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CONTENUES DANS LA SAXE

Royaume de Saxe. — - Statistique et géographie. i

Topographie. — Royaume de Saxe. 3

— — Saxe ducale. 5

Histoire de la Saxe. — Anciens habitants du pays. — Royaume de Thuringe. — Populations slaves. — Frontière sorahe. 7

Saxons, jusqu’aux premiers ducs. 9

Ducs de Saxe. Ludolphe. r x

Brunon. ibid.

Otton Ier. ibid.

Henri l’Oiseleur. ibid.

Hermann Rillung et ses descendants, ibid. Lotbaire de Supptinbourg. la

Henri lè Superbe. ibid.

Henri le Lion. ibid.

Nouveau duché de Saxe. — Bernard d’Ascanie. i3

Albert I". 14

Electorat de Saxe. — Frédéric le Belliqueux. ibid.

Frédéric II le Débonnaire et Guillaume III. 19

Ernest et Albert. 20

Ligne Erncstine de i486 à i547- — Frédéric le Sage. ibid.

Pages

Jean le Constant ai

Jean- Frédéric le Généreux. ibid.

JJgne libertine de 1485 à ii>53. —

Albert le Courageux. 514

George le Barbu. a5

Henri le Pieux. ibid.

Maurice. a5

Ligne Ernestïne de. x547 à 171 5. 26

Ligne Albertine de i553 à 1733. — Auguste. 27

Christian Ier. ibid.

Christian II. 28

Jean-George Irr. ibid.

Jean-George II. 3 c

Jean-George Ifl. ibid.

Jean-George IV. 3a

Frédéric-Auguste Ier. ibid.

Ligne Ernestrne depuis le dix-huitième siècle . — Branche de Weimar. 34

Branche de Gotha. 85

Ligne Albcrtinci — Frédéric - Auguste II. ibid. *

Frédéric-Christian. 88

Frédéric-Auguste III. ibid.

Royaume de Saxe. 4o

Antoine I**r. 48

Frédéric-Auguste IV. 45

L'UNIVERS

OU

HISTOIRE ET DESCRIPTION

DE TOUS LES PEUPLES

DE LEURS RELIGIONS, MOEURS, INDUSTRIE, COUTUMES, etc.

PRUSSE

PAR M. PH. LE BAS

MEMBRE DK l/lKSTITUT.

SITUATION , ETENDUE , FRONTIÈRES , POPU- LATION , CLIMAT. ;

La monarchie prussienne, dont les commencements furent si modestes, et qui , par l'habile politique de ses princes, est devenue en moins d’un siècle l’une des premières puissances de l’Europe , a aujourd’hui 5065 milles allemands carrés de superficie; elle se divise en deux parties principales , l’une orientale, l'autre occidentale. La première, qui est la plus considérable, forme le noyau du royaume. Elle comprend les provinces de la Prusse orientale, de la Prusse occidentale, de Posen, de Brandebourg, de Poméranie, de Silésie et de Saxe, et s'étend entre les 27° 35' et 40° 30' de longitude à l’est du méridien de l’île de Fer, et les 49° 10' et 52°31' latitude nord. La partie occidentale de la monarchie, qui a reçu le nom de grandduché du Bas -Rhin, se compose des

Êrovinces de Westphalie, de Clèveserg et du Bas-Rhin, et s’étend entre les 23°35’ et 27°10' longitude est, et les 49*10’ et 52°31’ latitude nord. Les provinces de Brandebourg, de Poméranie, de Silésie, de Saxe et le grandduché du Bas -Rhin sont situes en lr* Livraison. (Prusse.)

Allemagne, et font par conséquent partie de la confédération germanique.

Contiguë à la Russie sur une longueur de 179 milles, depuis Niimnersatt, le point le plus septentrional de la monarchie, jusqu’au territoire de Cracovie, la Prusse touche à l’Autriche sur une ligne de 84 milles, à partir du bourg de Zabrzig jusqu’à Seidenberg, et à la Saxe, depuis Bungendorf jusqu’à Radmeritz ( 36 milles ). Elle est en outre limitée par le duché d’Altenbourg, les principautés de Reuss, le grand-duché de Saxe -Weimar, les territoires de Saxe-Meinungen et de Schwartzbourg, le duché de Gotha, le Hanovre, la Hesse électorale, les principautés de Nassau , de Waldeck , de Hesse-Hombourg, de Lippe-Schaumbourg et de Lippe-Detmola, et le cercle de la Bavière rhénane du côté de la France. Les frontières de la Prusse occupent 13 milles du côté de la France ; elles en occupent 80 du côté des Pays-Bas et de la Hollande. Dans tout leur développement elles forment un cordon de 735 milles. La partie orientale est seule baignée par la mer.

La principauté de Neufclidtel , en Suisse, appartient aussi à la Prusse, mais son administration est indépen-

l.’UNIVERS.

dante de celle de la monarchie , parce qu’elle fait partie de la confédération helvétique.

Suivant Stein, la population de la Prusse, en 1881 , était de 13,038,960 habitants, non comprise celle de la principauté de Neulchâtel. Depuis, elle a probablement atteint 14,000,000.

