de sûreté jusqu’à parfaite guérison, ne fût -ce même que par pure précaution. C est par suite de cet évènement que
j’ai fait different es observations. Parmi ces observations, la ])lus importante était une fracture compliquée avec esquilles des (leu y os creux de la cuisse inferieure, où se manifestait déjà une retraction d’un pouce et demi, et la dénudation des os par I écartement des parties molles. Le traitement eut lieu, eu 1809, dans l’institut de l'hôpital Julius, sous les yeux de 11 art bel de Siebold. On fit usage de toutes les méthodes et de tous les appareils connus, et il s ensuivit après chaque* pansement une rétraction considérable, et même par l’application du suspensoir de Loeller. L’amputation était résolue, et 1 on faisait déjà les dispositions pour mettre la main a 1 oeuvre. Cependant d après mes représentations, mes données et mon conseil, l’on admit ma méthode d’extension, le soutien ne fut soumis à aucun inconvénient, il fif son effet, et la guérison normale s'ensuivit 4 . L on sait généralement aujourd’hui, (pie les puissances curatives nécessaires à pareilles lésions, se caractérisent dans les principes mécaniques. Si donc, les indications que doivent remplir les instrumens nécessaires, sont une fois trouvées, il faut de même que leurs qualifications se démontrent ici d apres les principes mécaniques, autant pour les corps organiques, que pour leur usage sur les corps physiques.
L emploi des forces et les instrumens mis en activité se calculent ordinairement d’après les lois du levier, si Ion a trouvé le point fixe d’opération et la localité de 1 hypomoclion. Par contre, dans l’emploi do cos forces sur le corps animal organique, on est toujours embarrassé sur le choix des points fixes, à cause des formes défavorables, a cause de la nature du mouvement organique et animal, et a cause de la sensibilité dans la combinaison et 1 application de ces appareils, abstraction faite
) Les rapports cliniques ne citèrent aucun de ces cas particuliers, avant 1 année 1813, comme cela arriva sous l’administration de I\lr. le professeur et docteur Markard.
([U il faut applique]’ ici r effet ou la résistance et les points fixes, presque toujours sur le même corps. D’ailleurs, dans de tels effets sur les corps organiques, I on ne peut jamais déterminer d’avance le degré de résistance qui aura lieu, parcequ il n’est constant ni dans les principes de lorgane ni de l’animal qui, ici, sont en collision, et parcequ il dépend de quantité de circonstances fortuites et accidentelles. D’après ces données irréfragables, il faut, dans la construction et dans l’appréciation de ces appareils, avoir principalement grand soin que les effets que Ion en attend, se développent, avec aussi peu de force que faire se peut, que, cependant, la quantité et la qualité en soient calculées sur la résistance la plus forte, quils soient construits d une manière si légère et si simple, qu ils puissent se placer et se modifier depuis le plus haut jusqu’au moindre degré. — •
C’est dans la masse de ces difficultés et de ces incertitudes, que se caractérise la grande différence entre les appareils applicables au corps organique animal, au corps humain, et surtout au corps malade, et aussi entre ceuxqui sont applicables aux corps physiques, c est aussi la raison pourquoi il faut recourir aux ressources des ma thématiques , et non y trouver ces ressources certaines comme dans des objets purement physiques. Conséquemment, il faut ici comme dans la médecine pratique, s’étayer d une grande expérience et la prendre uniquement pour boussole , si l’on veut compter sur des résultats heureux et complets. Tant de variations multipliées, ef tant de différences dans les ramifications de ces principes, prouvent évidemment que pour les réduire à lacté, il est d’une indispensabilité absolue, d’avoir fait de longues expériences dans les sciences physiques et organiques, et que, sans ces conditions essentielles, il ne peut exister de vrai chirurgien, si sa pratique n est basée sur ces principes, s il ne réunit aux connaissances sur les corps organiques, celles qui sont relatives aux corps physiques,
l^s mathématiques a la mécanique, et s il ne possède une certaine dextérité pratique dans la confection d’appareils. *)
11 y a dans les productions physiques de la nature quantité de classifications qui nous sont inconnues. La nature, de son côté, engendre dans chaque espèce autant de variétés dans la qualification; et cependant il n’y a qu un objet qui puisse être le plus parfait pour parvenir au même but. Les scrutateurs les plus infatigables, les plus habiles, ont détermine cet objet sur 1 expérience et sur les principes. Les objets dont nous parlons ici, sont des productions de l art, calquées sur les principes organiques et physiques. Depuis des siècles, P1 usieurs génies nous en ont fourni, et les ont désapprouvés et révoqués après. On l’ut pendant des siècles dans des contestations continuelles au sujet du meilleur choix, et cependant il est positif, qu il ne peut y en avoir qu'un seul vrai, celui enfin qui émane des principes conduisant au but d’une manière imperturbable. Les sciences physiques et organiques sont aujourd'hui parvenues a un tel degré de hauteur, qu’on ne peut plus en prétendre cause d ignorance, mais, au contraire, déterminer d’une manière certaine, ce qui eu constitue les vraies et les meilleures qualités. Ces qualités sont aussi importantes pour l'humanité, que pour l’art et pour la science même; aussi 1 humanité et la morale imposent- elles à chacun le devoir sacré de ne pas en faire l'objet d un goût ou d’une prédilection qui s’écartât de la marche généralement reconnue comme la seule infaillible.
La raison qui milite pour la justesse de cet exposé, c’est qu'il s’agit ici de maladies douloureuses qui, tous
*) Cette persuasion fut cependant encore une des raisons moins pondérantes qui, en 1824 et en 1825, après ma nomination comme démonstrateur d’orthopédie a J’université de Würzbourg , me déterminèrent a professer sur les machines orthopédiques.
les jours et partout, reclament si souvent le secours des gens de l’art, et que la guérison en est plus sûre qu’aucune autre du domaine de la médecine, si l’on y fait usage des moyens techniques et spécifiques que l’art, épuré de tout préjugé, prescrit et exige, comme condition indispensable.
Pénétré de ces raisons, et convaincu de leur exactitude, je fis l’impossible pour trouver et mettre en exécution des méthodes de traitement qui l’emportassent sur tout ce que nous avions alors dans ce genre. Je mis à cette entreprise une main d’autant plus active, que les occasions et les moyens que m’offraient les instituts de cette ville, mon atelier, mes dispositions peut-être, et plusieurs autres qualités que je m’étais rendues familières, me donnaient, plus qu’à quantité d’autres, les moyens d’apprécier mes vues , et de chercher à les réaliser.
Mes réflexions sur la méthode qu’observe sur la fracture des os, la Chine, cette partie du monde la moins civilisée, ne tardèrent pas à me prouver indubitablement que les artistes de ce pays en fait de chirurgie, étaient bien persuadés , qu après le rapprochement des surfaces affectées dans la fracture, la nature n’exigeait rien de plus que l’éloignement de tout ce qui pourrait interrompre cette réunion. Partant de la justesse de cette hypothèse, qui les portait à l’usage du moyen simple et positif de couvrir les membres lésés d’une masse de plâtre amollie jusqu’à parfaite guérison, à l'effet d éviter par là la moindre interruption dans le rapprochement des parties lésées, je cherchai à tirer parti d’un principe que je trouvais irréfragable. Cependant je n’en vins point à l’essai, parceque, dans la forme, je trouvais le point d’appui trop limité. Bientôt après, je reconnus également que cette méthode n’était pas applicable dans toutes les localités, et surtout dans les cas où il y a lésion extérieure dans les parties molles; je reconnus aussi, qu il y avait un grand inconvénient dans le
long; espace de temps ou le thorax devait absolument rester dans Ja plus grande immobilité possible, parce- (pi un tel état, maigre tous les soins imaginables, devenait impossible par le changement des surfaces de soutien du membre affecte, et par le poids de l'appareil.
