DUCS DE BAVIERE
ÈBbcrtold, fljTaroii o3q— - 948
i*f, frère de HKrfipèrt'ur, Saxon. 948 — t|55 Himi ti, fr'-re du précédent, dépoté p5S — 976
Otto s ti $oiui 9*6 — 98a
Bun 111, fils de Berchlold, abdique. 98a — g85
fltvn il, rappelé. g85 — go b
Mâwti tv, bit du précédé»! (Einjtereur
depuis, tout le nom de Henri II). . 995—1004
tilMI t, du Luxembourg, déposé... 1004 — 1008
■Mal !f... 1008 — 1017
Ht* ki t, réintégré. 10!} — 10*4
Hasai ti, fila du roi, ci plut lard empereur (Henri 111) ioj4 — io4a
Ht fiat »n, do l.ntembonrg io4> — 1047
Cü*»*o ter, comte de Zulpbent, dqmh
1049 jusqu'à ton abdication.. . . ... io53
fît* xi vin, fils de l’Kinprreur (plus
tard r.oi, Henri IV) io53 — zoSS
C«* t 4B 11 , frère du précédent, enfant,
mort en. io55
ifitil, veuve de l'Empereur Henri III •t mère de Henri IV, abdique .... 1061
Otto» 11, dé Nordheitn, en Saxe, dé*
w«te i*r (Guelfe t de Sotnbe, dépoté. 1077
Gouverneurs du roi des Romains , jut-
gnVn 1096
■Wat» i*r, duc |>our la deuxième fois
jusqu'en . . vioi
W« Lt 11. .. XIOI — IIXO
Hasai ix ou le Noir, frère du précédent, abdique i!*0
Ht »*i x ou le Superbe, fils du pré*
cèdent, déposé. . 11 3g
LfoxoLn, margrave de la Bavière Arien*
taie ti jg — ti4i
precedent, cède en 11 56 le duché de Bavière, niait reçoit en fiefteinar* graviat de la Bavière orientale érigé
en duché. k 1 4 x — n56
Htvti XH, ou \e Lion , fila de Henri X,
dépoté eu ... ..... 11 7^
Ottoî» oc W itt «La ■ ac*, comte palatin
de Bavière. . ,r 1180 — n83
Louis itr, ou de Kelheim, fils du précé*
dent.. ti83 — ii3i
Otto* i/Itt-otTx* t is3i— ix5î
Comme les ducs n’étaient que de hauts fonctionnaires de l’Empire, qui, jusqu'à la On de cette période, furent nommés et destitués assez arbitrairement , les Bavarois se virent obligés de prendre continuellement part aux guerres entreprises ou soutenues par les rois des Romains. Ainsi, nous les
voyons combattre tour à tour les Hongrois et les Sarrasins , paraître en armes, tantôt en Itilie, tantôt en Saxe, pour eombattre des vassaux rebelles a l'autorité impériale. Le duché de Bavière perdit de son importance politique par la distraction de la Carinihie, dç la Francome orientale et de l’Autriche, qui furent érigées en duchés , puis par la création de l'évêché de Bamberg. Mais l’autorité de l’Empereur n’en fut pas augmentée, parce, que le pouvoir des évêques et des comtes prenait de jour en jour plus d’extension. Les comtes, qui n’étaient primitivement que des fonctionnaires amovibles et les chefs de leurs cantons {(/(tu ), rendirent leur dignité héréditaire et réunirent souvent plusieurs comtés, soit par des alliances, soit par l’investiture féodale ou par d'autres rnovens. Ainsi s’élevèrent de puissantes familles, telles que celles d’Andechs, d’Abensberg, de Vohbourg, de Bogen , d'Ortenbourg , de Leuchtenberg, de Lengenfeld, de Sulzbaeb, de Hirsrbberg, de Graishach , de VVas* serbourg. etc. Mais les Guelfes et les Wittelsbacli étaient bien supérieurs eu puissance à toutes les autres familles de la Bavière. La dignité de comte palatin était même attachée., pour ainsi dire, à cette dernière maison, qui exerçait l’autorité en l’absence du duc nommé par l'Empereur. Elle remontait à un Arnulph, second filsd’Arnulph le héros bavarois (In dixième siècle, et que sa révolte contre Otton avait réduit à la seigneurie de Scheyren. Les descendants de celui-ci portèrent le nom de comtes de Scheyren, et ensuite ceux de Kelheitn ou de Wittelsbach , empruntés à des châteaux qu’ils possédaient. Nous verrons cette illustre famille rentrer, en 1180, dans la possession du duché où elle règne encore aujourd'hui sous le titre royal.
Des maux de toute espèce affligèrent pendant plusieurs siècles la Bavière, nui ne souffrit pas moins par sa désorganisation intérieure que par l’arbitraire des Empereurs et les guerres des croisades. Anciennement les hommes libres, c'est-à-dire, les pro-
IG
L’UNIVERS
priétaires , étaient appelés à délibérer sur les affaires publiques ; à l'époque otï nous sommes parvenus, ce droit appartenait aux evéques et aux comtes, qui mettaient d'autant plus d'empressement il l'exercer, qu'ils avaient à défendre leurs propres intérêts. Mais, sous le règne de Henri IV, lorsque la lutte entre le sacerdoce et l'Empire déchira l’Allemagne, et que la Souabe et la Saxe se furent déclarées ouvertement pour le saint-siège, l'autorité impériale acheva de déchoir en Havière : on vit les évêques et les comtes guerroyer les uns contre les autres, et les plus forts écraser les plus faibles. N'ayant aucune protection a attendre du roi des Romanis ni des institutions de l’Empire, les hommes libres n’eurent d’autre ressource que de rechercher l'appui de quelque suzerain puissant , ou de se rendre tributaires , et même serfs de l'Église. Dans ces temps de désordre, il arrivait souvent que les evéques et les couvents rtaienfobiiés de prendre à leur solde, pour se éfendre, un intendant, qui était toujours un guerrier renommé. Ainsi, les violences, l’oppression, les jalousies ont ruiné en Allemagne les institutions et les règlements de l'Empire, et ont enf. nté cet isolement des intérêts que nous voyons y dominer encore.
Ce fut dans ces circonstances que Henri le Lion fut déclare déchu de son duché de Bavière (t 179) (*) , et que le comte palatin de Bavière, Otton de Wittelsnach , ami éprouvé de l’empereur Frédéric I*r, et descendant des anciens ducs, en fut investi en U80.
LES WITTKLSBACH.