Le climat de la Prusse est en général tempéré; cependant la température de la partie orientale qui avoisine la mer est variable, et souvent froide et humide. On a observé à Kœnigsberg un froid de 24° Réaumur, et la chaleur s’y est élevée jusqu’à 36°. Les provinces non maritimes, le Posen, le Brandebourg, la Silésie, la Saxe et toute la partie occidentale des Etats prussiens ont un climat plus doux et plus égal. Cependant, la température V est encore en rapport avec le plus ou le moins d’élévation des localités.

Ainsi la chaleur est quelquefois insupportable dans les plaines sablonneuses du Brandebourg, et souvent l'atmosphère est lourde et malsaine dans les environs des lacs, tandis que les habitants du voisinage du Harz et des Sudètes jouissent de l'air le plus pur. Le printemps embellit déjà les rives du Rhin et de la Moselle, que l'habitant des Riesen-Gehirge et des landes de la Prusse orientale est encore forcé de se couvrir de pelisses. Dans la haute Silésie et dans les montagnes , les hivers sont plus longs et plus rudes que dans la basse Silrsie , dont le climat est aussi moins salubre à cause des lacs nombreux qui en couvrent la surface.

SOL, HOITTAOnU ST FORETS.

La qualité du sol varie comme l’exposition et la forme de sa surface. Les environs de Magdebourg, la rive gauche de l’Elbe, quelques districts de l’Altmark et les contrées d'Erfurth et de Muhlhausen, qui appartiennent à l’ancienne Saxe, sont regardés comme les greniers de la monarchie. La Silésie possède aussi des districts fertiles, tels que ceux de Jauer, de Frankenstein, etc: Dans la Prusse proprement dite, les contrées les plus favorisées

sont le Danziger, le Marienburger- Werder, les basses terres ( Niederungen ) de la Vistule et du Niémen.

Le duché de Posen ne le cède ni au Brandebourg, ni à la Poméranie. Dais la partie occidentale, des plaines riches et fertiles s'étendent sur les bords de la Moselle et de la Nahe, sur ceux de la Roër, de la Nette et de l’Aar. La nature s’est également montrée libérale à l’égard des plaines qui environnent Cologne, Trêves, Cobleutz et Juliers-, et l’on peut en dire autant du district du Harz, des environs de Soest, de Munster et de Tecklenbourg en Westphalie. Mais la partie de la province de Prusse qui est couverte de marais et de landes, et les hauteurs nues d'F.i- •fel et du Hundsruck, dans le grand-duché du Rhin, ne sont que des déserts; tandis que les Nouvelles- Marches ( Neumark ) , le pays le plus pauvre et le moins populeux peut-être de toute l’Allemagne , offre l'exemple de ce que peut l’industrie pour suppléer a la nature.

La Prusse n’est point un pays élevé, cependant les montagnes eh occupent environ la sixième partie. Le sof de la Silésie, à l’est de l'Oder, ne présente qu’une grande plaine légèrement ondulée par des collines . et qui se confond avec celles de la Pologne, en s’abaissant constamment du sud au nord; mais dans la partie occidentale, le terrain , généralement plus inégal , se termine par de hautes chaînes de montagnes. La portion la plus elevée est le Riesen-Gebirge, ou les Monts des Géants ; sa direction est du nordouest au sud-est.

« A u nord de cette chaîne centrale et principale on distingue la chaîne d’/serkamm : elle s’étend au nord-ouest de Hirschberg jusque vers Mark-Lissa ett Lnsace; fa direction est parallèle à celle des Monts des Géants. Au sudouest de l’iserkamm s’eiève , dan? I* direction de l’est à l'ouest , le H'ohlischekamm. Au sud de la chaîne centrale on trouve les montagnes du comté de Glatz, qui sont également connues sons le nom li'Evlen-Geblrgr. ou Montagne des Hiboux. La direction de ces

PRUSSE

montagnes , d’après les cartes, semblerait être du nord au sup; mais elles consistent réellement en trois chaînons parallè'es entre eux et avec les Monts des Géants ; ces chaînons se dirigent chacun du nord ouest au sudest, mais se succèdent du nord au sud. U y a encore à l'est de Glatz plusieurs groupes plus avancés vers les plaines ; plus au nord, le Zoblen y est presque isolé. Le Schneebérg ou mont neigeux se trouve au sud-est du comté de Glatz, en Moravie et dans la Silesie autrichienne. Ces montagnes paraissent n’étre que les escarpements septentrionaux de ce plateau très-éleve, qui, à travers la Moravie et la Silésie autrichienne, va se joindre aux monts Karpathes. Ce plateau porte le nom de Gexenker- Gebirge , c'est-àdire monts abaissés.

« La Chaîne du Riesen- Gebirge , longue d’une vingtaine de lieues et large de quatre à cinq , renferme les ▼allées les plus pittoresques : ses principaux sommets sont le Schneekappe, le Sturmhaube et le Tafelfichte. Dans les Eulen-Gebirae, le point culminant est le Hohe-Etue.