Partant des observations et des remarques (pie m’avait suggérées un mode de traitement si conforme aux lois de la nature, et auquel 1 instinct avait eu la plus grande part, j’en tins à une construction qui, étant aussi certaine, ne mit pourtant aucune entrave aux cliangemens qui se présentent dans tous les cas, et lut très-facile dans l’application. Telle fut la boussole que je suivis consciencieusement dans 1 execution des modelés, des instrumens et des «appareils que j’ai l'honneur de mettre sous les yeux de tous ceux qui se sont consacres, et se consacrent à cet art.
Sur la complication du mécanisme des appareils curatifs pour les fractures des os.
Je ne puis nier les complications qui se trouvent dans les appareils que j ai créés pour le traitement des fractures des os ; 1 état et les détails que j en ai livrés <‘ii 1811 , en sont une preuve suffisante. Malgré toutes ces complications, je n'ai cependant pas perdu de vin* de leur donner tout 1 avantage de la simplicité; aussi fut-ce le mobile principal qui me guida constamment dans le but (pie je me proposais d atteindre dans mes opérations. Un simple coup d’oeil sur les réflexions que je fis connaître, page 21 de la partie allemande de cet ouvrage en 1811 *) en sera la preuve la plus convain-
*) Nouveaux bandages et appareils chii urgiques poui la guérison et le redressement des luxations des articulations de ce quon appelle les extrémité», pour le traitement des courbures et des paralysies du cou, de la colonne rpinicre et fies extrémités , par .1. C. Ileinc. Y\ urzhourg cher l’auteur et dans la librairie de Stahel.
quante. Ne pouvant, in empêcher de m’étendre surtout ce qui concerne Fart, et ce qui en constitue les principes, surtout lorsqu’il s’agit du bien de F humanité souffrante , je commencerai par résoudre les questions suivantes.
A. Si la combinaison de ces appareils ainsi compliqués, est fondée sur les principes généraux qui seront démontrés ci-après, et si ces/ principes peuvent se prouver dans la théorie pratique et physique-mathématique ?
B . Si chaque partie individuelle a une destination réelle et active dans la construction et l’effet que I on attend du tout; si dans les comparaisons des indications des principes, il y a harmonie de coopération avec les puissances individuelles qui caractérisent la combinaison, et si l’une des parties n’entrave point l’opération de l’autre ?
C. Si l’effet des puissances .employées conduit au but ; si elles sont toutes nécessaires , ou analogues au but que l’on a en vue, et si le même effet pourrait avoir lieu d’une manière aussi parfaite, avec une combinaison plus simpliiiée ?
Sur les indications qui doivent servir de base au jugement à porter sur tes appareils et le mode des traitemens des fractures
des os.
Les deux points principaux qui se présentent ici comme divergens , et qu’il faut bien se garder de perdre de vue, tant dans le jugement que dans la combinaison , sont :
I. Les indications calquées sur des principes suffisans, et sur des expériences faites avec évidence en divers cas , et même dans les occasions les plus difficiles , indications qui servent de base aux cures principielles.
11. Les puissances s’opposant a ces indications , déterminant les qualités attribuées à un tel appareil, et se caractérisant dans une quantité d accessoires que nous n’avons pas besoin d apprécier dans les operations sur les corps physiques. Ceci a lieu
1° dans la contractibilité organique des parties molles, et nommément des musculeuses, qui se trouvent plus ou moins dans de grandes irritations, et dans de forts gonflemens par la dislocation de l’os fracture, par 1 effet de la fracture, par le redressement de l'affection, ou par d’autres causes des mouvemens qui ont eu lieu, par le transport du malade etc. etc. etc.
En effet, ce sont ces irritations et ces gonflemens dans la partie affectée, qui se caractérisent comme obstacle contre toute operation directe, et la compression sur la fracture. Ce sont elles aussi qui ne souffrent aucune pression dans cet état, sans augmenter les oppositions dynamiques en general, et surtout la contraction musculaire. Donc il est clair, comme nous l avons déjà démontré plusieurs fois, que toutes les puissances de compression doivent être regardées comme milles pour ainsi dire, quant à ce qui concerne la tenue de telles factures, surtout à la cuisse supérieure. En général, nous ne pouvons, dans ces lésions, opérer que très-rarement mécaniquement par les bandages, et toujours médiatement , à partir des points éloignés, pour pouvoir obtenir un rapprochement suffisant.
2° Les mouvemens volontaires et involontaires qui se caractérisent dans les principes du corps animal, doivent être regardés comme les oppositions les plus puissantes; ce qui, conséquemment, exige des précautions bien calculées, tant dans la construction , que dans l'application des bandages. Les précautions sont
A. les mouvemens volontaires qui sont inévitables dans les divers besoins auxquels un malade est exposé.
B. Los mouvomens volontaires que l’on ne peut interdire à un malade, et qu’il faut chercher à lui faciliter, soit pour se soulager, soit pour prendre une autre position, et souvent aussi par cause d impatience et de mauvaise humeur.
C. Les mouvemens involontaires dans les principes du corps animal , mouvemens qui ont lieu dans un sommeil agite, dans des rêves, par des crampes, et par des convulsions, qui souvent sont les suites des irritations dans les parties affectées.
Aucun connaisseur , aucun artiste ne peut nier que, dans tous ces cas, il est impossible d agir contre toutes ces causes opposantes autrement que par extension. Le moindre doute se dissipera par un simple coup d’oeil sur la constitution anatomique. On reconnaîtra aussi facilement encore , que les muscles les plus actifs sont ceux de certaines places des extrémités, et surtout ceux de. la cuisse supérieure et du bras supérieur, et qu ainsi, ils opèrent la compression la plus naturelle sur les objets fracturés, si la résistance que Ion oppose à l’ effet de la contraction, est parfaitement calculée sur leur longueur normale et sur leur direction , ce qui ne peut se chercher avec avantage, que dans les véritables préparations d extension et de contre-extension. Si cela se fait d’une manière positive, les puissances accessoires à celles qui sont déjà destinées pour le soutien, seront les meilleurs moyens pour empêcher que les autres mouvemens du corps n’aient facilement la moindre influence pernicieuse. En effet, pour operer de telles guérisons , il faut regarder un corps affecté d une fracture, et placé sur son lit, sous le même point de vue qu’un vaisseau porté sur les ondes, et considérer les mouvemens du corps alîité , comme ceux que les flots impulsent à ce bâtiment.
Cette idée, dont j etais entièrement pénétré, liit la boussole qui me guida constamment dans la construction dont il est ici question; et en la réunissant au degré d extension trés-tacile a déterminer , et 1 étayant d un soutien qui empêchât toute séparation, parcequ alors la guérison serait impossible, l’exécution pouvait facilement se réaliser.
d° Kn général, les formes des objets nécessaires pour fixer de tels effets sur 1 organisme humain, sont pour la majeure partie peu aptes et impropres, car la surface de cet organisme ne nous présente que peu de points particuliers, sulïisamment propres a cet appui, a 1 application de la résistance, et correspondant de manière a pouvoir parvenir au but.
4n loute opération faite sur l’organisme animal, d après la gradation requise dans les cas dont il est ici question, milite plus ou moins contre les opérations organiques vitales des vaisseaux et des nerfs. Ces opérations rejaillissent en même temps sur le principe de sensibilite, qui, par cause de lésion, se trouve déjà dans lin état d autant plus maladif, que cet organisme, dans 1 état de santé, est déjà même exposé à diverses vicissitudes.
