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Lorsque après l’extinction de la race carlovingienne en Germanie, les Francs du Rhin , les Saxons et les Tliurin-
Î jiens durent le comte Conrad de Fri tzar, comme roi des Romains , les Bavarois refusèrent de se soumettre à son autorité et ne voulurent reconnaître que le duc Arnulph , (ils et successeur du duc Luitpolci. Aruulpli joi-
S liait à un esprit très-cultivé une force e corps surprenante. Déjà célébré par ses exploits contre les Hongrois, et parent des anciens rois, il s’efforça de justifier sa haute réputation ef la’eonfiance de ses nouveaux sujets. En 913 ii repoussa les Hongrois qui reclamaient on tribut auquel le dernier des Oirlovingiens s’etait soumis. Enfle de ce succès et soutenu par Berthold et Erkânger, administrateurs de la Souabe, le duc de Bavière affecta une entière indépendance, prit le nom de roi , et s’arrogeacertains droits régaliens, tels que celui de nommer aîix évédiés de ses F.tats. Conrad cita les trois orgueilleux seigneurs à la diète d’AItlieim (916). Berthold et Erkanger furent décapités, et Arnulph, obstiné dans sa résistance, vit bientôt le roi de Germanie faire une irruption en Bavière.
Battu dans un combat décisif, il se retira devant son antagoniste, et le vainqueur des Hongrois fut réduit a chercher un asite cher, ses anciens ennemis. Dans, son désespoir, il les excita à se. venger et les ramena en Allemagne. Lui-méme se mit à leur tête en 9ÙJ, pour livrer près d’Augsbourg une sanglante bataille à Conrad , qui reçut dans la mêlée une blessure et en mourut quelque temps après (917). Arnulph reprit aus-
sitôt Ratisbonne, s’attendant à être attaqué par le nouveau roi des Romains , Henri I", et bien résolu à se défendre jusqu'à la dernière extrémité.
En effet, Henri parut devant cette ville à la tête d’une armée ( 920 ) ; mais ii fut repoussé , et entama des négociations. Comme sou unique désir était de rattacher la Bavière a l’Allemagne, et qu’ Arnulph était un ennemi difficile à réduire , on en vint facilement à un arrangement. Arnulph et ses descendants devaient rester ducs de Bavière, en reconnaissant la suzeraineté de l’Empereur. • Non-seulement, disait Henri « dar.s le traite, je vous laisse eu pos- « session du domaine de Bavière et de « tout le Norique , mais je consens « encore que les évêques , les pré- « très, les moines et tous les ecclésias- « tiques de vos États vous soient sou- « uns , et que vous soyez le maître de « conférer les biens et les dignités de
• l'Église à qui bon vous semblera,
• pourvu que vous abdiquiez le vain « nom de roi. Je vous abandonne tout
• le reste. Que demanderez vousdavan- « tage? que pouvez - vous désirer de « plus (*) ? » Arnulph, content de ces conditions, déposa les armes et eontinua de gouverner ses provinces avec une autorité absolue, plus jaloux d'une puissance effective que d’un titre qui n'edt rien ajouté à son pouvoir. Ainsi ce fut à titie de va.-sal qu'il prit part à la guerre de Henri l'Oiseleur contre la Bohème, en 930, et qu'il assista au couronnement de l’empereur Otton !", où il remplit les fonctions de grand maréchal. Cependant il agit comme prince indépendant dans son expédition d’Italie ( 934 ), où il nomma des évêques, convoqua des synodes et fit frapper monnaie. Vaincu près de Vérone et contraint de retourner en Bavière, il y termina sa glorieuse carrière en 937. Ses lils, Eberhurd , Arnulph et Hermann lui succédèrent ; mais comme ils refusèrent de demander l'investiture à l'Empereur, celui-ci leur déclara la guerre , et , pour les punir de leur énergique résistance, il les
(*) Aveutin
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BAVIERE. 15
frappa de déchéance. La Bavière fut privée de tous ses privilèges et donnée en fief au frère d’Arnulpii, Berehtold, margrave de Wintschgau.
1*A «AVfèïlK , PROVINCE ALLEMANDE S004 T) ES 0UCS DE DlPPàliEinES MAISONS, VASSAUX.
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