hommes contre les Turcs et
3.000 contre les Français, auxiliaires qu’on réduirait à 2,000, si au bout de ce temps la guerre n'était pas Gnie.
Ernest-Auguste promit encore pour sa part le payement de 600,000 rixthalers. Le même jour, une alliance perpétuelle fut conclue entre les maisons
(*) Pour expliquer comment Léopold a pu se résoudre à introduire dans le collège des électeur* un quatrième prince protestant, on allègue la corruption. Ce moyen fut employé, on n'en doute pas, auprès des ministres d’Autriche et de Saxe; mais il ne devait pas suffire. Lecélèbre Rusching, dans son Hist. mag. (vol. VIII, p. <8i), a publié, en 1774 , une pièce qiri jette un grand jour sur cette intrigue. Otton de Grote proposa au feld-marécbal Scboming, qui gouvernait Jean -George IV, électeur de Saxe, la formation d’un tiers parti dans l'Empire, parti neutre entre 1a France et l'Autriche , et qui , renforcé par l’accession de plusieurs maisons protestantes, obligerait les deux puissances à faire ia paix. Le vaniteux feld-iuarèchal goûta ce projet, et le fit adopter par son ministre. Des négociations furent entamées pour la formation d’une ligue. Elles n’étaient que simulées de la part de Grote, qui, muni de pièces suffisantes pour prouver f existence du plan, se rendit à Vienne et le révéla h l'Empereur, en lui persuadant que le meilleur moyen de traverser ce projet c’était de conclnrc avec la maison de Hriinswirk une union étroite dont la dignité électorale serait le prix.
L’UNIVERS
d'Autriche et de Hanovre. La communication de cette nouvelle création fut faite aux électeurs le 27 mai 1692.
Mayence , la Saxe et la Bavière tirent des remontrances; Trêves, le Palatinat et Cologne protestèrent , alléguant qu’une pareille innovation était une violation manifeste de la bulle d'or.
Mais ce fut surtout le Wurtemberg et Antoine -Ulrich de Wolfenbuttei qui opposèrent une vive résistance. A Ratisbonne (février 1693), les princes héréditaires non* électeurs voulaient déclarer la nomination nulle et non avenue. Pour prévenir l'orage qui se farinait (*) , l’Empereur fut obligé de consentir à ajourner encore l’investiture ; de sorte qu’Ernest - Auguste n’eut pas la satisfaction de la recevoir avant de mourir. Il expira en 1698, laissant, outre son successeur et plusieurs autres 01s, une fille mariée à Frédéric III, électeur de Brandebourg.