5° ( haque point est aussi simultané sur la surface de 1 organisme, à 1 exception de ces organes qui ne peuvent être réunis dans 1 organisation , dans la matière, dans la tonne, dans le volume, dans les fonctions, et dans ceux dont les qualités sensibles dévient plus ou moins de tout autre, par la diversité qui les constitue.
6° Dans toutes les circonstances, l'organisme humain conserve nécessairement quelques mouvemens luttant et contre le dessein et contre 1 efïet.
1° La tranquillité du corps , si nécessaire à la guérison, peut avoir si peu lieu durant tout' le temps requis.
que, meme avec toute la meilleure volonté du monde, elle ne peut exister meme pendant une petite heure. Un individu , eut-il même assez de pouvoir sur lui-même pour tenir son corps eu repos à volonté, (faculté dont ne jouit pas même l’être le mieux portant), il en serait, tout-à-fait incapable , lors de l’irritation que produisent en lui les affections maladives. Il en sera encore bien moins capable, pendant le sommeil qu il no peut éviter, et lors de J état convulsif que les lésions ou les affections engendrent si facilement.
Telles sont les puissances qui, en partie, toujours actives contre le repos nécessaire à la guérison des extrémités de la fracture et contre les bandages, occasionnent les fréquentes dislocations qui ont lieu aux extrémités des fractures complètes. Ces dislocations sont les puissances irritantes , et surtout les pointes souvent aigues des lésions qui , dans beaucoup de dislocations, pénètrent plus ou moins dans les parties molles adjacentes , et déjà dans un état maladif d irritation, font augmenter 1 inflammation, amènent la fièvre, et conséquemment , de nouvelles douleurs au malade.
Le chirurgien est obligé ici, comme dans une simple lésion des parties molles, d’avoir un soin particulier, après le traitement de la fracture, de procéder sur le champ à sa guérison, par une réunion parfaitement analogue à la nature de l’os. Le principe de guérison de la nature dans les os est, d’après l’état de la matière, tout-à-fait analogue à celui des parties molles , abstraction faite des irritations mentionnées ci-dessus, qui, comme mécaniquement, ont une influence plus ou moins pernicieuse dans les parties adjacentes. Malgré la différence de ces deux lésions, il faut cependant en trouver
le préservatif dans le bandage destiné au soutien, et à 1 éloignement des accidens , qui pourraient alors facile-
ment avoir lieu.
Description générale des qualités constituant mes appareils de pansement pour la guérison des fractures des os.
Mes appareils et mes instmmens pour la guérison des tract lires des os , ont la propriété de pouvoir être employés comme appareil et comme bandage dans toutes les dislocations des os, soit aux extrémités supérieures ou intérieures, soit aussi dans la rotation ou la contraction du membre. — • Cette propriété est d une trèsgrande importance, surtout dans les contractions des fractures au cou de 1 Os crural, dont le redressement est souvent accompagné de très-grandes difficultés, parceque les muscles les plus forts du corps humain y ont leur siège ; ces difficultés sont encore bien plus difficiles à surmonter, surtout lorsque le redressement n’a pas lieu immédiatement après la lésion. Ces muscles irrités par l’effet de la fracture, ou plus tard, par l’effet de la dislocation de ces extrémités , ne tardent pas à se gonfler, et opposent au commencement des obstacles si invincibles, que souvent le chirurgien se voit obligé de se restreindre à un redressement successif, et pour y parvenir, avoir, souvent pendant plusieurs jours, recours aux moyens antiphlogistiques, réunis aux techniques.
Les avantages que mon appareil présente pour parvenir d’une manière convenable et parfaite, tant au redressement de ces os séparés qu’à leur soutien et à leur traitement ultérieur, sont à peu près les suivans :
1 1 effet d’extension et de contre - extension se
réunit delà manière la plus simple par son mécanisme, et par la méthode la plus simple, pour être mis en activité dans un appareil, qui, en apparence, n’est qu’une éclisse (1e bois.
2) Le chirurgien peut à volonté, et même dans les degrés les plus fins, réaliser, par la construction mé-
canique, la résistance duu quintal avec très-peu defiorts , et cela, d après les effets les plus avantageux et les plus subtiles du levier, et attendre les résultats qui proviennent de la vis sans fm aussi bien dans les situations les plus critiques que dans les plus commodes.
C’est déjà un avantage bien important qu'au moment ou le mouvement du mécanisme cesse, mouvement opéré uniquement par deux doigts, le repos du membre et des extrémités de la fracture s’établit , se fixe, s affermit, et que, par là, f appareil est appliqué.
3; Le chirurgien peut agir entièrement seul dans ce cas , sans négliger les autres choses qu’il a à observer; il a besoin de si peu de forces ici, qu’un enfant peut mettre en mouvement le mécanisme qu’il fait agir. Ce mouvement d extension, qui est totalement à la disposition du chirurgien dans le redressement de ces dislocations , a quantité d’avantages sur ceux qui se font à l’aide des mains ou d’une personne tierce ; car il y a trop d’inégalités , de variations et d incertitude dans leurs opérations , et les personnes que l’on emploie , fussent-elles même aussi habiles que possible , n ont jamais en leur pouvoir le degré d’ exactitude qui doit absolument présider ici. Ce mouvement d’extension peut, par son égalité et sa marche toujours uniforme, encore se modifier d’après la sensibilité du malade; et il le fait bien moins souffrir, que toute autre opération faite à mains libres.
4) La construction élastique de ce mécanisme, qui se meut et agit à volonté, pour parvenir au point d extension requis, est tellement calculée, que, dans le cas des obstacles mentionnés plus haut, lors des premiers essais de 1 opération , I on peut successivement encore continuer f extension, et atteindre progressivement une modération dans les muscles qui se trouvent dans l’état d’irritation, obtenir p etit-à-p etit le
prolongement nécessaire du membre raccourci dans la direction qu’on veut lui donner, et continuer 1 operation, en s'opposant constamment et elïicaceinent à la contraction simultanée des muscles ; car leur tendance est alors d attirer vers le haut la fracture intérieure, et celle du thorax, est d’impulser la fracture supérieure vers le bas.
5 L opération élastique de ce mécanisme n est gênée ni pour 1 espace ni pour 1 étendue. Si la ligne d extension est épuisée , soit par le prolongement du membre, soit par les pièces d extension du bandage, on y trouve encore une autre ligne de réserve ; I on tourne l’axe du pivot, et le ressort qui y est adapté favorise 1 Opération dans le meme sens. Lopératioii de ce mécanisme a aussi sa ligue de démarcation , pour pouvoir devenir immobile et être totalement fixée; et comme telle, elle ne peut-être regardée que comme effective et extensive, quand les parties du bandage modérant l'extension et la contre-extension, se prolongent dans leur matière , ou quand, après diminution do 1 enflure de leur point de contact, elles viennent à se poser plus ou moins dans les parties molles , ou quand elles suivent la ligne de direction de leurs points fixes, qui ne sont pas toujours plus longs que la oii s en fait l’application. Ce prolongement dans la ligne de réserve, pris pour extension et pour produire 1 effet nécessaire au soutien de 1 affection, est principalement l'objet par lequel toute 1 attention du médecin est tranquillisée et même simplifiée.
0. Par 1 application de tel appareil , il est rarement nécessaire de mouvoir le membre lésé au renouvellement du pansement. Les pièces de compression peuvent se changer, se lever et se renouveler, sans être par là obligé de changer la puissance principale, dont le but est l'immobilité des extrémités de la fracture, et 1 extension d’après la direction du membre.
