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HERMANN NILLDNO ET SES DESCENDANTS

Otton nomma dans le môme temps, au margraviat de Brandebourg, Gcro , déjà margrave de Lusace. Gero et le brave Biliung le servirent avec distinction dans toutes ses guerres glorieuses contre les Hongrois, les Wendes, les Bohèmes, les Polonais, les Danois et les Italiens. Hermann mourut en 973. Sa maison conserva la dignité ducale à travers une période remplie par des guerres continuelles contre les Slaves, les Danois, et même contre les empereurs d'Allemagne.

Ainsi Bernard II , successeur de Bernard l" et petit-fils d’Hermann, s’était soulevé contre Henri II. Ordulphe, qui lui avait succédé en 1062, avait eu à souffrir de la part de Henri IV les humiliations les plus révoltantes (*****).

(*) Voyez 1' Allemagne, t. I, p. *33 et auiv.

(**) Les antres furent, comme on l’a vu dan» V Histoire d' Allemagne , Otton I*r, II, III , el Henri II.

(***) Voy. 1’ Allemagne , 1. 1, p. *34-

(***•) Ibid.,p. *39.

(**•**) Voyez 1’ Allemagne, CI, p. *65 et auiv.

L’UNIVERS

Enfin Magnus , cinquième et dernier prince de la maison de Billung, ayant été retenu prisonnier par l'Empereur à la mort de son père et dépouille de ses biens, les Saxons, exaspérés d’ailleurs par des vexations de toute espèce, formèrent une ligue puissante, dont un des chefs fut Otton de Nordheim , ancien duc de Bavière et beau-père du duc Welf IV. La guerre se lit avec une rage sanguinaire de part et d’autre, jusqu'à ce que, en 1075, les Saxons, battus sur l’Unstrutt, furent forcés de se soumettre. Le duc de Saxe, qui néanmoins obtint sa liberté, mourut sans enfants mâles en 1 106.

LOTBAIRE DS SUPPLI NBOIUIC, , plttS tard empereur (no6-n36).

L'empereur Henri V investit alors du duché de Saxe le comte Lothaire de Supplinbourg et deQuerfurt. Mais Lothaire se fatigua bientôt de la vassalité à laquelle l’Empereur prétenda t le réduire, et donna aux princesalleinands le signal de la révolte (*). Poursuivi par les Impériaux, il se vit d'abord réduit à venir, nu-pieds et en chemise, demander pardon a Henri , le jour de ses noces, célébrées le 7 janvier 11 U à la diète de Mayence. Toutefois, à peine eut-il été absous, qu’il trama dans la diète même une nouvelle conspiration ; et celle-ci fut plus dangereuse que la première : l’Empereur se vit forcé, par l'attitude menaçante des confédérés , de publier une paix générale et de satisfaire à tout prix les mécontents. Après la mort du dernier des empereurs saliques, les princes, songeant à lui donuer un successeur ui ne prétendît plus établir à leurs épens une monarchie héréditaire et absolue, se tournèrent vers l’ennemi de Henri V, vers le duc de Saxe (1 125). A peine monté sur le trône, Lothaire eut à lutter contre la maison de Hohenstaufen , qui refusait de le reconnaître. Pour renforcer son parti, il donna sa fille unique Gertrude à Henri le Superbe , duc de Bavière , qui descendait par les mâles de la maison des

(*) Voy. l’Ai.t iMAcsx , 1. 1, p. 37-,

Guelfes , et , par sa ihère , de celle de Billung , et à qui sa femme apportait encore les biens des comtes de Supplinbourg, de Nordheim et de Brunswick.

BKHM U SUPERBE (l 1 37-1 1 3g).

Non content d'avoir ainsi réuni sur une même tête la fortune de plusieurs familles puissantes, Lothaire donna à son gendre son duché de Saxe, qui s’étendait à l’orient jusqu’à la Poméranie et au Mecklembourg, vers le sud jusqu’à l’Unstrutt, vers l’ouest jusqu’au Rhin, et au nord jusqu’à l'Eider.

Ainsi, Lothaire brouilla Henri avec Conrad de Hohenstaufen , et sema entre les Guelfes et les Gibelins (*) le premier germe de cette rivalité, qui depuis fit couler tantdesang. Lothaire étant mort en 1138, Conrad, devenu son successeur (**) , résolut d'affaiblir une puissance qui, si elle n’edt effrayé le pape et l’Allemaene, eût pu faire donner la couronne impériale a Henri.

Quoique l'héritier des Guelfes eût accepté la nomination de son rival celui -ci lui déclara que, dans l’intérêt de la tranquillité de l’Allemagne, il lui fallait renoncer à un de ses deux duchés; et, ppu après, il disposa de la Saxe en faveur d' Albert l’Ours, margrave de Brandebourg, qui etail, comme Henri, petit-fils du dernier Billung.

Mais Albert fut promptement chassé des fiefs dont il avait pris possession.

BERAl t» MOB (ii39-h8o).

Le margrave de Brandebourg essaya en vain de renouveler des prétentions, en 1139, lorsque Henri fut mort, laissant un fils âgé à peine de dix ans, sous la tutelle de sa mère Gertrude et de Welphe VI d’Altorf, son oncle. Il fut chassé de nouveau. Toutefois , pour l’indemniser , Conrad rendit son margraviat de Brandebourg indépendant , et lui donna la frontière septentrionale du duché. Il restait au jeune Henri le

(*) Guelfe* de Welf, nom de l’ancienne maison de Bavière, Gibelins de Wiblingen, château des Hohenstaufen.

(**) Voy. I'Allemagre , 1. 1, p. a83.

SAXE

Lion a recouvrer la Bavière , et il ne put y réussir qu’après l’avènement de Frédéric Barberousse , qui , avant de partir pour l'Italie, crut prudent de se réconcilier avec le duc de Saxe , eri reconnaissant ses droits. Mais cette réconciliation ne fut pas de longue durée. Au retour de sa malheureuse expédition en Italie, l’Empereur, attribuant ses humiliations au refus que lui avait fait Henri de marcher à son secours, résolut de se venger. Aussitôt des accusations surgirent de toutes parts contre le duc, dont les ennemis étaient nombreux. En 1180, unediete, tenue à Wurtzbourg, le mit au ban de l’Empire et prononça la confiscation de tous ses fiefs. Le duché de Saxe comprenait alors l’Ostphalie, la Westphalie eti’Angrie. A l’Ostphalie appartenaient les pays de Hildesheim , ceux de Brunswick, Anhalt, Grubenhagen, Querfurt, Mansfeld, Mersebourg, Weissenfels, Naumbourg, Hulberstadt, Magde bourg, Stolberg. Hohenstein et tout le Hartz; on y rattachait encore, au delà de l’Elbe, le Uolstein, le Lauenbourg, le Mecklembourg , la Poméranie, avec Lubeck et Hambourg. L’Angrie comprenait les pays de Brême, Yerden, Oldenbourg , Ostfrise , Grœningue , Osnabrück, Hoya, Calemberg , Lippe, Munster, Minden, Pyrmont, Corvei, Paderborn et YYaideck. Enfin le duché de YY’estphalie , et plusieurs districts limitrophes jusqu’au Rhin, formaient la YVestphalie , nom sous lequel on comprenait quelquefois toute l’Angrie.

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