« Entre toutes ces chaînes s’étendent des prairies humides et quelquefois marécageuses : une des principales est la prairie blanche , sur les flancs du Riesen-Oebirge , laquelle a 5,9-18,800 toises carrées de surface. La prairie A'Iser est aussi remarquable; mais le plus curieux phénomène est celui que

firésente le Seejelder , tourbière dans 'arrondissement de Glatz, a l'élévation de 2858 pieds au-dessus du niveau de la mer (*). •

La Saxe présente au nord des régences d'Erlurt et de Mersebourg des ramifications de l’Erzgebirge, et au sud , dans la direction de i’Unstrut, un prolongement du Thuringer-Waid.

« Les montagnes les plus elevées de cette province sont le Broc ken ou le Blaxberg et le Dolmar. La première , qui reste couverte de neige depus le mois de novembre jusqu’à celui de juin, a 8381 pieds d'élévation au-dessus de

(*) Malte-Brun t. V. pag. 1 16.

la Baltique; la seconde a 1 ,860 pieds. Le Brocken est une des montagnes de l’Allemagne qui ont le plus attiré l’attention des naturalistes et des physiciens.

Elle forme l’extrémité septentrionale des montagnes du f/arz et !a limite orientale de la province de Saxe (*). »

Au nord-est de la Wèstphalie , le Suntel-GebirgesortdupaysdeSchaumbourg, sur les bords du Weser. C’est une coupure faite par lé fleuve dans cette montagne, à un indlé au-dessus de Minden , qui forme la porte westphalique (jiorlu fèxlphalica). La même chaîne, sous le nom de Klinden, pénètre, en s’abaissaut. dans le pays de Hanovre. Plus au sud, dans un angle formé par le Diemel et le Weser. se trouve le pays de Paderhorn. C’evt une espère de plateau de 800 a 1000 | ieds d'élévation , traversé dans son milieu par la chaîne de I ’l'.gge , couverte de forêts, et dont le point le plus élevé est le feinter -S/oot ( 1950 pieds).

Cette chaîne tourne vers le nord-ouest dans le Li|-pe-Delmond , et prend le nom de Teutuburger lVald ; elle se termine près d'Ems. Les Kolhaar-Gebirge continuent la chaîne précédente et séparent le Weser du Rhin.

La province rhenane est divisée par ce fleuve magnifique en deux parties, dont la plus considérable est celle de l’ouest. C’est sur la rive droite de la Lahn que commencent les pentes romantiques du ffexterwald. Aux environs de Siegberg, de Illankrnberg et de Konigswinter, on voit pointer ça et la les mamelons basaltiques et porphvriuues dont se composent les Siebengebirge ( sept montagnes ) , qui attirent les regards des voyageurs par leur bizarre eonliguration et leur végétation variée. Les sept points culminants de ce groupe sont le Drachenfelx, le Gonxehalx, le Lowenbourg , l'üe/tlberg , VUehlberg royal, \e- Petersberg et le Ifolkinbourg . Sur la rive gauche du Rhin, la vallée de la Moselle partage le territoire prussien en deux parties, l’une septentrionale, l’autre méridionale. Le Uundsruch,

(*) Idem, pag. 197.

L’ÜÏÜVEllS:

ramification des Vosges, couvre toutes les contrées entre la Nahe et la Moselle. Ses plus hauts sommetsatteignent 3000 pieas au-dessus du niveau de la mer. Les belles forêts qui couvrent les flancs de ces montagnes , le Sammern et plusieurs autres rivières qui arrosent ces vallées , donnent à ces contrées un aspect sauvage et pittoresque.

Vis-a-vis du Hundsruch, sur la rive gauche de la Moselle , vers la Meuse , a l’ouest, s'étend Y Eifel-Gebirge , pays montagneux, âpre, rempli de marais, coupé par les profondes vallées du Rhin et de la Moselle, et où l’on remarque les traces de plusieurs volcans éteints. Le Hohen-Aaql nasse pour le plus haut sommetde l’Eifel.Le Hohen-fVeen, ramification des Ardennes, entre la Roër et l'Ourthe, est un plateau montagneux où l’on ne rencontre que tourbières et marais.

Les forêts oui couvrent une grande partie du sol ae la monarchie sont une des plus importantes richesses du pays.

Propriétés publiques ou privées, elles sont toutes soumises à l’administration des forêts, qui veille à ce qu’elles soient toutes bien entretenues. Les provinces les plus riches èn bois sont les deux Prusses (où se trouvent le Johannisburger- tVald , la Grande -Forêt entre Labiau, Tilsit et le Pregel, et le Romintisehe- fVald ); le Brandebourg, où se trouvent les forêts qui ombragent les bords de la Spree et du Haxvel ; la Westphalie, qui renferme le Teutoburgcr- IVald elle tVrstcrivald ; la Saxe, où se rencontre le Tkuringer- H'ald. La plus grande richesse de la haute Silésie consiste aussi en bois. La principautéd’Oppen,qui a 668 lieues carrées de superlicie, n’est pour ainsi dire qu’une forêt, et l’on peut en dire autant des districts limitrophes de la Pologne.

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