1) D’apres ces données , les remèdes extérieurs quelquefois nécessaires, tels que cataplasmes, frictions, fomentations etc. peuvent s’appliquer; Ion peut, même dans les fractures compliquées , retirer les esquilles de la blessure, sans causerie moindre mouvement au membre, et* sans avoir besoin du secours de qui que ce soit.
8; Le malade peut vaquer à tous ses besoins, sans ôter le moindre objet du bandage , et sans que ce mouvement occasionne le moindre changement dans la situation des extrémités de la fracture, ou dans leur approchement.
9) Si l'appareil est employé d’après la manière prescrite, il rien peut résulter de dislocation, et encore bien moins de raccourcissement dans le membre ; en cas même ou, par hasard, le malade aurait le malheur de faire une chute de son lit sur le plancher.
10) L'arrangement de l’appareil est tel, qu’en cas que l un ou l’autre des points d’extension et de contreextension gêne le malade, soit par leur contact, soit par leur appui , on peut les changer avec un effet égal , sans entraver d’un moment f opération de l’une ou de l’autre des puissances mises en activité. Ces avantages sont non - seulement pour la partie de la cuisse supérieure , mais aussi pour toutes les espèces de fracture à la cuisse inférieure.
11 Si le malade est pourvu d’un tel appareil, son chirurgien peut sans inquiétude , après avoir mis tout en ordre, laisser son malade jusqu’à sa première visite; il peut même diminuer ses visites, parceque dans ce cas , elles ne sont pas si nécessaires que dans les autres modes de traitement. Si le garde-malade est un peu entendu, on peut facilement 1 instruire sur la manière de s’y prendre , tant pour modérer la sensibilité , que pour alléger f appui , sans porter la moindre atteinte à la partie lésée.
12) Les avantages dont nous venons de donner
b*s détails, sont applicables aux appareils indiques, système \ et \ I , tant pour 1 <‘S extrémités intérieures que supérieures. Quant à I appareil d extension pour le redressement et la guérison des fractures des os aux extrémités intérieures, il est encore necessaire de 13 prendre en, considération ce qui suit.
A La vraie préparation d extension qui se reunit dans féclisse extérieure, et forme 1 appareil, s'adapte principiellement dans tous les cas prevus dans ce chapitre, et surtout dans la fracture du cou de I os crural, n impolie les localités où puissent se trouvei la lésion des extrémités intérieures; elle en est la base essentielle et le principe fondamental. *) ( ette eclisse
ci - mentionnée doit-être regardée comme un os creux, raide et continu, à partir (b* 1 articulation de la hanche, jusqu à celle du pied des extrémités où elle est appliquée, et comme réunie avec elE. Appliquée comme soutien artificiel et solide, auquel se rattachent médiatement les forces de contraction des muscles dans les points opposés de leur insertion, on peut en même temps la regarder comme le soutien de toutes les autres forces agissant accidentellement ou naturellement d'après la direction du membre; par Ex. celle de la pesanteur du corps impulsant , comme nous lavons déjà dit . du bas en haut, et toute autre opposante ou accidentelle à partir de la plante du pied dans la direction du bas en haut. — • Par le mécanisme et les préparations des bandages réunis à cette éclisse , elle est en état de faire ses fonctions dans cette situation aussi bien qu on puisse le désirer : elle remplace l'appui naturel de 1 os fracturé à l'extrémité, appui qui, par cette affection, et la séparation de la continuité . n’a plus lieu , et est conséquemment incapable de faire la moindre résistance.
*) Voyez nia biographie, paragraphe 28. No. 1 et 5-
B) Par le mécanisme qui lui est reuni d’après les vrais principes, elle se prête à toute l’extension qu’on veut lui donner , et peut réaliser le redressement des os disloqués , d une manière commode et entièrement conforme à l’état de la chose.
' C) Cette éclisse, à l’aide du mécanisme qui lui est réuni , est susceptible de plusieurs changemens qu’exigent ou que réclament les individualités du malade, les incommodités inséparables de telles affections, les lésions de la peau des parties couchantes , et diverses autres.
D) Cet appareil est applicable à plusieurs fractures de chaque qualité, à* finie et à l’autre extrémité, selon que les circonstances en prescrivent la modification.
E) Cet appareil , réuni par l éclisse extérieure à une autre intérieure qui se prolonge à volonté, peut, dans certains cas , fort bien servir de point d’extension , et empêcher toute rotation ; on peut aussi y réunir d’autres petites éclisses ordinaires, pour des cas extraordinaires.
F) Le mécanisme et les bandages de cet appareil sont tellement disposés, que le pied non-malade servant comme point d’appui d’extension et de contreextension , et fixant plus parfaitement le bassin et le tronc pendant toute la cure ou momentanément, peut être employé de la manière que l’on désire ; cette méthode est aussi la plus naturelle, la plus sûre, et la plus analogue aux fractures du cou de l’os crural les plus délicates.
G) 11 y a aussi une éclisse qui, appliquée le long du coté extérieur au lieu du membre non-malade, peut être employée avec l’appareil principal et le bassin par extension et contre-extension ; par là, le bassin semblable au coté non-affecté, se fixe comme dans le soutien du pied non-malade, et 1 extrémité est libre.
H) Cet appareil d’extension #st lu biise fondamentale et le vrai principe méthodique de guérison dans ce mode de traitement, les affections dont il est question se trouvassent - elles aux deux extrémités inferieures dans le meme individu, sans egard ni à la localité, ni au nombre, ni à la qualité des complications des affections. Ce que nous avons expose ici, contient tout ce qui est necessaire pour la majeure partie de tous ces cas.
lout ce que nous avons traite ici se trouve dans le cabinet, système AI, applique à une figure particulière avec 1 appareil principal, comme nous pouvons le voir dans le detail ci-après, système V, ainsi que les instrumens depuis No. 9. jusqu à 21 , et leur application, système VI, comme on peut s en convaincre par les details, page 44 et 44.
14) Toute étendue que soit la description des qualités et des avantages de ces appareils , et tout compliqué (pi en soit le mécanisme, l’application en est cependant extrêmement simple, et notamment le traitement pendant le temps de la guérison. Il est certain aussi que le chirurgien auquel ces maladies ne sont pas inconnues, peut, pour ainsi dire dans une seule leçon , se mettre au fait de toute la manipulation , surtout si l’appareil est complet , et s’il a sous les yeux les figures comme j'en ai donné la description dans le II, le V et le ^ lieine système ci -adjoint.
15) Ainsi, comme cet objet est en effet un objet subordonné, Ion pourrait faire la question et demander : si, par un tel appareil dénommé compliqué, et en comparant les puissances techniques du traitement avec celles d un appareil plus simple, ce dit objet serait plus compliqué, plus difficile à diriger, ou s il en résulterait plus de simplicité et plus de soulagement par le premier ?
1 es réflexions prinripielles doivent senir de base
au jugement à porter sur les modes de traitement , les instrumens et les appareils dont il est ici question» Alors Ion peut voir, en agissant d’apres les vrais principes, si, par une combinaison à trouver, ou par une plus simple déjà présente , l’on peut parvenir au but que l’on se propose, et obtenir un résultat aussi heureux, que par le compliqué dont il est ici question? Si tout concourt à l’appui de la simplicité, il faut alors avoir égard à 1 épreuve principielle que l’on établira entre l’une et l’autre; car qui voudrait dans ce cas, dans un objet qui 11e peut être une affaire de goût, et surtout dans celui qui lait le sujet de la question, ne pas pencher pour celui qui, après une telle conviction, réunirait le plus de simplicité ?
