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HISTOIRE DE LA LIGNE DK RADE-DURLACH , JUSQU\ CHARLES-FRÉDÉRIC

Les princes de Bade-Durlach se préservèrent dès l’abord decet esprit de ver-

(*) Voir plus haut , le règne de Charles I", note 3.

(**) La margrave a laissé dans la construction et l'ameublement du château de la Favorite, prés de Rasladl, un monument de son goût et de sa magnificence bizarres. Dans la chapelle dépendant de ce lieu de délices, des instruments de pénitence témoignent des mortifications auxquelles, à la lin de sa vie, elle soumettait , de temps en temps , son corps , pour expier des péchés qui furent, dit-on , assez nombreux. Ajoutons que pendant sa régence elle paya de ses deniers quelques millions de dettes du pays et ramena l'ordre et l'abondance.

tige auquel s’étaientsouvent laissé aller les margraves de la branche aînée. Leur auteur Ernest obtint, suivant Indisposition ppternelle, Hochberg, Roeteln, Sausenberg et Bndenwcihr; puis, par le partage de 1533, le margraviat inférieur, savoir : les villes et bailliages de Pforzheint, Durlach , Muhlberg, Altéiistaig, Be-igheim, etc., avec uqp redevance en grains et en vin , à paver à l'autre ligne. Il établit sa résilience à Pforzheim.

Le bon margrave resta neutre dans la grande question de la réforme , et gagna l'estime de tous. Il mourut en

Son fils. Charles //, introduisit la doctrine de Luther dans ses Etats; mais, loin d'imiter les autres princes, qui, en même temps, s'approprient les richesses des couvents , il employa ces fonds «à des établissements d'utiiitc publique, au soulagement îles pauvres et à I enseignement de la jeunesse. Ce fut lui qui bâtit le rhâteau de Durlach et y transféra la résidence de la tamille. Il mourut en 1577, laissant une réputation bien méritée de sagesse et de piété. *

Ses trois fils se partagèrent ses possessions ( 1584). L’aîné, Ernest-Frédéric, prit part en 1592 aux troubles causés à Strasbourg par une élection schismatique. Il marcha au secours du prince de Brandebourg, nommé évêque par les chanoines protestants, et ses troupes commirent beaucoup d’excès en Alsace. Deux ans après, commencèrent avec son cousin , Édouard - Fortuné., les démêlés dont nous avons parlé. En dépit des opérations magiques que celui-ci faisait exécuter à deux de ses affidés, Pcstalozzi et Marco de! Fttrno , pour abréger les jours d’Ernest-Frédéric, les troupes de Durlach occupèrent le margraviat supérieur. En 1599, le margrave embrassa le calvinisme, et contraignit ses sujets a se conformer à cet exemple. Il mourut en 1604, sans laisser d’héritiers. Son second frère, Jacques lit, décéda aussi sans enfants en 1590, après s’être converti au catholicisme, pour lequel il avait éprouvé une première sympa-

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