III. Duché de Bavière- Munich
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(Voyez Bavirre-lngohtadt).
E»*mt >397 — 1435
(Voyez Havu re-InpnUiatli).
Aliiit lit » 4 38 — 1460
IJitN 1460 — t 4 h J
Sigismond 1460 — 1465
Albbkt iir le Sage \. 1 465 — i5u8
Albert III le Pieux , fils d’ Ernest, duc de Munich, qui avait survécu à son frère Guillaume, hérita des vertusetdes États de son père (1438). Ileut la modération de refuser la couronne de Bohême , que lui offraient les états, dégoûtés du gouvernement d’un enfant, dujeune Ladislas. Son règne s’écoula dans une paix profonde. Lorsqu'il fut avancé en âge, il remit le gouvernement, d'abord à son épouse, piiis à ses fils aînés, Jean et Sigismond. Il expira en 1460, en recommandant à ces deux princes de n’admettre aucun de leurs trois frères au partage de leur autorité. Le duc Jean II étant mort de la peste en 14G3, le troisième fils, Albert IP, ne tarda pas à saisir les rênes du gouvernement; et Sigismond, qui s'était toujours plu beaucoup moins à se mêler d'affaires, qu'a vivre agréablement à Dachau, au milieu de sa basse-cour, de ses artistes et de ses maîtresses, ne lui en sut pas mauvais gré. Albert dut à ses profondes connaissances, à sa prudence et à son éloquence le surnom de Sage, que l’histoire lui a confirmé. Les malheurs qui pouvaient résulter d'un partage, lui inspirèrent l'idée de rétablir l’unité du pouvoir. Son frère Sigismond consentit sans peine à signer, en 1407, un acte par lequel , sans formuler une abdication qui eût autorisé le quatrième frère à reclamer sa place, il transmit tout pouvoir a Albert, en se réservant la faculté de le reprendre. Mais le quatrième frère, Christophe le Robuste, ne fut pas dupe de cette disposition et voulut prendre part au gouvernement.
Albert sut faire échouer toutes ses machinations. La ligue du bouc (Bceklerbund ) , formée par la noblesse dans
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L’UNIVERS
l'intérêt du prétendant, fut. vaincue et brisée , et Cnristophe fut retenu pendant vingt mois en captivité à Munich (1472). Après bien des discussions et des sentences arbitrales, qui reculaient d’une énoque à l'autre l'entrée du prince dans la communauté du pouvoir, Christophe alla chercher ailleurs un aliment à son activité. Le 15 août 1493, il mourut à Rhodes des fatigues d’un pèlerinage à Jérusalem. Le dernier des cinq frères, Wolfgang, était un prince pacifique et doux. Il s'arrangea facilement avec Albert, et rien ne troubla plus une administration si bienfaisante pour le pays.
Depuis l’an 1479, Landshut était gouverné par le duc George le Riche.
Son règne fut marqué par une paix profonde, qui dura jusqu'à sa mort ( 1503 ); mais il avait fait, sept ans auparavant, un testament, qui causa de grands malheurs à la Bavière. Contrairement au principe admis dans la maison des Wittelsbarh, contrairement à un accord fait par lui avec Albert le Sage, pour la réunion de la basse et la haute Bavière , dans le cas où il mourrait sans postérité mâle , il désigna pour héritiers universels de son opulente succession sa lille chérie Elisabeth et son gendre et neveu Robert, troisième fils de l'électeur palatin Philippe. Le duc de Bavière- Munich et l’empereur Maximilien essayèrent en vain de s’y opposer. George s’allia à la France, à la Bohême et aux évêques d’Kicbslædt, deWurzbourg et de Bamberg , chercha à vaincre à force d'argent toutes les difficultés que son plan devait rencontrer, plaça dés troupes étrangères dans les châteaux de Landshut, Burgliausen etNeubourg, et laissa même quelques villes rendre hommage à son gendre. Après sa mort, le jeune Robert prit en effet le gouvernement, avec sa courageuse épouse, et s'empara des trésors amassés à Burgliausen par les trois derniers ducs Toutes les tentatives de conciliation laites à Augsbourg, par l’empereur Maximilien et les états , échouèrent devant les intérêts opposés des prétendants. La guerre embrasa , en 1604, toutes les parties
de la Bavière, du Palatinat, tes bords du Danube et ceux du Rhin. 'Wolfgang de Bavière-Munich, la liesse, le Wurtemberg, le Brandebourg , Deux- Ponts , la ligne de Souabe et la vi|le impériale de Nuremberg prirent le parti d’Albert et de l’Empereur. La noblesse de Bohême et quelques petits princes embrassèrent celui ae Robert.
Cette guerre fut une des plus barbares dont les annales de l’histoire d’Allemagne fassent mention* et présenta un spectacle hideux : des envahissements avec tous leurs excès; les villages assiégés, pris et détruits ; les flammes dévorant ce que le fer avait épargné.
En peu de mois, la Bavière fut ruinée. Heureusement pour elle, Robert mourut subitement au mois d'août 1504, et son épouse, ainsi que sou fils aine George, ne tardèrent pas à le suivre, de manière qu’il ne resta pour lui succéder que deux fils mineurs , Otton- Henri et Philippe , confiés à la tutelle de Frédéric, frere cadet de Robert. Le tuteur entra en négociation avec l'Empereur, et Maximilien, qui , dans tous ees événements, joua un rôle fort équivoque , cherchant toujours à se faire payer son jugement ou sa médiation, prit une première décision au sujet de la Bavière, en 1606, à la diète de Cologne. La branche de Munich devait succéder aux biens de celle de Landshut, en laissant aux fils de Robert un dédommagement pécuniaire et deux districts où se trouvaient les villes de Lauingen, Neubourg, Sul/.bach, etc., comprises depuis ce moment sous te nom de MoureaUrPatalinat. Maximilien lui-mêmes'adjtigea quelques autres districts. Lorsqu'il prononça un juge ment définitif a Constance, en 1507. il garda pour lui Sal/.bourget Passau, et (jtielques bailliages d’Autriche. Le margrave. de Brandebourg reçut Freystadt, le Wurtemberg, Heidénheim, In Hesse, Deux-Ponts et Leiningen, tout ce que Frédéric le Victorieux lui avait enlevé; enfin, la ville de Nuremberg, plusieurs châteaux et bailliages. Ingolstadt fut donné au duc Albert IV; les comtes et seigneurs qui avaient pris part à la dernière lutte, eurent des
BAVIÈRE
territoires proportionnés aux services qu’ils avaient rendus
Albert, de concert avec son frère Wolfgang, adopta alors une loi pragmatique, qui réglait, dans sa famille, la succession de mâle en mâle, et par droit de priinogéniture, en ligne directe, pour tous les pays de la Bavière. Les enfants puînés devaient être pourvus d'apanages, avec le titre de comtes. Après avoir ainsi réalisé la pensée de toute sa vie, Albert mourut en 1508, laissant la régence à Wolfgang" pendant la minorité de son fils aîné, Guillaume IV.
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