Remarques particulières.
La différence dans les frais que Ion peut faire, est une individualité, qui ne peut entrer pour aucune raison, dans le jugement que Ion porte sur le but dune chose, et qui de meme n appartient aucunement à la science , surtout quand eu général il s’agit comme ici, de l’avantage de 1 humanité, et de la guérison des maladies auxquelles les mortels sont journellement exposés. — • Quant à moi, j’ai l'intime persuasion que nous possédons assez de productions pour faire face à tous les cas, et qu’il est de notre devoir de chercher celles qui sont le plus analogues à l’objet que l’on traite , et qui réunissent le plus de perfection possible, quand même , dans les cas dont nous parlons , et dans une difformité de l’organisme , il 11e s’agit ni de la conservation de la vie, ni d’empêcher l’amputation ; ou quand même, il 11e s’agit pas du plus ou du moins d’usage que l’on peut faire d’un membre lésé, mais bien du défaut de la guérison des fractures des extrémités, de celle qui aurait eu pour
suite un membre plus courbe, plus court ou plus raide par des procédés pénibles , très-longs et tout-k-fait contraires à la marche de la nature , de ces transpirations si peu naturelles, des formations de calus immenses et volumineuses , des distentions ou des difformités anormales dans les organes et les parties molles. Les moindres suites du dernier cas sont des souffrances chroniques , et souvent dynamiques pendant tout le cours de la vie , et ces tristes suites, qui sont toujours le résultat d’une guérison malentendue , ont souvent eu besoin de mes soins comme artiste orthopédique , toute nombreuse qu’en soit rénumération.
Abstraction faite des suites de ces traitemens défectueux , l’on ne peut pourtant empêcher de jeter un coup d’oeil sur les souffrances qu’ont endurées ces infortunés, et sur la durée des traitemens auxquels ils ont été astreints. Combien de fois ne voyons-nous pas un individu souffrir plusieurs mois , une demiannée, et souvent plus long-temps encore d’une fracture à la jambe, tandis que la moitié, et souvent le tiers de ce temps , était tout ce qu’il fallait pour le guérir d’après un procédé basé sur les vrais principes et sur des soins scrupuleux !
Aperçu et courte description de quelquesunes du grand nombre de mes expériences.
Que l’on veuille bien jeter un coup d’oeil sur ma biographie, et entr’autre sur le paragraphe 28, en parcourir les détails 5 et (> ; l’on y verra des cas qui étaient regardés comme incurables , des jeunes gens qui ont essuyé un traitement de six et de neuf mois, et qui, heureusement encore en ont été quittes pour une difformité ; ces faits vus et reconnus par
tout médecin et chirurgien pratiquant, furent ici normalement guéri en 5 à 1 semaines.
Au mois d’ Avril 1825, un jeune homme robuste, occupé comme maçon à la construction d’une citerne que je faisais établir pour bains dans ma cour , se cassa, à cinq heures du matin, la clavicule gauche a l’angle de reunion de l’arc anterieur et postérieur , par une chute qu il lit dans le trou qui devait servir de réservoir. Incapable de se relever, on 1 apporta dans ma chambre , où j’étais indisposé. En examinant la suite de cette chute, je trouvai une fracture complète, de la clavicule gauche dans l’angle de lare antérieur, et que les extrémités de la fracture se croisaient déjà de la longueur d’un pouce.
Environ six heures après cet accident, deux des hommes, les plus forts, commandés par Dessault , et que j’aidais de mon mieux , n’étaient pas capables de vaincre les obstacles que présentaient les muscles et peut-être l’empêtrement des extrémités de la fracture. .Je fus obligé d’avoir recours à la machine que j'avais inventée pour un tel traitement , et que j’avais deqa souvent employée avec un succès particulier dans des cas difficiles, à l’hôpital Julius. Je ne pus au premier abord, et quoique je l’appliquasse au plus haut degré d’extension , remboîter parfaitement la fracture , c’est pourquoi je me restreignis au redressement successif, qui, enfin au bout de deux jours, fut réalisé, après avoir fait usage de cataplasmes calmants. Au bout de seize jours , la guérison fut opérée par la nature. Le malade n’avait nullement été gêné pendant ce temps dans le mouvement des autres parties , et après !e cinquième jour, il allait et venait à volonté dans la maison. Entre temps , je trouvai quelquefois sujet doter la machine; il fallait alors que l’homme le plus vigoureux employât toutes ses forces pendant cet intervalle de huit à dix minutes, pour maintenir le rem-
boitement ; tant était fort 1 elïet (b? la contraction du volume des muscles contre 1 appareil applique à ce jeune homme encore plein de vigueur. — • Ce fait est positif, le malade habitait ma maison, et eut souvent 1 honneur de la usité des Messieurs du Clinique, qui venaient sur les lieux pour se persuader de 1'eilét de la cure, et se convaincre de la honte de 1 appareil, parcequavec tous les appareils et les bandages connus et employés dans pareille affection , c est un cas infiniment rare d’en voir la guérison sans bosse et sans raccourcissement. Cette machine a fait ses preuves dans plusieurs autres cas, et sur divers individus de tout âge.
Pour quelle raison le chirurgien aurait-il à redouter la complication du développement intérieur d un instrument chirurgical, ou sur quoi fonderait-il Je blâme qu'il en fait , si par une complication calquée sur les vrais principes , l’application et les fonctions chirurgiques se trouvent, par ce mécanisme, non-seulement simplifiées, mais encore beaucoup plus infaillibles , et si avec tout cela, la guérison qui est toujours le but que Ion se propose, s atteint à coup sûr, et dune maniéré plus p ositi \ e et moins longue pour Je malade? La complication du mécanisme, envisagée sons le point de la mécanique, n’est, à ce qu’il me semble, que du ressort du mécanicien ; ainsi l’autre raison serait la cherté des appareils. Mais que l’on veuille bien aussi ne pas perdre de vue que ces appareils peuvent servir à des générations, être cent et cent fois appliques, qu'ils sont laits pour toutes les qualités , pour chaque localité des affections, pour tout individu, pour toute grandeur et pour tout Age. L’appareil principal, outre qu il réunit toutes les indications pour guérir toutes les fractures possibles, celle du cou de l'os crural, des cuisses supérieures et inferieures , a aussi les qualités nécessaires pour le redressement des articulations des
extrémités supérieures et intérieures ; le chirurgien trouvera tous ces avantages de la manière la plus simple, la certitude de parvenir à son but infailliblement, et le tout calqué sur toutes les méthodes et les instrumens qui existaient déjà avant sa création.
Se mettre au fait de l’application er de la manipulation est d’autant plus facile, même pour un artiste débutant, que toutes les puissances et tous les points sont fondés sur les principes mathématiques et organiques , et que toute l’opération se caractérise dans leur combinaison et dans les données les plus positives et les plus simples.
Si, pendant des années, le médecin et le chirurgien curieux de s’instruire, 11e redoutent pas les frais même les plus grands pour favoriser leur culture et pour porter efficacement secours à l’humanité soutirante, s’ils emploient de grandes sommes pour une bibliothèque tendant au même but ; si, après avoir bien lu et relu les ouvrages qu’ils se sont procurés, ils, y trouvent si peu de nouveautés pour les étayer dans leur pratique, et que dans la majeure partie des cas, ils se trouvent obligés d’avoir recours aux réflexions qu’ils font sur les principes de la nature, et à leur propre expérience , pourquoi leur serait-il difficile de consacrer quelques Louis de plus pour faire l’acquisition de quelques matériaux de l’art , qui , dans la pratique et dans des cas si fréquens, leur procurassent la certitude de parvenir à leur but , et leur missent en main les moyens infaillibles de soulager 1 humanité ? Si l’artiste 11 est pas toujours récompensé en raison du succès qui a couronné son opération, sa conscience et la conviction d’avoir fait le bien, y suppléeront sans doute. — . Combien de sacrifices dans sa pratique le médecin 11 est-il pas obligé de faire à cause de ses incertitudes ? pourquoi donc se refuser d en faire un insignifiant , pour avoir 1 assurance cou-
solante d un c hemin sur et immanquable dans des cas spéciels , à la vérité, mais très-importuns:*
Je connais, à la vérité, les jugomens que Ion porte sur les louanges prodiguées à ses propres productions ; je ne puis nier qu elles m inspirent souvent k moi-meme un certain degré cl»; méfiance; mais celles que j étais oblige de me permettre ici , ne proviennent ni de 1 amour propre ni de l'intérêt; elles sont réellement fondées sur les certitudes que m ont fournies les prjncipes et 1 expérience; et d ailleurs , je mets tout ce cpie j avance sous les yeux des gens de l art, ils peuvent en prendre connaissance, examiner, réfléchir, scruter et se persuader de la realite de mes exposes; d’après cela, je crois pouvoir, avec droit, compter sur J indulgence, qui ne manquera sûrement pas de servir de boussole aux vrais connaisseurs.
Remarques historiques.
11 est vrai que , m occupant de la combinaison des méthodes et des appareils pour les fractures des os , et que surtout depuis la première exécution do mon appareil pour la fracture du cou de l’os crural, et pour le redressement des articulations dos extrémités inférieures et supérieures , objet (pie j avais déjà réalisé au commencement de ce siècle , il est vrai, dis-je , qu’il parut divers nouveaux modes de traitemens et divers instrumens , nommément pour la guérison de la fracture du cou do l'os crural ; les auteurs dont j ai cité ici les noms do quelques-uns, connaissaient directement ou indirectement mes méthodes et mes appareils. J’avoue que la plupart s’approchent, à la vérité, dos principes d après lesquels mes instrumens sont construits , mais je ne puis cacher qu ils s’écartent
*) Voyez nia biographie, édition allemande, page 7.
en
infiniment du mécanisme qui les constitue; donc, les elfets et les fonctions en doivent naturellement aussi être bien oiffêrens. A dire vrai, et à parler sans partialité, j’avoue qu’il règne dans ces appareils beaucoup plus de simplicité que dans les miens ; les peines qui ont été employées pour parvenir a une telle simplicité ont incontestablement leur mérite aussi, t l’on ne peut s’empêcher d’apprécier l’intention qui n était la base; néanmoins, d’après mon opinion, ce n est toujours qu une chose subordonnée , quand il s’agit des indications naturelles inomissibles de 1 appréciation et d'un moyen meilleur et plus sûr pour parvenir au but que Ion se propose. En effet, quoiqu il en coûte à ma modestie , je ne puis pourtant m’empêcher de prier de me pardonner, si je garantis ma persuasion intime que mes combinaisons n ont encore rien perdu de leur originalité , et que les qualités qui les constituent pour l’accomplissement des indications indispensables , sont fondées sur des principes solides et une expérience éprouvée ; je ne puis non -plus m’empêcher d assurer qu’il n’a pas encore paru un appareil pour le traitement du cou de l’os crural , abstraction faite de l’arrangement de ses modifications , comme celui qui fut créé par moi-même, il y a vingt-trois ans , et qu’un appareil qui, d’après des principes analogues , puisse être employé pour toute fracture possible aux extrémités inférieures comme c est le propre du mien , lia pas encore vu le jour. Les combinaisons, calquées sur de vrais principes et sur mes expériences, calculées autant pour une fracture individuelle que pour celle de l’os crural, pour les luxations des articulations aux extrémités , sont tout- à- fait originelles et nullement le résultat dune imitation. Ce n’est pas le jugement que se permit d’en porter un certain H. docteur en M. à J. en 1825 dans un écrit qu’il lui plus d’intituler écrit urgent,
iikus dont 1<‘ contenu <*t les principes se caractérisaient exclusivement dans une table ou terminologie comme circonscription des instrumens et dns modes de traitement usités dans cette affection, et qu’aucun chirurgien n’ignorait. (bitte kyrielle tabulaire, dans laquelle il eut la boute d’insérer ma chétive personne ce sont ses expressions n est rien qu un boideversement des lois de la physique , et de celles des connaissances des organes de la nature, aussi ne peut-elle être regardée que comme la réfutation des expériences les plus multipliées et les plus évidentes.
C’est une témérité tout-à-fait nouvelle, et, a ce <ju il me semble, une vraie incongruité littéraire d oser, de sou plein grc, sans la moindre autorisation , se permettre de donner la description des inventions d un autre, <t pour surcroît d audace, de les alfubler d un jugement si peu naturel; c’est aussi une partialité impardonnable, de n’y vouloir reconnaître que quelques puissances qui ne peuvent sans doute être sorties que de son cerveau, «le laisse a juger une telle conduite, et surtout a apprécier la hauteur et l’étendue d’un g(‘iue , capable d avoir recours a de tels procédés.
Heureusement, nous ne vivons plus dans un temps où, sous Je rapport de la mécanique chirurgicale, Ion puisse fasciner le public par des images fantasques et bizarres pour se faire un nom , exciter un certain intérêt, et porter des artistes a, suivre aveuglément des impulsions si pernicieuses a l'Immunité; la chirurgie a lait des progrès trop solides pour donner dans de telles erreurs. Les connaissances que 1 on a sur la nature du corps humain sont telles, sous le rapport de la mécanique, que quand, dans des fractures, 1 état pathologique est connu pour ce qui concerne 1 organique et le physique, l’on est capable de juger infailliblement des objets existans et accidentels, d après lesquels 1 on peut trouver les indications de
la thérapie, et eu prouver les combinaisons, c’est eu conséquence de quoi, l’on peut en induire les preuves d’après les lois mathématiques , et eu mettre sous les yeux la conviction la plus évidente.
D’après ce sentiment incontestable , sous tous les rapports, il est certain que les moyens techniques
a. sous le rapport de leur effet,
h. sous le rapport du soutien et du point d’appui, peuvent se prouver et se démontrer avec plus de poids encore , d’après les memes lois et avec l’évidence la plus irréfragable.
Au reste , dans l'état actuel des connaissances de la nature, les figures et les modèles dont il est ici fait mention , servent à mettre sous les yeux de chaque artiste ce qu’ils contiennent de vrai et de bon, à leur en donner connaissance de l’usage, d’après des principes bien calculés sur l’objet , et à leur donner une telle persuasion de leur efficacité , qu alors I on n’est plus obligé, au grand détriment de riiumanité, d’agir d’après des démonstrations hypothétiques , ou d’après une marche incertaine et éventuelle.
Avant de terminer, l’on me permettra d’ajouter à ce chapitre les jugemens de quelques docteurs en médecine , insérés dans la gazette médicale de Salzbourg, 1816, servant de conclusion au rapport clinique de l’hôpital Julius, page 256, ainsi que dans ma biographie , paragraphe 31 , ou l’on trouve ce qui suit :
„ D’après ces essais intéressans , il en résulte :
„ a) un nouvel aperçu de la possibilité de guérir „ les fractures des os , et du temps nécessaire „à cette guérison:
vbj que malgré l’apparence d’un peu de compli- „ cation dans le mécanisme de ces appareils , „les redressemens les plus difficiles des os
.. fracturés ( e t d e c e u x qui s e c ro i s e n t ) „ peu \ oui se luire pur un c hirurt» ien sans aucun „aide, et que l'application de ces moyens, et „ le traitement suivant surtout, est très-simplilié :
„ c que , quels que soiimt les mouvemens du ma- . Inde, il n’en peut résulter de dislocation aux , extrémités de la fracture, ni aucune incommodité pour le malade, si ces bandages sont appliques de la manière convenable:
p/i que ces appareils peuvent s’employer pour „ chaque âge, pour chaque grandeur et a chaque „ place où lu fracture puisse se trouver. L’on r ne peut surtout s’empêcher de reconnaître cet „ avantage pour l’appareil des fractures aux
* extrémités :
„ e) qu’en conséquence, on peut se passer de toutes
* les autres pièces usitées en cas de pansement.
Tout ce (pie j’ai dit sur le but de la construction
îles formes de maladies orthopédiques, ainsi que (b*
hoirs moyens curatifs, concernant l’instruction de tout
ce qui précède, s’applique également à tout ce qui est
relatif à celle de la fracture des os.
Je me réserve de donner en son temps, dans un traité général et bien distribué, tout ce que je viens de toucher d’une manière sommaire au sujet des fractures des os: j’y ajouterai aussi les dessins des appareils et dos instrumens , pour soumettre tout l’ensemble au jugement des connaisseurs compétens.
Sur les figures plastiques, a C.
système IV, V, et A t.
Concernant les luxations, et les appareils pour redressement des dislocations occasionnées par l’effet d’une force extérieure des articulations aux extrémités supérieures et inférieures , avec de courtes remarques sur la destination pathologique , thérapeutique et technique, et la classification de ces affections d’organisation relative à 1 organisme animal.
Les appareils indiqués dans le détail ci-joint , considérés comme moyens thérapeutiques , se rapportent à trois divers états pathologiques qui présentent autant de différentes affections de f organisation.
Le premier , comme maladies orthopédiques , se caractérise comme déviations anormales dans les principes techniques de la charpente du corps animal: par Ex.
a) par des conditions dynamiques, organiques et aussi extérieures de 1 organisation normale des lésions provenant du traitement successif de la maladie, dans le déboitement ou la luxation imparfaite d’un ou de plusieurs points d’union de l’articulation des organes osseux, sans que les points de contact des surfaces répondant a cette articulation, soient spacieux, réciproques ou sortis des bornes de leurs surfaces, ce qui est presqu’autant qu un produit anormalement organisé. De plus,
h) comme lésion de l organisation de la matière organique de toutes les parties qui se trouvent dans l’espace de l’affection, sans que 1 un ou 1 autre organe ou fibre soit séparé de la surface, de la ligne ou des points naturels de sa contingence , comme produit chronique.
Le second se caractérise, comme les fractures
des os. dans mu* lort <* lésion do 1 organisation dos parti os organiques «a dons la séparation qu’une force extérieure a occasionnée dans la substance dos organes oss(*n\.
Le troisième, comme nno forte lésion de I organi salion dans lo principe technique do la charpente, consistant dans la séparation complote des points de contingence dos surfaces do I articulation dans I état do normalité.
Les appareils eu rat ils dont il s agit ici, se caractérisent dans dos principes analoguement divers, sous lo rapport do I état pathologique, ot egalement sous celui dos trois indications thérapeutiques principales.
1 Los appareils thérapeutiques, pour les traiteniens orthopédiques, se caractérisent dans les indications qui en forment la hase, indications qui durant partie progressivement, ot partie opérant par variations, sont cependant positives dans les principes d effet actifs et techniques. Sous le rapport dynamique, ils opèrent comme curatifs médiatement par le teelmisme comme directement actif sur le chimisme ot le dynamisme de» la matière maladive, mais par dos principes physiologiques , sans amalgame de leur matière ou de toute autre avec 1 organique, comme il faut bien se le figurer de l’usage des remèdes dans les maladies.
2 II faut considérer les indications par reflet des appareils dans les fractures des os, comme de fortes lésions de I organisation des parties jusqu à la réunion des surfaces de la fracture, et comme agissant positivement et activement. Au contraire, après la réunion des surfaces de la fracture, on pourrait regarder cela comme effet nécessaire pour le temps de Ja guérison, et comme effet résistant et passif, si I on pouvait se figurer des points fermes sur les corps de I animal, et si la matière et la réunion des bandages pouvaient être considérées pour être d une nature aussi insouple.
(ai)
Sous le rapport dynamique de 1 elle! continu de ces appareils, leur principe de guérison se caractérisé d’une manière passive , et uniquement dans des principes physiques sur létal technique de la charpente de l’organe affecté.
3 Ces appareils curatifs pour le redressement des articulations luxées, comme forte lésion de I organisation dans les principes techniques de la charpente , se caractérisent uniquement dans une action temporaire ou momentanée, ce qui ordinairement cesse a l’instant où les points des surfaces rie l’articulation I rentrent dans leur contact naturel , et ainsi la normalité technique est rétablie. Alors les appareils curatifs techniques employés jusqu’ici, n Ont plus d'influence sur le dynamisme et le technique de S objet affecté, ni sur 1 état dynamique qui pourrait encore après se trouver dans une position maladive.
Les réflexions provenant de ces données ont un rapport important et une influence essentielle sur la construction , ( appréciation et l’application de ces
moyens techniques et thérapeutiques.
Donner des détails d après les principes techniques et organiques sur cet objet, ainsi que sui ceux
riv-
ai u
que nous avons déjà cités, les discuter et ser d’après leur réelle valeur, ne peut pas entrer dans le plan de cet exposé; car, d’après le plan que j eu avais primitivement conçu , ce dit exposé ne devait et ne pouvait pas avoir (étendue qu’il embrasse; aussi ne doit-on le considérer que comme une remarque préliminaire, où fou ne peut être esclave d un ordre classique. Nous savons aussi que I on y trouvera le désagrément des répétitions, mais on nous passera celle i imperfection , et Ion voudra bien avoir égard aux cir • constances qui en sont cause.
Une dissertation où cet objet fût traité d après (es principes qui le constituent essentiellement , est ce qui
m occupe Maintenant sur cette partie de la médecine. Apres avoir termine mon s> sterne d instruction orthopédique, je tâcherai de la produire aussi bien qu’il sera en mon pouvoir. C’est pourquoi je vais finir ces notices techniques par une courte remarque sur les appareils que j ai créés pour le redressement des fortes luxations des articulations aux extrémités supérieures et inferieures , comme ils se trouvent indiques depuis page 4(i \o. 32. jusqu’à 39. Les parties principales qui les constituent, se trouvent indiquées dans le detail des appareils orthopédiques , et celui des fractures des os dans le cabinet des modèles, ainsi dans le système qui les concerne, et de dix erses manières. — Us sont cependant composes de plusieurs parties individuelles, et de ces parties que nous employons quelquefois partiellement et quelquefois totalement ; c est pour cet usage total qu’on les trouve réunies, appliquées et subordonnées à un système organisé comme cela est nécessaire pour le redressement de chaque luxation d’articulation et pour les modifications particulières indiquées page 34 , a. C.
Pour la base fondamentale de ces appareils, j ai suivi les principes de H ru n n i n g h a us , pour le redressement du bras supérieur et de l’articulation de la hanche; cependant le mécanisme, la construction et la forme de mon appareil pour cet usage, en sont aussi essentiellement différents que le sont les méthodes mêmes. Cet appareil , comme je 1 ai déjà dit , est calqué sur les principes indispensables pour le redressement des luxations de toutes les articulations tant des extrémités supérieures qu inférieures. Pour le redressement et le traitement de la luxation de I articulation de l’épaule, j ai principalement donné mes soins à fixer l'omoplate et le tronc dune manière convenable et simple , et par une statique construite d’après les principes organiques et techniques, et à laquelle il est là-
cile d’adapter une iiiaeliine d’extension, comme conducteur mobile dans toutes les directions, j’en ai fait un appareil tout-à-lâit complet. Cette dite statique peut très-commodément, très-solidement et à bon plaisir s’appliquer à une table, à une chaise ou à un banc, par quoi le malade se trouve assis et 1 omoplate fixe, à partir des points les plus convenables, tels que faisselle et le tronc.
J’ai tâche, dans la construction de cet appareil, de tellement former la résistance de la force d’extension ou de la contre-extension , que la dite résistance puisse être plus ou moins sensée fixée dans le point central de la cavité glénoïdale. — * La rotation du bras est libre dans toutes les directions avec l’appareil d’extension. L’extension peut, d’après Pott, se faire avec l’articulation courbe du coude , ou, d’après Dessault, avec le bras tendu, en le fixant à l’avantbras, ou au bras supérieur, à volonté.
La manipulation nécessaire est très-simple : la force de développement est calculée pour une petite force mouvante, sur cent livres de résistance pour le plus petit degré de modification ; de sorte que le chirurgien opérant sans aide, peut observer la tète de l’articulation, diriger l’extenseur de ses mains, mouvoir la force d’extension , ou se servir d’un petit garçon pour tourner la corde autour de la vis sans fin , et mouvoir l’extenseur d’après ses ordres , ce qui est le plus difficile dans cette opération.
J’ai eu grand soin dans la construction de cette machine pour le redressement des articulations, qu il fût possible de la laisser appliquée pendant plusieurs jours, et même pendant des semaines, dans une situation aussi commode que possible pour le malade , et toujours avec son activité sur 1 articulation de l’épaule, de sorte que si, dans le premier essai, le redressement ne peut se réaliser par cause de contraction lia-
tureile trop forte , ou d(‘ trop (I irritation dans les muscles; ou, si ce redressement na pas lieu d’al)ord dans les anciennes luxations, ou les muscles et les autres parties molles, a par une trop longue inacti- \ité causée par une inflammation dans le principe des mouvemens \olontaires, h par de trop longs, de trop constans prolnugemcns de quelques organes fibreux et musculeux, et par d autres raccourcissemens antagonistiques (deux puissances (jui se manifestent toujours dans de pareilles luxations), si par do tels obstacles, dis -je, les muscles et les autres pallies molles se sont, pour ainsi dire, plus ou moins constitues et difformes dans leur principe organique et dans cette situation anormale, si, pour cette raison, Ion ne peut, d apres les principes successifs, avoir sur les contours maladifs des parties molles une extension continue, et obtenir dans ces parties une souplesse* principicllc, ou on quelque sorte, les faire* rentrer dans leur normalité: alors c<* serait sûrement s écarter de*s principes naturels de* vouloir espérer, en pareilles circonstances où les luxations sont plus ou moins invétérées, de pouvoir, par des essais momentanés, et même* avec les appareils et les méthodes les plus analogues, effectuer le* redressement de luxations si complètes, comme* céda a déjà ètè si souvent éprouvé'. L on \ pnr\icndrn h coup sur, si I on a recours aux appareils méthodiques et successifs , et qu'on en fasse* I application d'après l< *s principes orthopédiques. Plusieurs chirurgiens ont, ainsi que moi, employé c<*f appareil avec le* succès le* plus heureux dans les cas les plus difficiles et les plus délicats, publiquement et pri\ufiv ement ; ma biographie en cite* quelques-uns; la plupart el<*s essais calques sur d autres méthodes, out été inutiles. *)
Voyez. aus.si cuire au Ire* l.i gazelle medicale de S.il/lmuig 1 H 1 1) , Mo. 10, page 202, el No. 42, page 208 ; \o>ez de
Quant a oo qui concerne les figuroS plastiques du système l\. comme configuration artilicielle des lionnes d affections des os et de leur rapport technique , les formes, le but et les principes sont à peu près les memes que j ai donnes, depuis la page I jusqu’à 22système I , comme représentation des formes d’affections orthopédiques.
.l’ai, dans ce système, donné toutes les formes et toutes les nuances imaginables des surfaces de fracture, telle que , fractures obliques et fractures avec esquilles aux surfaces et aux tètes des articulations, celles des os creux des organes osseux des extrémités supérieures et inférieures, avec dislocations complètes et incomplètes, le tout dans une construction élastique, et autant que possible , correspondant parfaitement à l’état pathologique, comme cela a eu lieu pour les or-
plus les annales générales de la médecine du 19e' siècle, l’an 1816, cahier du mois de Juillet 999 etc.
L’an 1812, lors de la première exposition des objets de l’art et des prix destinés aux inventions les plus utiles de quelques membres particuliers , commencées en 1806 , sous la présidence du Baron de Hutten, conseiller ecclésiastique et professeur, et du capitulaire actuel de la cathédrale, Mr. Obert b u r. Je m'y trouvai aussi comme membre fondateur d’un établissement, dont le but est de stimuler sous la protection du Souverain les progrès de cet institut politechnique par la voie de l’exposition. Je plaçai, parmi tous les produits de l’art, l’appareil que j’avais créé pour le redressement des luxations des articulations des extrémités supérieures et inférieures. Le comité de celle société , chargé de cette exposition , nomma une commission particulière dans les personnes du docteur Brunnighausen, alors docteur en médecine, et médecin de l’etat major, de Mr. B art bel de Siebold, chirurgien en elief de l’hôpital Julius, et du professeur et docteur Markard de cette ville, et ces Messieurs furent chargés d’examiner simultanément cet appareil, ainsi que les pieds mécaniques de mon invention j d’après le jugement qu’ils en portèrent, la Société m’honora du premier prix.
thopédiques ; de plus, celle des ligures avec les luxations artificielles des articulations dos extrémités supérieures et inferieures, le tout egalement dans une construction élastique et avec la résistance de contraction semblables aux muscles \ivans. Le démonstrateur ainsi que l'écolier auront ici, aussi bien que dans les représentations orthopédiques , un avantage d autant plus essentiel, que, par un aspect ligure et artificiel, ils percevront une idée claire do tous les rapports techniques de I état pathologique des organes mous et durs, état que Ion ne peut plus voir et encore moins exercer sur les cadavres, et aussi dans les préparats pathologiques pour ces formes naturelles et les rapports dos os affectés. A laide dos planches anatomiques, Ion pourra, comme avec celles de l'orthopédie, voir et démontrer 1 état organique et dynamique avec l’état technique; c est aussi pour cette raison que je renvoie aux notices fondamentales, depuis la page 1 jusqu’à 22, comme celles des affections orthopédiques.
J’espère que Ion voudra bien ne pas me refuser son indulgence, si cet exposé n’est pas marqué au coin de l’ordre classique, d autant plus que les vérités qui ont pour base I art et la nature, n ont besoin ni des Heurs ni de la sublimité du st\le. Souvent maîtrisé par les circonstances, et esclave de nies engagemens, je n’ai pu trouver d’autre loisir que celui de cibler au penchant, et à la prédilection dont je suis pénétré pour, de toutes les manières possibles, \oler au secours de 1 humanité souffrante. Tels sont les motifs sur lesquels se fondent les raisons qui, d’avance, m'assurent de l indulgence de tous ceux qui voudront bien me lire.
Faute a corriger
Pag. î T» , ligne 12, lisez. II.